De quoi parlons-nous lorsque nous abordons la diversité en éducation? Comment prendre en compte dans l'éducation les diversités culturelles, sociales et de sexe? La diversité est une notion floue. Dans la plupart des pays européens, les responsables de l'éducation l'envisagent comme un problème à résoudre sinon à résorber. C'est une tout autre approche qui est défendue par les partenaires du projet EDE "Eduquer par la diversité en Europe", initié par la Fédération des Aroéven avec le soutien de la Commission Européenne (DG EAC). Au cours de cette recherche-action, des expérimentations scolaires et éducatives ont été conduites pendant trois ans dans huit Etats européens. Les résultats obtenus démontrent que la diversité des origines sociales et culturelles et la diversité de sexe des élèves et des jeunes sont des ressources pour l'éducation. Faire le choix d'une approche ouverte de la diversité comprise comme multiplicité et non comme différence, demande une transformation profonde des pratiques professionnelles des adultes.
Nombre de pages
277
Date de parution
31/05/2010
Poids
340g
Largeur
135mm
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EAN
9782296116863
Titre
Eduquer par la diversité en Europe. Expérimentations croisées dans huit pays d'Europe
Cet ouvrage est le premier volume d'une sélection de travaux présentés en 2011, à l'université de Paris Ouest Nanterre la Défense, lors d'un colloque de l'AECSE rassemblant des chercheurs et des praticiens de terrain autour du thème de la crise en éducation. Les travaux exposés ici portent sur des pratiques innovantes dans la classe et hors de la classe, pour la plupart d'entre elles initiées par des équipes enseignantes. Les auteurs soutiennent que les épreuves que connaît l'école (violence, difficultés pédagogiques et didactiques, décrochage...) sont aussi des occasions de renouvellement et de reconfiguration pour les acteurs et l'institution. La crise déclencherait et faciliterait la conception et la mise en oeuvre d'expérimentations, libérant les potentialités créatives des enseignants et redonnant sens au métier. L'introduction de l'ouvrage fait le point sur le concept de crise à l'école, sa relation à l'innovation, au métier d'enseignant et à la recherche en éducation. Puis, des études de terrain analysent des dispositifs originaux, en France et à l'étranger, conçus et animés par des enseignants pour répondre aux problèmes rencontrés dans leur exercice professionnel. Plusieurs articles concernent des actions de lutte contre le décrochage scolaire. Elles sont présentées dans la première partie. Les contributions rassemblées dans la deuxième partie montrent comment, à travers ces nouveaux dispositifs, les enseignants inventent des modalités de travail et un rapport au métier préfigurant peut-être sa mutation. La troisième partie explore des initiatives portant sur des objets de savoir en débat actuellement et sur des modalités émergentes d'accès au savoir, notamment l'usage des nouvelles technologies. A travers ces exemples et comme la postface y invite à la lumière de recherches anglo-saxonnes, le lecteur pourra identifier les conditions pour "une transformation à bas bruit" de l'école.
Les parcours et les caractéristiques individuelles des élèves décrocheurs sont aujourd'hui bien renseignés dans la littérature. L'objet de ce dossier est d'aborder le décrochage sous un autre angle : à partir de la professionnalité de ceux qui tentent sur le terrain de prévenir ce phénomène et d'y répondre et à partir de l'analyse des stratégies institutionnelles et pédagogiques de prévention et de remédiation effectivement à l'oeuvre. La question des parcours de décrocheurs, de raccrocheurs ou même de résistants au décrochage n'est pas discutée sous l'angle individuel ou clinique, mais réintégrée dans la perspective plus large du climat scolaire. Quelles conditions de fonctionnement pédagogique et institutionnel faut-il réunir pour que la question du décrochage ne se pose pas ? Comment réaliser un continuum d'accessibilité pédagogique dans lequel les réponses adaptées aux besoins éducatifs particuliers des élèves s'inscrivent dans une logique inclusive et non plus discriminante ? Comment travailler auprès de jeunes en risque de décrochage ou ayant été déscolarisés ...
Les échanges oraux entre apprenants au sein de travaux de groupes suscitent depuis longtemps l'intérêt des pédagogues et des chercheurs en sciences humaines intéressés par les apprentissages, en particulier à l'école. En France, les recherches sur les interactions dans les groupes d'apprentissage ont été le plus souvent conduites de façon dispersée. L'objet de cet ouvrage est de confronter les démarches et les modèles d'analyse des différentes disciplines pour mieux comprendre les dynamiques d'apprentissages qui se développent (ou non) au sein de travaux de groupes. Il s'agit d'identifier les paramètres affectifs, cognitifs, linguistiques, organisationnels, didactiques et pédagogiques favorisant ces apprentissages.Cet ouvrage s'adresse à la communauté scientifique mais se veut également une contribution à la réflexion des formateurs et des enseignants.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...