Revue de l'Institut de sociologie 2013 : Etat néolibéral et régulation de la pauvreté urbaine selon
Hilgers Mathieu
LETTRE VOLEE
24,99 €
Epuisé
EAN :9782873174347
Études consacrées à la marginalité, l'ethnicité et la pénalité dans la ville néolibérale, soit une cartographie analytique inspirée par les écrits de Loïc Wacquant. Depuis les années 1990, il mène une réflexion sur les processus de criminalisation de la misère, l'hypercarcéralisation et la marginalité urbaine aux États-Unis en lien avec la question raciale.Contribution de Loïc Wacquant ; Mathieu Hilgers, « La production de l'État néolibéral » ; Jean-Louis Genard, « Que peut nous apprendre l'ouvrage Punishing the Poor sur la régulation de la pauvreté dans le contexte européen ? » ; Mathieu Van Criekingen, « Marginalité avancée et politiques urbaines. Une lecture située de Parias urbains au prisme de la gentrification urbaine » ; Charlotte Vanneste, « Division ethnoraciale et pénalisation » ; Michel Agier, « Le ghetto, l'hyperghetto et la fragmentation du monde. Varia : Benedikte Zitouni, « Asphalter ou désasphalter Bruxelles : comment l'hygiénisme du passé rencontre l'écologie politique d'aujourd'hui » ; Chloé Cardinal, « L'artiste plasticien professionnel : aléas d'une profession atypique » ; Jean-Yves Causer et Gilles Ferréol, « Émotions et lien social. Éléments d'analyse de quelques dynamiques de professionnalisation ».La Revue de l'Institut de sociologie de l'université libre de Bruxelles est une revue de sociologie générale de langue française éditée sans discontinuité depuis 1920. Les numéros parus à partir de 2010 sont mis au catalogue des éditions de La Lettre volée et diffusés en librairie par leurs soins. Pour les archives, il faut contacter Mme Anne Bivert, secrétaire de rédaction de la revue : ris@ulb.ac.be
Nombre de pages
174
Date de parution
08/04/2015
Poids
300g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782873174347
Titre
Revue de l'Institut de sociologie 2013 : Etat néolibéral et régulation de la pauvreté urbaine selon
ISBN
287317434X
Auteur
Hilgers Mathieu
Editeur
LETTRE VOLEE
Largeur
150
Poids
300
Date de parution
20150408
Nombre de pages
174,00 €
Disponibilité
Epuisé
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L'Afrique du XXIe siècle sera urbaine. En trente ans, la population des villes a triplé et, dans quelques décennies, la majorité des habitants du continent sera citadine. Le nombre de villes moyennes ne cesse d'augmenter et le processus de décentralisation politique et de déconcentration administrative s'étend. En Afrique de l'Ouest, le débat local s'est instauré et prend de plus en plus d'importance. Les nouvelles collectivités urbaines s'imposent désormais comme des acteurs nationaux incontournables et comme les points d'attaches des réseaux transnationaux. Pourtant, d'un point de vue théorique comme d'un point de vue empirique, les approches anthropologiques des phénomènes urbains semblent insatisfaisantes pour étudier les villes moyennes. Le travail de terrain permet d'observer l'existence de phénomènes sociaux qui cadrent mal avec les analyses contemporaines de la ville. Pour des raisons liées au développement de la discipline, la plupart des travaux se refusent à étudier les villes moyennes de manière globale et renoncent ainsi à mettre au jour l'espace symbolique et pratique partagé par les populations au sein du cadre commun que constitue leur localité. Cet ouvrage fait l'hypothèse que l'analyse de cet espace permet de mieux saisir les transformations sociales en cours et leurs implications politiques. Pour développer une analyse des villes qui ne soit subordonnée ni à l'étude des métropoles et ni à celle des communautés, ce livre pose les jalons d'une nouvelle approche méthodologique et théorique inspirée de la théorie des représentations sociales. Le livre ébauche un bilan de la littérature anthropologique consacrée à la ville en Afrique et esquisse une nouvelle anthropologie des villes moyennes. Elle se déploie à travers une étude de cas consacrée à la troisième ville du Burkina Faso : Koudougou. Son histoire tumultueuse et les manipulations politiques ont donné à cette agglomération la réputation d'être une ville rebelle. La position de la ville dans l'espace national reflète les transformations qui ont marqué le pays depuis le siècle passé. A travers l'analyse de trois représentations sociales - l'urbanité, l'autochtonie, la réputation de la ville - l'auteur engage une réflexion sur l'évolution socio-politique du Burkina Faso dont la portée s'étend bien au-delà de ce pays et concerne plus largement les villes moyennes de l'Afrique sub-saharienne.
Les régimes semi-autoritaires ont souvent été décrits sous l'angle de leur organisation, formelle et informelle ; on sait qu'ils autorisent la liberté d'association, le pluralisme politique, que les médias libéralisés y façonnent un espace public et qu'en même temps, des dispositifs non officiels rendent l'alternance pratiquement impossible. La démocratie et ses élections constituent une façade qui confère au régime sa légitimité sans l'exposer au risque de la compétition politique. Ce qu'il importe de documenter plus précisément. aujourd'hui, c'est la manière dont ces transformations institutionnelles (nouveaux pouvoirs locaux, élections, liberté d'association et de la presse...) rendent possibles et façonnent un espace imaginaire et pratique au sein duquel s'élabore une critique du pouvoir établi. La question est donc de savoir comment s'opèrent les oppositions de consciences et de pratiques, les insubordinations et les révoltes vis-à-vis du pouvoir dans un contexte où leur légitimité n'est pas remise en cause mais où elles aboutissent rarement aux résultats espérés. Qu'advient-il des oppositions frustrées ? Comment les transformations institutionnelles, même neutralisées, insufflent-elles un dynamisme politique ? Et quel dynamisme ? L'objectif de cet ouvrage est d'apporter quelques éléments de réponses à ces questions en partant d'études de cas menées au Burkina Faso. Outre une contribution à l'analyse des régimes semi-autoritaires, ce livre propose un aperçu à la fois synthétique et détaillé de la situation politique du pays.
