Revue de presse Intrigante couverture que celle de ce Ya San. Un manhua, en noir et blanc, un auteur réputé pour son sens de la révolte et un jeune dessinateur très talentueux pour l'assister, voila qui promet. Plongée dans un monde brumeux et rempli de mystères au programme. Beaucoup de mystères, un peu trop de mystères... Quoi que...Ya San est un adolescent vivant dans un village de pêcheurs devenu le refuge d'une population abandonnée par le gouvernement dans un monde où seuls les riches parviennent à vivre décemment. Notre jeune homme a toutefois une particularité ou, plutôt, une maladie peu commune: il supporte très mal la lumière du soleil. Il est donc contraint de passer la plupart de son temps chez lui, à l'abri des rayons de celui-ci. Tout ce passe relativement bien, jusqu'au jour où une série de morts étranges décime la population du village. Ya San, victime de rêves étranges, décide de mener l'enquête...Dès les premières pages, deux choses retiennent notre attention. La première étant le style graphique de Wei Huang Jia. Contrairement à ce que l'on a droit habituellement avec les manhuas, celui-ci est intégralement en noir et blanc, et l'on comprend rapidement pourquoi. Le travail du dessinateur n'est pas sans rappeler celui de Q-Hayashida sur Dorohedoro, en un peu moins barré. Il adopte un style crayonné du plus bel effet dans lequel la couleur n'aurait vraiment pas eu sa place. Sombre, expressif, jouant entre différents styles. Tantôt proche du genre horrifique, tantôt beaucoup plus poétique. Créant des décors d'une froideur totale, des personnages à l'allure spectrale. Mais avec une constante cependant, des pages chargées mais toujours lisibles et d'une qualité impressionnante pour ce qui peut encore s'apparenter à un débutant dans le métier. Et, une chose est certaine, les dessins contribuent grandement à donner à l'œuvre son indescriptible atmosphère qui n'est autre que son principal atout.La seconde particularité du titre est sa narration. On se trouve en effet plus face à un roman illustré qu'à une véritable bande dessinée dans le sens où, en finalité, il n'y a que très peu de dialogues et c'est le narrateur qui est le plus présent. Un choix qui peut perturber au début, surtout de part la succession très hachée de scènes sans véritable rapport entre elles dans la première partie du manhua, mais qui s'impose petit à petit comme une évidence au fur et à mesure que l'on progresse dans la lecture. Et il en va de même pour l'intérêt que l'on porte au titre. Dans un premier temps sceptique, on s'aventure graduellement et de plus en plus profondément dans un monde à la fois glauque, inquiétant, par moment malsain mais dans lequel on ne trouvera finalement que très peu de réponses. La scénariste dépeint une société à la dérive, dans laquelle la plus grande partie de la population vie dans des bidons-villes, et où les plus riches se renferment dans de gigantesques palaces tout en jouant sans gène aucune avec la vie de ceux qu'ils considèrent comme inférieurs.C'est ce qu'on pourra reprocher à Ya San une fois la lecture terminée. Son côté un peu trop ouvert. Chacun pourra se faire sa propre interprétation de l'histoire et des enseignements à en tirer. C'est probablement une bonne chose, mais l'on ne peut néanmoins nier que l'on reste un poil sur sa faim. La légende des insectes à l'imperméable est par exemple très intéressante mais reste assez nébuleuse. Et ce côté trouble se ressent aussi au niveau des personnages. Si ce n'est pas le cas du principal protagoniste, nombre d'entre eux restent des inconnus pour le lecteur, pratiquement aucune information n'étant donnée à leur sujet. Être un peu plus explicite par moment n'aurait sans doute pas fait de mal à Bang Wang, mais cela ne veut pas dire pour autant que l'on est frustré une fois le livre refermé. Simplement, on en ressort avec une légère pointe de déception compte tenu du fait que l'intensité du titre est allée en montant pour finalement finir un peu à plat. Rallonger le tout de quelques dizaines de pages n'aurait été que bénéfique.Au niveau de l'édition, il n'y a rien à redire. Kana fournit du bon boulot et l'on appréciera notamment les annotations nous expliquant comment se prononcent les noms en chinois. Une bonne initiative.Bien que certains risquent de trouver le final quelque peu décevant et que d'autres seront surement rebuté par la narration atypique du titre, Ya San reste un manhua à découvrir malgré son accessibilité réduite, ne serait-ce justement que pour son style unique, les superbes illustrations de Wei Huang Jia, et la réflexion libre d'interprétation sur l'humanité qu'il contient. Shaeden (Critique de www.manga-news.com)
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Nombre de pages
120
Date de parution
22/11/2007
Poids
225g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782505001881
Titre
Ya San
ISBN
250500188X
Auteur
Huang Jia Wei ; Wang Ban
Editeur
KANA
Largeur
150
Poids
225
Date de parution
20071122
Nombre de pages
120,00 €
