A force de se traîner dans la nuit, on tombera un jour sur des fantômes ". La culture vietnamienne regorge ainsi de locutions et de situations évocatrices, drôles ou simplement de bons sens. Ici, les citrouilles se moquent des courgettes, et ces dernières le leur rendent bien. Là, le perroquet mange le maïs, mais c'est la perruche qui est accusée. Partout, les situations les plus iconoclastes voisinent avec la logique la plus implacable. Au Vietnam, si l'usage des proverbes est considéré comme savant, le peuple a pour lui les dictons et les chansons, et certaines d'entre elles sont considérées comme faisant partie des plus beaux morceaux de la littérature. Dans ce recueil surprenant par son exhaustivité et sa diversité, Vân Hoà a compilé près de mille proverbes et chansons populaires et nous propose une voie originale pour nous plonger au c'ur d'une culture qui a su préserver toute son originalité.
Nombre de pages
190
Date de parution
14/04/2011
Poids
240g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782748363470
Auteur
Hoa Van
Editeur
PUBLIBOOK
Largeur
140
Date de parution
20110414
Nombre de pages
190,00 €
Disponibilité
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Vouloir faire le choix d une cinquantaine de pièces parmi les dizaines de milliers d autres, laissées par les quelque 200 poètes de la dynastie Tang : l entreprise semble risquée, pour ne pas dire quasi impossible. L auteur a essayé d adopter le principe du plus grand dénominateur commun, en ne reprenant que les poèmes les plus connus et les plus cités, tant par les différents auteurs que par le grand public. Le lecteur est donc invité à les parcourir, non pas d une seule traite, mais plutôt d un bout à l autre, - le bonheur à petites gorgées - calmement, sereinement, en prenant tout son temps.
Lorsque le tambour de la pagode donne l'alerte, gare à celui qui a fait du bien public son bien personnel ! " Quoi de mieux qu'un florilège de proverbes, dictons et chansons populaires pour s'ouvrir à la culture d'un pays ? " Hà tïnh foisonne de riz blanc, de pièces d'eau, vivez à Hà tïnh le coeur serein et l'esprit dispos " ; " la maison n'est jamais trop petite pour qui a le coeur assez grand " : de l'histoire au tourisme, en passant par la politique ou les moeurs, c'est toute la société vietnamienne qui se dévoile à nos yeux. Avec ce second volet, Vân Hoà poursuit son exploration littéraire d'une culture riche et haute en couleurs : un hommage réussi à une langue unique, aujourd'hui victime de la modernité, dont l'auteur a choisi de diffuser des trésors afin de préserver sa pérennité et sa spécificité.
Tant par ses idées très en avance sur son temps, que par le style particulier de son art poétique, Hô Xuân H ng se taille une place à part dans l'histoire de la littérature vietnamienne. Créant un genre nouveau, elle utilise le rire comme une arme pour lutter efficacement contre les aberrations d'un monde archaïque, figé et rigoriste. Au long de ses poèmes, elle lève progressivement le voile sur les mensonges, les absurdités, les hypocrisies de la société de son époque. La diversité chatoyante de sa palette sait se faire tantôt romantique ou éloquente, tantôt légère ou satirique. Quelques traits rapides lui suffisent pour nous offrir une fresque des scènes de la vie courante, où elle donne libre cours à sa verve gouailleuse et à son sens inné de l'humour. Elle sait jongler de façon magistrale avec ce florilège de calembours, de jeux de mots dont la langue vietnamienne a seule le secret, ajoutant à ses poèmes une signification sous-jacente, de préférence burlesque ou érotique, qui fait les délices du lecteur. Près de deux cents ans après sa mort, l'esprit et le sourire malicieux de Hô Xuân H ng sont là, intacts, tout neufs, prêts à rallier ceux qui se font un plaisir de les découvrir.
Vivre heureux en ce monde. Mourir heureux aussi, l'esprit apaisé. Je ne regretterai rien, je n'aurai aucune nostalgie, je m'en irai doucement comme pour entrer dans un sommeil. Plusieurs soirs, assis face à un petit port de pêche de la Méditerranée, au coucher du soleil, regardant les pêcheurs rentrer de la mer, avec des mouettes autour, je rêvais de devenir une goutte d'eau issue de l'océan, ainsi que des voyages qu'elle fait entre ciel et terre. De l'océan en effet, évaporée, la goutte d'eau se condense dans un nuage et se dirige vers la montagne. Ensuite, la pluie la fait retomber dans l'eau des sources qui elle la ramène vers l'océan pour de nouveaux voyages. Dans notre jardin, un ruisseau chante la vie au milieu des fougères. Qui peut y reconnaître une goutte d'eau parmi les millions d'autres gouttes d'eau ? "