La critique d'Evene.fr par Mikaël Demets. Simon Hureau installe, dès les premières pages, un décor désertique oppressant, qui étale une emprise de plus en plus malsaine sur les personnages au fur et à mesure que les 200 pages de ce roman graphique défilent. Un de ces villages aux commerces fermés à cause du nouveau supermarché, au bourg vidé par l'exode rural, traversé par une autoroute. Des vieux aigris, des rumeurs lancinantes, des mystérieuses histoires jamais résolues, le cadre est planté. Personne ne s'arrête ici. Pire: grâce à son idée de faire parler les villageois sans les montrer, Hureau nous donne l'impression que personne ne vit ici. Au mieux, on y meurt.De ce décor glauque et absolument déprimant émergent des personnages tout aussi pessimistes. Des jeunes qui s'ennuient, tournent en rond, s'enfoncent dans cet univers étouffant. Cet ennui laisse petit à petit place à un sentiment menaçant, la violence remplace l'ennui, la haine l'espoir. Tout doit disparaître, le titre ne laisse pas l'ombre d'un doute: l'histoire va mal finir. L'intrigue se laisse submerger par la noirceur ambiante pour finalement accoucher d'un monstre, un épilogue terrible, frappant, effrayant. En choisissant de limiter ses couleurs non pas seulement au noir et blanc mais aussi à un rose fluctuant, plus ou moins pâle, l'auteur installe une atmosphère graphique unique qui, alliée à une narration parfaitement menée, décuple la tension de la montée en puissance du récit, mêlant pessimisme social et intrigue désespérée avec une noirceur dévorante. Avec cet album, Simon Hureau passe du statut de jeune auteur prometteur à celui de vrai talent du 9e art: la qualité de son travail est en tous points admirable. Et terrifiante.La note evene: 5/5 --http://www.evene.fr/livres/livre/simon-hureau-tout-doit-disparaitre-24428.php
Nombre de pages
207
Date de parution
09/11/2006
Poids
940g
Largeur
206mm
Plus d'informations
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EAN
9782754800822
Titre
Tout doit disparaître
Auteur
Hureau Simon
Editeur
FUTUROPOLIS
Largeur
206
Poids
940
Date de parution
20061109
Nombre de pages
207,00 €
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Suite au décès de son grand-père adoré, Martial découvre sans le vouloir un bien curieux « héritage »: une valise bourrée de vieilles clés à remettre à un certain Félix Larose et une boîte remplie de lettres d'amour rédigées par un certaine Georgette Blizard résidant à Magnat l'Etrange. Mis à la porte par sa compagne et passablement désoeuvré, Martial met le cap sur ce petit village de la Creuse où il espère retrouver non seulement Georgette mais également Félix. Une bourgade rurale comme tant d'autres si ce n'est que sa population semble toute entière hostile à l'un d'entre eux, récemment sévèrement passé à tabac. En outre, depuis quelque temps, la présence de Chyroptera mutantes (race de chauves souris) a été notée dans les parages, non loin de l'ancien camp militaire de La Courtine. Ce phénomène difficilement explicable attise la paranoïa des autochtones et attire une poignée de journalistes et? de chasseurs de vampires? Inutile de préciser que l'arrivée de Martial et les explications de ses motivations toutes personnelles laissent songeurs les habitants du village?
Résumé : Créé à l'initiative du festival de bande dessinée et de musique "Les Courants" à Amboise et Saint-Ouen-les-vignes, Au gré des courants rassemble plus d'une centaine de dessins croqués à Amboise et ses environs. Divisé en quatre parties distinctes (Amboise, Le Clos Lucé, Saint-Ouen-les-vignes et l'Ile d'Or) ce carnet de pérégrination permet de découvrir - ou redécouvrir - ces lieux, leurs trésors cachés et un peu de ce qui fait leur âme.
