La nouvelle revue de l'adaptation et de la scolarisation N° 56, Janvier 2012 : Adolescence et décroc
Hugon Marie-Anne ; Toubert-Duffort Danièle
CHAMP SOCIAL
18,00 €
Sur commande en 4-6 jours
EAN :9782912489968
Les parcours et les caractéristiques individuelles des élèves décrocheurs sont aujourd'hui bien renseignés dans la littérature. L'objet de ce dossier est d'aborder le décrochage sous un autre angle : à partir de la professionnalité de ceux qui tentent sur le terrain de prévenir ce phénomène et d'y répondre et à partir de l'analyse des stratégies institutionnelles et pédagogiques de prévention et de remédiation effectivement à l'oeuvre. La question des parcours de décrocheurs, de raccrocheurs ou même de résistants au décrochage n'est pas discutée sous l'angle individuel ou clinique, mais réintégrée dans la perspective plus large du climat scolaire. Quelles conditions de fonctionnement pédagogique et institutionnel faut-il réunir pour que la question du décrochage ne se pose pas ? Comment réaliser un continuum d'accessibilité pédagogique dans lequel les réponses adaptées aux besoins éducatifs particuliers des élèves s'inscrivent dans une logique inclusive et non plus discriminante ? Comment travailler auprès de jeunes en risque de décrochage ou ayant été déscolarisés ...
Nombre de pages
300
Date de parution
05/04/2012
Poids
500g
Largeur
160mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782912489968
Titre
La nouvelle revue de l'adaptation et de la scolarisation N° 56, Janvier 2012 : Adolescence et décroc
Auteur
Hugon Marie-Anne ; Toubert-Duffort Danièle
Editeur
CHAMP SOCIAL
Largeur
160
Poids
500
Date de parution
20120405
Nombre de pages
300,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
De quoi parlons-nous lorsque nous abordons la diversité en éducation? Comment prendre en compte dans l'éducation les diversités culturelles, sociales et de sexe? La diversité est une notion floue. Dans la plupart des pays européens, les responsables de l'éducation l'envisagent comme un problème à résoudre sinon à résorber. C'est une tout autre approche qui est défendue par les partenaires du projet EDE "Eduquer par la diversité en Europe", initié par la Fédération des Aroéven avec le soutien de la Commission Européenne (DG EAC). Au cours de cette recherche-action, des expérimentations scolaires et éducatives ont été conduites pendant trois ans dans huit Etats européens. Les résultats obtenus démontrent que la diversité des origines sociales et culturelles et la diversité de sexe des élèves et des jeunes sont des ressources pour l'éducation. Faire le choix d'une approche ouverte de la diversité comprise comme multiplicité et non comme différence, demande une transformation profonde des pratiques professionnelles des adultes.
Cet ouvrage est le premier volume d'une sélection de travaux présentés en 2011, à l'université de Paris Ouest Nanterre la Défense, lors d'un colloque de l'AECSE rassemblant des chercheurs et des praticiens de terrain autour du thème de la crise en éducation. Les travaux exposés ici portent sur des pratiques innovantes dans la classe et hors de la classe, pour la plupart d'entre elles initiées par des équipes enseignantes. Les auteurs soutiennent que les épreuves que connaît l'école (violence, difficultés pédagogiques et didactiques, décrochage...) sont aussi des occasions de renouvellement et de reconfiguration pour les acteurs et l'institution. La crise déclencherait et faciliterait la conception et la mise en oeuvre d'expérimentations, libérant les potentialités créatives des enseignants et redonnant sens au métier. L'introduction de l'ouvrage fait le point sur le concept de crise à l'école, sa relation à l'innovation, au métier d'enseignant et à la recherche en éducation. Puis, des études de terrain analysent des dispositifs originaux, en France et à l'étranger, conçus et animés par des enseignants pour répondre aux problèmes rencontrés dans leur exercice professionnel. Plusieurs articles concernent des actions de lutte contre le décrochage scolaire. Elles sont présentées dans la première partie. Les contributions rassemblées dans la deuxième partie montrent comment, à travers ces nouveaux dispositifs, les enseignants inventent des modalités de travail et un rapport au métier préfigurant peut-être sa mutation. La troisième partie explore des initiatives portant sur des objets de savoir en débat actuellement et sur des modalités émergentes d'accès au savoir, notamment l'usage des nouvelles technologies. A travers ces exemples et comme la postface y invite à la lumière de recherches anglo-saxonnes, le lecteur pourra identifier les conditions pour "une transformation à bas bruit" de l'école.
Les échanges oraux entre apprenants au sein de travaux de groupes suscitent depuis longtemps l'intérêt des pédagogues et des chercheurs en sciences humaines intéressés par les apprentissages, en particulier à l'école. En France, les recherches sur les interactions dans les groupes d'apprentissage ont été le plus souvent conduites de façon dispersée. L'objet de cet ouvrage est de confronter les démarches et les modèles d'analyse des différentes disciplines pour mieux comprendre les dynamiques d'apprentissages qui se développent (ou non) au sein de travaux de groupes. Il s'agit d'identifier les paramètres affectifs, cognitifs, linguistiques, organisationnels, didactiques et pédagogiques favorisant ces apprentissages.Cet ouvrage s'adresse à la communauté scientifique mais se veut également une contribution à la réflexion des formateurs et des enseignants.
Mazereau Philippe ; Leboiteux Dominique ; Rose Pie
Il est intéressant de se décentrer de la phobie comme entité clinique pathologique pour l'aborder sous l'angle des capacités empathiques de l'environnement, c'est-à-dire des réponses à des besoins. La phobie scolaire est un processus plus complexe que les autres phobies (de situation) par la diversité de ses manifestations. La question de la non adhésion de certains enfants aux normes sociales, celle d'une inadaptation à la règle ou à la loi ou encore celle du refus de l'école, lié ou non à des faits de harcèlement, méritent d'être posées, au-delà de la définition psychopathologique classique. C'est pourquoi il est intéressant de se décentrer de la phobie comme entité clinique pathologique pour l'aborder sous l'angle des capacités empathiques de l'environnement, c'est-à-dire des réponses à des besoins singuliers, qui peuvent, par exemple, prendre la forme de l'aménagement des modalités d'accueil à l'école, au collège, au lycée. Si l'enfant ou l'adolescent éprouve des difficultés à construire le lien avec l'autre, la mise en œuvre d'adaptations, dans le cadre scolaire, permettant une meilleure adéquation entre la demande de l'école et lui-même peut contribuer à résoudre le problème et à surmonter la crise.