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Jean-David MorvanJe suis né à Reims le 28 novembre 1969, j'ai habité pendant 9 ans à Versailles avant de revenir à Reims.C'est à BDBulle, la librairie de la femme de Sokal ("L'inspecteur Canardo") que j'ai découvert toute la BD dite adulte en cherchant la suite de "Métro Cassiopée, direction Châtelet" dans la série Valérian. J'avis 11 ans et j'achetais "La terre de la bombe", "L'Indien Français", "Les innommables", "Bastos et Zakousky", "Comanche", "L'incal", "Thorgal" et surtout le magazine "Gomme" (mon premier dessin publié dans le courrier des lecteurs).C'était le début de l'ère Glénat, à l'époque, ils ne sortaient qu'une BD par mois. J'ai redoublé ma quatrième et raté mon bac une fois. Heureusement, comme je suis de la fin de l'année, on avait l'impression que je n'avais qu'un an de retard. J'avais alors un peu peur de filles et dans le fond, je ne m'intéressais qu'à la BD. Mardi donc...En quatrième, j'ai rencontré Christian Lerolle, un des deux Color Twins, en deuxième terminale F Guréghian, l'autre moitié du duo.En seconde: Sylvain Savoia. Ensemble, on a commencé à collaborer à un fanzine qui s'appelait "Hors Gabarit". On a vite monopolisé les pages, ce fut une bonne formation. Là, j'ai rencontré un certain Yann Le Gall avec lequel nous avons inventé la base de Zorn et Dirna dont le premier tome vient de paraître chez Soleil. Et dans le fanzine concurrent sévissait un certain Jab Jab Whamo. Ensemble, et pour rigoler, on a fait 120 pages d'un crossover entre Batman et Wolverine qui se passait après le Dark Knight. Tout ça a dû finir à la poubelle...Je suis parti en 1989 à l'école de Saint-Luc à Bruxelles (avec presque tout ce monde-là-là) dans le but d'apprendre le métier de dessinateur mais c'est là que j'ai arrêté de dessiner. J'ai surtout appris à sécher les cours mais aussi à parler avec des professionnels qu'une certaine Éliane qui tenait Forbidden World nous a fait rencontrer (Riff Reb's, Bodart, Th Robin, Qwack etc)...
C'est à BDBulle, la librairie de la femme de Sokal que Jean David Morvan découvre toute la BD dite adulte en cherchant la suite de Métro Cassiopée direction Châtelet dans la série Valérian. Il a 11 ans et repart avec La terre de la bombe, L'Indien Français, Les Innommables, Bastos et Zakousky, Comanche, L'Incal, Thorgal et surtout le magazine Gomme. Il redouble sa quatrième, il rencontre alors Christian Lerolle, un des deux Color Twins, et lors de sa seconde terminale Frank Guréghian, l'autre moitié du duo. Il commence à collaborer à un fanzine, Hors Gabarit, avec un copain croisé en classe de seconde, Sylvain Savoia. En 1989, Jean David Morvan intègre l'école Saint-Luc de Bruxelles pour apprendre le métier de dessinateur. Dès lors, il arrête de dessiner, et fréquente la librairie Forbidden Zone où il croise de nombreux professionnels de la BD et découvre comics et mangas. Au festival de Villeneuve d'Asc, il s'improvise scénariste pour ses copains, et, à sa grande surprise Reflets Perdus présenté avec Savoia est accepté par les éditions Zenda. L'année suivante, il passe le concours des Beaux-Arts d'où il est "viré pour non-assistance aux cours". Premier album et service militaire en poche, le chemin reste semé d'embûches... Alors que Zenda est racheté par Glénat, Akira arrive en France avec fracas et succès. Morvan propose alors Nomad avec Savoia. Le dessinateur lui présente Buchet qui s'attèle au design. Dans la foulée, son éditeur lui présente Trantkat et HK voit le jour. Pendant un an, la farandole des projets refusés continue jusqu'au jour où Guy Delcourt accepte Sillage. Les anciens projets reprennent vie: 7 secondes avec Parel, Zorn et Dirna en compagnie de Bessadi et Trannoy (Soleil)? Dans le même temps, il réalise avec Munuera des histoires courtes du très hautain Sir Pyle. Suivent des projets plus récents, tels que Le cycle de Tschaï avec Li-An, adaptation d'une série de romans de Jack Vance, La Mandiguerre avec Tamiazzo, Continuum avec Ponce, ou encore Jolin la teigne en compagnie de Ruben. Scénariste boulimique, Morvan n'arrête pas d'imaginer?
« Ce premier tome est une invitation au voyage, un dessinateur de talent qui offre un dessin magnifique et dense aux accents asiatiques. » --Métro« Vous l'avez compris, on ne s'embête pas un seul instant dans ce récit servi par un dessin riche, déroutant au premier abord avant de devenir fascinant. Ce Zaya là vous donnera vraiment du plaisir, celui de la lecture et de la découverte. » --Le Parisien.fr« Son dessin aux perspectives vertigineuses et aus décors hyper détaillés donne une personnalité baroque à l'ensemble rappelant Nihei ou Terada » --Coyote Mag
Extrait JEAN-DAVID MORVAN Scénariste incontournable de la bande dessinée et spécialiste du Japon, JEAN-DAVID MORVAN a signé de très nombreux albums dans des genres très divers. Parmi elles, ont peut notamment citer : la saga Sillage, la reprise de Spirou et Fantasio avec Munuera, Mon année avec Tanigushi, Le Cycle de Tschaï, HK avec Kevin Hérault, ou encore ses collaborations avec Marvel. HUANG JIAWEI Diplômé des Beaux-arts de Canton en Chine, HUANG JIAWEI est spécialisé dans le dessin de manhua. Ya San fut sa première oeuvre publiée en France, et il travaille à présent avec Jean-David Morvan sur la série Zaya.
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