Simon Hureau aime les chemins de traverse... Lors de ses périples, le bougre reste rarement sur les itinéraires touristiques : il aime s'échapper, carnet en main, pour voir ce qui se cache derrière le décor, le mode de vie des personnes demeurant là ainsi que mille détails drôles ou sordides qui échappent généralement aux yeux de ses congénères. Absorbé par ce qu'il observe, il ne peut éviter certaines galères, le plus souvent amusantes pour le lecteur, comme cette fois où il est entré par inadvertance dans un terrain militaire et s'est retrouvé arrêté, son carnet de dessin confisqué ! La série Mille Parages devrait accueillir trois recueils de récits de voyage : l'un sur la Chine, l'autre sur l'Indonésie et, pour commencer, une compilation de périples effectués "ici et ailleurs", certains sous les tropiques et d'autres tout près de chez lui en Touraine...
A l'approche de la trentaine, Claudia est en passe de se faire un nom, ou plutôt un prénom, sur la scène gastronomique londonienne. Son restaurant, l'Alley, reçoit les honneurs de la presse et elle a décidé de participer au prochain concours du " Chef pro de l'année". Tout cela, alors qu'elle tente de se débarrasser de l'ombre de son célèbre père cuisinier. Après Breakwater, Katriona Chapman donne de nouveau vie à une galerie de personnages bien campés, dont la chef Claudia, sa meilleure amie et associée Lisa, et Ben, un jeune barman, et restitue b merveille l'atmosphère trépidante et sous tension d'un restaurant Livre choral, Arrière-cuisine offre une tranche de vie sensible et touchante.
Le rock'n'roll, ça reste encore et toujours ma réserve d'énergie" Baru La preuve par la bande dessinée. Sept récits indépendants, qui se répondent pourtant, comme autant de guitares électriques jouées par les plus grands. Hop, bande-annonce : Le 17 octobre 1966, les vieux du Comité des fêtes de Villerupt (le bled de Baru ado) n'ont pas pu faire venir Johnny Hallyday, alors ils se sont rabattus sur un jeune type, inconnu au bataillon. Comment c'est, son nom, déjà ? Ah oui, Jimi Hendrix... Hey Joe ! Ton Up Boy, c'est quoi, ça ? Un rocker qui faisait le "ton", c'est-à-dire qui arrivait à pousser sa moto au-delà des 100 miles à l'heure, soit 160 km/h, dans la circulation merdique de Londres, entre Chelsea Bridge et l'Ace Cafe, la Mecque des rockers... Le Daily Mirror de l'époque appelait ça le "Suicide Club"... Rater les Rolling Stones en concert une fois, quand on est fan, passe encore, mais trois mais quatre ? Comment est-ce possible ? C'est possible. Quel con ! A Beyrouth, à la fin des années 8o, en pleine guerre du Liban, les Rolling Stones, encore eux, ont sauvé les poules du vieux Mustapha. Satisfaction ! Et aussi : Fever, For your love, Skaï... Rock, rock, rock ! Après le succès de Bella ciao, voici le grand retour de Baru, Grand Prix d'Angoulême 2010, pour ces deux tomes sur le rock'n'roll, mêlant histoires vécues et fictions (tome 1), témoignages et autobiographie (tome 2 en 2027).
Résumé : Doit-on courber l'échine pour continuer à exercer son art ? En 1936, le général Ioánnis Metaxás prend le pouvoir, instaure la dictature et met en place la censure. Sont interdites toutes les chansons qui emploient des gammes orientales, les rebetikas, jugées subversives. La police saccage les cafés, détruit les instruments, casse les doigts des musiciens qui continuent de jouer cette musique. Katina est tenancière d'un café qui accueille des musiciens de Rébétiko et leurs deux chanteuses, Bèba et Marika. La question qu'elle leur pose est simple en apparence : soit ils acceptent de changer de registre, d'abandonner leurs instruments traditionnels pour continuer à jouer ensemble et gagner leur vie, soit ils refusent et ils se retrouvent tous au chômage ou condamnés à prendre un autre travail. Comme le dit l'un d'entre eux : "Nous avons le malheur de n'être que ce que nous sommes, dans un monde qui ne veut plus de ce que nous sommes". Rébétissa est la suite de Rébétiko, l'ouvrage qui a fait connaître David Prudhomme. Encensé par la presse et les libraires, multiprimé à Angoulême et ailleurs, Rébétiko a marqué l'histoire de la bande dessinée dès sa sortie en 2009. Avec Rébétissa, David Prudhomme signe une oeuvre majeure sur le besoin de continuer à vivre sa passion quand on vous l'interdit.
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