Révoltes et oppositions dans un régime semi-autoritaire. Le cas du Burkina Faso
Hilgers Mathieu ; Mazzocchetti Jacinthe
KARTHALA
26,00 €
Epuisé
EAN :9782811104191
Les régimes semi-autoritaires ont souvent été décrits sous l'angle de leur organisation, formelle et informelle ; on sait qu'ils autorisent la liberté d'association, le pluralisme politique, que les médias libéralisés y façonnent un espace public et qu'en même temps, des dispositifs non officiels rendent l'alternance pratiquement impossible. La démocratie et ses élections constituent une façade qui confère au régime sa légitimité sans l'exposer au risque de la compétition politique. Ce qu'il importe de documenter plus précisément. aujourd'hui, c'est la manière dont ces transformations institutionnelles (nouveaux pouvoirs locaux, élections, liberté d'association et de la presse...) rendent possibles et façonnent un espace imaginaire et pratique au sein duquel s'élabore une critique du pouvoir établi. La question est donc de savoir comment s'opèrent les oppositions de consciences et de pratiques, les insubordinations et les révoltes vis-à-vis du pouvoir dans un contexte où leur légitimité n'est pas remise en cause mais où elles aboutissent rarement aux résultats espérés. Qu'advient-il des oppositions frustrées ? Comment les transformations institutionnelles, même neutralisées, insufflent-elles un dynamisme politique ? Et quel dynamisme ? L'objectif de cet ouvrage est d'apporter quelques éléments de réponses à ces questions en partant d'études de cas menées au Burkina Faso. Outre une contribution à l'analyse des régimes semi-autoritaires, ce livre propose un aperçu à la fois synthétique et détaillé de la situation politique du pays.
Nombre de pages
313
Date de parution
15/10/2010
Poids
520g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782811104191
Auteur
Hilgers Mathieu ; Mazzocchetti Jacinthe
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20101015
Nombre de pages
313,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Études consacrées à la marginalité, l'ethnicité et la pénalité dans la ville néolibérale, soit une cartographie analytique inspirée par les écrits de Loïc Wacquant. Depuis les années 1990, il mène une réflexion sur les processus de criminalisation de la misère, l'hypercarcéralisation et la marginalité urbaine aux États-Unis en lien avec la question raciale.Contribution de Loïc Wacquant ; Mathieu Hilgers, « La production de l'État néolibéral » ; Jean-Louis Genard, « Que peut nous apprendre l'ouvrage Punishing the Poor sur la régulation de la pauvreté dans le contexte européen ? » ; Mathieu Van Criekingen, « Marginalité avancée et politiques urbaines. Une lecture située de Parias urbains au prisme de la gentrification urbaine » ; Charlotte Vanneste, « Division ethnoraciale et pénalisation » ; Michel Agier, « Le ghetto, l'hyperghetto et la fragmentation du monde. Varia : Benedikte Zitouni, « Asphalter ou désasphalter Bruxelles : comment l'hygiénisme du passé rencontre l'écologie politique d'aujourd'hui » ; Chloé Cardinal, « L'artiste plasticien professionnel : aléas d'une profession atypique » ; Jean-Yves Causer et Gilles Ferréol, « Émotions et lien social. Éléments d'analyse de quelques dynamiques de professionnalisation ».La Revue de l'Institut de sociologie de l'université libre de Bruxelles est une revue de sociologie générale de langue française éditée sans discontinuité depuis 1920. Les numéros parus à partir de 2010 sont mis au catalogue des éditions de La Lettre volée et diffusés en librairie par leurs soins. Pour les archives, il faut contacter Mme Anne Bivert, secrétaire de rédaction de la revue : ris@ulb.ac.be
L'Afrique du XXIe siècle sera urbaine. En trente ans, la population des villes a triplé et, dans quelques décennies, la majorité des habitants du continent sera citadine. Le nombre de villes moyennes ne cesse d'augmenter et le processus de décentralisation politique et de déconcentration administrative s'étend. En Afrique de l'Ouest, le débat local s'est instauré et prend de plus en plus d'importance. Les nouvelles collectivités urbaines s'imposent désormais comme des acteurs nationaux incontournables et comme les points d'attaches des réseaux transnationaux. Pourtant, d'un point de vue théorique comme d'un point de vue empirique, les approches anthropologiques des phénomènes urbains semblent insatisfaisantes pour étudier les villes moyennes. Le travail de terrain permet d'observer l'existence de phénomènes sociaux qui cadrent mal avec les analyses contemporaines de la ville. Pour des raisons liées au développement de la discipline, la plupart des travaux se refusent à étudier les villes moyennes de manière globale et renoncent ainsi à mettre au jour l'espace symbolique et pratique partagé par les populations au sein du cadre commun que constitue leur localité. Cet ouvrage fait l'hypothèse que l'analyse de cet espace permet de mieux saisir les transformations sociales en cours et leurs implications politiques. Pour développer une analyse des villes qui ne soit subordonnée ni à l'étude des métropoles et ni à celle des communautés, ce livre pose les jalons d'une nouvelle approche méthodologique et théorique inspirée de la théorie des représentations sociales. Le livre ébauche un bilan de la littérature anthropologique consacrée à la ville en Afrique et esquisse une nouvelle anthropologie des villes moyennes. Elle se déploie à travers une étude de cas consacrée à la troisième ville du Burkina Faso : Koudougou. Son histoire tumultueuse et les manipulations politiques ont donné à cette agglomération la réputation d'être une ville rebelle. La position de la ville dans l'espace national reflète les transformations qui ont marqué le pays depuis le siècle passé. A travers l'analyse de trois représentations sociales - l'urbanité, l'autochtonie, la réputation de la ville - l'auteur engage une réflexion sur l'évolution socio-politique du Burkina Faso dont la portée s'étend bien au-delà de ce pays et concerne plus largement les villes moyennes de l'Afrique sub-saharienne.
