REGARDS SUR LA LECTURE EN FRANCE. Bilan des recherches sociologiques
Horellou-Lafarge Chantal ; Segré Monique
L'HARMATTAN
38,00 €
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EAN :9782738445223
Le présent travail, sérieux et pertinent, de plus agréable à lire, effectué par Chantal Horellou-Lafarge et Monique Segré propose un bilan critique et commenté des travaux sociologiques (avec des incursions dans les travaux historiques) sur la lecture contemporaine, envisagée du côté des récepteurs du message, afin de mettre en évidence les points forts, et surtout de recenser des interrogations qui pourraient servir de point de départ à de nouvelles recherches. Ce vaste travail riche de remarques perspicaces et de suggestions constructives est accompagné d'une abondante bibliographie. Il s'adresse tant aux chercheurs, enseignants et étudiants qu'aux professionnels de la culture. Les auteurs ont distingué des recherches sur les pratiques de la lecture, sur l'appropriation du texte par le lecteur, sur l'illettrisme comme débat social, sur les bibliothèques, sur les librairies. On se demande donc qui lit, comment on lit, qui est exclu de la lecture, et où se noue le rapport entre l'offre et la demande de livres, à mi-chemin du marché et de l'intervention publique. L'ensemble est une exploration de ce que Pierre Bourdieu appelle " champ de consommation " du bien culturel ou littéraire. Au-delà, la lecture pourrait être un exemple de fait social total, mettant en branle la totalité de la société, de l'économique au symbolique.
Nombre de pages
415
Date de parution
30/10/1996
Poids
500g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738445223
Titre
REGARDS SUR LA LECTURE EN FRANCE. Bilan des recherches sociologiques
ISBN
2738445225
Auteur
Horellou-Lafarge Chantal ; Segré Monique
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
500
Date de parution
19961030
Nombre de pages
415,00 €
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Face à la ville, à l'hôpital, à la prison, au service public en général, qui sommes-nous ? Encore des usagers ? Déjà des consommateurs ? Toujours des citoyens ... La diffusion de la rationalité marchande dans tous les domaines de la vie sociale ne peut manquer d'avoir des conséquences sur les comportements de la Nation et sur ceux des individus qui la constituent. Economistes, juriste, historiens, sociologues entament dans cet ouvrage un échange fructueux nous éclairant sur la naissance, l'évolution et l'avenir probable de ces différentes formes possibles de socialisation.
A partir de l'étude de textes issus de la pensée philosophique, économique et sociologique, cet ouvrage analyse la genèse, l'épanouissement, la remise en question de l'idéologie de marché en tant que modèle idéal de rapport social. Les échanges marchands considérés dans un premier temps comme un acte social simple, se sont peu à peu développés entre les hommes et les pays pour devenir un concept auquel ont été associées des notions corollaires comme l'argent, le profit, l'individu, la démocratie. Ce concept créé par la société a lui-même contribué à la formation de celle-ci. Lorsque la forme des rapports marchands est devenue modèle dominant de la forme des rapports sociaux, la collectivité humaine est passée de l'état de communauté à l'état de société.
Longtemps contrôlée par l'Église, l'État, la lecture est-elle devenue, en ce début de siècle, une activité libérée de toute contrainte malgré les lois du marché ? Les goûts, les manières de lire, les modes d'interprétation des textes n'obéissent-ils pas, de façon subtile, à de nouvelles formes d'imposition ...
Les techniques de fabrication et de diffusion de l'écrit, l'expansion progressive de l'activité de lecture caractérisent les siècles passés. Le XXe siècle connaît le foisonnement et la diversité des écrits. Aujourd'hui, le livre, longtemps support unique de la lecture, est concurrencé par d'autres formes d'imprimés (revues, magazines, journaux) et par la lecture sur écran, destinés à des publics variés et portant sur des contenus de tous genres. Généralisée, la pratique de la lecture s'est aussi profondément modifiée. Elle s'est diversifiée et fragmentée, sa signification n'est pas la même pour tous les lecteurs. Elle varie notamment selon leur appartenance sexuelle, leur milieu social et leur niveau d'instruction. Longtemps contrôlée par l'Eglise ou l'Etat, est-elle devenue, en ce début du XXIe siècle, une activité libérée de toute contrainte malgré les lois du marché? Les goûts, les manières de lire, les modes d'interprétation des textes n'obéissent-ils pas, de façon
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...