Ce que le citoyen entend de la bonne gestion des affaires publiques, c'est la création de nouvelles opportunités et non de nouvelles rigidités. Ce qu'il attend, c'est davantage de résultats, de meilleures réponses à des questions concrètes. Aujourd'hui, le modèle bureaucratique dans les administrations et services publics en Belgique ou en Europe est fortement remis en cause. Trois raisons essentielles ont conduit les pays européens à s'engager, plus ou moins résolument, dans des réformes de modernisation de la gestion publique : la contrainte budgétaire, le souci d'une utilisation plus efficace de l'argent public, l'impératif de transparence de l'action administrative. Le contexte actuel de société, par la diminution des ressources et l'augmentation des exigences citoyennes, amène à redéfinir des fonctionnements et des habitudes acquis depuis des décennies. Désormais, l'usager se trouve placé au centre des préoccupations dans une logique de qualité de service élevée à des prix les plus abordables possible. L'enjeu devient clair : les techniques de gestion à mettre en oeuvre doivent intégrer désormais ces paramètres qui conditionnent le développement du management public.
Bonn Sally ; Lerichomme Lise ; Ramirez-Blanco Juli
Comment occupons-nous nos espaces de vie, comment occupons-nous notre temps, que faisons-nous de nos corps ? Liées par l'amitié, et un intérêt partagé pour les utopies féministes, Sally Bonn, Lise Lerichomme et Julia Ramirez-Blanco ont imaginé ensemble à partir de ces questions une exposition, un symposium, un workshop et cet ouvrage collectif. 'Le Foyer de la révolte' s'appuie sur l'imaginaire utopique et féministe lié à nos conditions de travail domestique, de vie « privée » et d'expérimentations sociales. Dans les années 1980, l'historienne de l'architecture Dolores Hayden avait réfléchi à certaines de ces questions dans son ouvrage novateur 'The Grand Domestic Revolution'. Reprenant cette impulsion et l'actualisant, les artistes, chercheur·euses et auteur·ices du 'Foyer de la révolte' inventent des pistes et des formes dessinant des présences possibles et des futurs désirables. Depuis les pensées radicales du XIXe siècle jusqu'aux interrogations contemporaines sur nos manières de vivre, des nourriceries du Familistère de Guise aux squats anarcho-féministes berlinois, des bidonvilles de Nanterre aux habitats collectifs des ZAD contemporaines, nous suivons une ligne sinueuse mais décisive parmi des manières d'être et de faire monde. Par touches successives, les modèles familiaux y sont recomposés, le rapport au travail éclaté, la pensée de l'espace ouverte. L'enjeu de cet ouvrage est de faire apparaître la création artistique dans sa dimension engagée et d'entretenir le feu de ces révoltes. Sous la direction de Sally Bonn, chercheuses en esthétique, Lise Lerichomme, chercheuses en arts plastiques, et Julia Ramirez-Blanco, chercheuses en histoire de l'art, avec les contributions d'Anne Creissels, Keren Detton,Marcelo Expósito, Anaïs Feyeux, Edith Gaillard, Jacopo Galimberti, Anne-Valérie Gasc, Noémie Goddard, Monique Hervo, Clovis Maillet & Louise Hervé, Alex Martinis Roe, Morgane Merteuil, Cynthia Montier, Daniela Ortiz,Frederic Panni, Juan Pro, Ghislaine Vappereau.
Ce livre porte sur la façon dont les artistes contemporains tentent d'ajuster leurs moyens de représentation à la situation migratoire actuelle. En analysant ces jeux d'échelle, cet essai vise aussi à appréhender les migrations contemporaines à travers le prisme de leurs représentations artistiques. C'est à éclairer cette dimension que s'attache cet essai, qui se penche en ce sens sur quelques-uns des motifs caractéristiques des imaginaires migratoires de ce début de XXIe siècle que sont le refuge, le mur et le bateau, tels que les artistes d'aujourd'hui tentent d'en restituer les différentes dimensions. En entretissant histoire de l'art et études migratoires, cet ouvrage constitue l'une des premières théories critiques publiées en français sur les relations entre arts et migrations contemporaines.Paul Bernard-Nouraud est historien, théoricien et critique d'art. Docteur en esthétique de l'ÉHÉSS, il est également diplômé de l'Institut d'Études Politiques de Bordeaux, de l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne et de l'Université libre de Bruxelles. Il a également été postdoctorant au sein du Madrid Institute for Advanced Study de Madrid, en résidence à la Casa de Velázquez. Outre ses contributions universitaires dans différentes revues, il est notamment l'auteur d?"Une histoire de l'art d'après Auschwitz" en trois volumes parus à L'Atelier contemporain. Il intervient régulièrement pour le Palais de la Porte dorée en tant que référent scientifique pour la médiation.