Ce que le citoyen entend de la bonne gestion des affaires publiques, c'est la création de nouvelles opportunités et non de nouvelles rigidités. Ce qu'il attend, c'est davantage de résultats, de meilleures réponses à des questions concrètes. Aujourd'hui, le modèle bureaucratique dans les administrations et services publics en Belgique ou en Europe est fortement remis en cause. Trois raisons essentielles ont conduit les pays européens à s'engager, plus ou moins résolument, dans des réformes de modernisation de la gestion publique : la contrainte budgétaire, le souci d'une utilisation plus efficace de l'argent public, l'impératif de transparence de l'action administrative. Le contexte actuel de société, par la diminution des ressources et l'augmentation des exigences citoyennes, amène à redéfinir des fonctionnements et des habitudes acquis depuis des décennies. Désormais, l'usager se trouve placé au centre des préoccupations dans une logique de qualité de service élevée à des prix les plus abordables possible. L'enjeu devient clair : les techniques de gestion à mettre en oeuvre doivent intégrer désormais ces paramètres qui conditionnent le développement du management public.
Paul Blanquart (1934-2024) est né dans le Nord dans une famille marquée par le christianisme social dont il a hérité sa vocation militante. Il entre en 1955 chez les dominicains, parce que certains d'entre eux avaient soutenu les prêtres-ouvriers condamnés par Rome en 1954. Il y voyait une alternative à l'Église institutionnelle et cherchait surtout une réponse existentielle à ce qu'il ne trouvait pas de manière satisfaisante dans le marxisme dont il s'est toujours revendiqué mais dans une perspective chrétienne et prophétique : la fraternité. Après ses études au Saulchoir et son service militaire en pleine guerre d'Algérie, Paul Blanquart enseigne quelque temps à la Faculté de philosophie de l'Institut catholique de Paris et participe à la « prise de parole » de mai 1968 tout en s'intéressant de près aux événements révolutionnaires de l'Amérique latine, notamment au Brésil et à Cuba. Il entendait promouvoir le rôle spécifique des chrétiens dans les luttes révolutionnaires. En 1973, Paul Blanquard est poussé à interrompre ses cours à l'Institut catholique de Paris, en raison d'oppositions. Il travaille alors comme rédacteur en chef adjoint à Politique Hebdo et participe à la création de La Gueule ouverte. Puis, après avoir dirigé le Centre de création industrielle de Beaubourg (1982-1984), il enseigne la sociologie à l'Université Paris-XII. Esprit brillant, homme de grande culture, militant résolu, passionné de rencontres, il s'engage dans l'éducation populaire et l'écologie en mettant en garde contre un monde dominé par la connivence entre technologies et hiérarchies au détriment de la fraternité. D'où son engagement dans la Fondation Un monde par tous pour promouvoir une culture qui ne soit pas coupée de la nature, une politique qui ne soit pas simple gestion technocratique et une économie qui ne se réduise pas à la valeur marchandise. Les textes présentés ici visent à faire connaître son engagement et cette pensée originale qui n'a pas toujours été bien comprise, notamment dans sa défense du « Dieu » d'Abraham et des prophètes qui marche à nos côtés en rupture avec le « Dieu » des institutions ecclésiastiques et des appareils technocratiques... Marginalisé par plusieurs institutions, il s'est toujours revendiqué « chrétien et dominicain », éveilleur de consciences, à la fois provocateur et homme de fraternité.