Extrait de la préface de Carol IancuNous devons être reconnaissants aux éditions des Syrtes d'avoir eu la bonne initiative de faire traduire et publier pour la première fois en français le Journal tenu en langue hongroise par Éva Heyman, une adolescente juive de treize ans, dans la ville d'Oradea (Nagyvárad), en Transylvanie du Nord, pendant les mois qui ont précédé sa déportation à Auschwitz, en juin 1944.Cet écrit bouleversant fait penser obligatoirement au Journal d'Anne Frank, jeune Juive allemande réfugiée aux Pays-Bas à la suite de l'occupation de ce pays par les armées de Hitler. C'est pendant «sa vie clandestine» - elle resta cachée deux ans dans une maison à Amsterdam avec sa famille - qu'elle rédigea son Journal, commencé lorsqu'elle avait treize ans, comme Éva, et achevé quelques jours avant l'arrestation des Frank, en 1944. C'est le père, Otto, le seul survivant (Anne Frank est morte du typhus dans le camp de concentration de Bergen-Belsen), qui fit publier, en 1947, le Journal, récupéré par une personne dévouée (Miep Gies), après l'arrestation de la famille Frank. Si ce témoignage a connu une audience mondiale, s'il reste l'une des oeuvres emblématiques de la littérature de la Shoah, il ne constitue pas un cas unique. En effet, des Anne Frank, bien que peu nombreuses, ont existé dans d'autres pays, alliés, occupés ou soumis à l'Allemagne nazie. Serge Klarsfeld, à qui l'on doit tant de travaux remarquables sur la Shoah en France, a fait publier les lettres d'une lycéenne âgée de dix-sept ans, préparant son baccalauréat, et qui fut arrêtée le 1er septembre 1941, parce qu'elle ne portait pas l'étoile jaune. Il s'agit de Louise Jacobson qui, avant sa fin tragique à Auschwitz où elle fut déportée par le convoi n° 47 du 11 février 1943, avait été incarcérée tour à tour à Fresnes, Drancy, Beaune-la-Rolande et de nouveau à Drancy, et c'est pendant son emprisonnement qu'elle rédigea ses émouvantes lettres qui ont été aussi adaptées au théâtre.«Louise Jacobson est notre Anne Frank», a écrit Serge Klarsfeld et, dans la même perspective, nous pouvons et devons affirmer qu'Éva Heyman est une Anne Frank transylvaine! Ce n'est pas un hasard si, dans l'introduction à la traduction roumaine du Journal d'Éva Heyman, Oliver Lustig, lui-même transylvain, déporté à Auschwitz, mais qui a survécu, considère cette dernière comme une «Anne Frank de la Transylvanie du Nord envahie par les horthystes».Comme ce fut le cas pour le Journal d'Anne Frank, publié grâce au seul membre survivant de sa famille - son propre père -, le Journal d'Eva Heyman fut lui aussi publié par les soins du seul membre de sa famille qui survécut - sa mère -, qui put s'enfuir du ghetto d'Oradea et échapper à la déportation à Auschwitz. Ce Journal lui fut remis par Mariska Szabo, la cuisinière de ses parents, qui l'avait reçu des mains d'Eva avant l'«évacuation» vers le tristement célèbre camp d'extermination en Pologne, et qu'elle avait gardé jusqu'au retour de Suisse de la mère d'Eva et de son deuxième mari, Béla Zsolt. Ce dernier, dans un livre publié en hongrois en 1946, Kilenc koffer («Neuf valises»), raconte les circonstances de son évasion et de celle de son épouse du ghetto. Aidé par le docteur Németi, chef de l'hôpital du ghetto où il était caché sous un faux nom, il fut transféré dans le bâtiment réservé aux maladies contagieuses (notamment le typhus), où il devait rencontrer son épouse à laquelle le docteur Németi avait promis qu'elle y retrouverait aussi ses parents et sa fille. C'était un pieux mensonge et lorsque, trois jours plus tard, elle apprit que ces derniers ne se trouvaient plus dans le ghetto, elle s'évanouit et tomba dans la mélancolie, refusant de s'alimenter.
Une nouvelle aventure de Splat et de son meilleur ami, Harry ! J'apprends à lire avec Splat ! Une histoire pleine d'humour, à lire tout seul de la première à la dernière page. Harry Souris est le meilleur des meilleurs copains du monde. Pour lui prouver son affection et célébrer leur amitié, Splat décide de lui organiser une fête surprise ! Mais ce n'est pas facile de mentir à son ami... Version adaptée pour la lecture autonome de l'album Splat et Harry Souris, amis pour la vie ! Une histoire à lire dès 6 ans.
Résumé : Dans ce premier recueil haletant, Arlene Heyman, psychiatre et psychanalyste new-yorkaise, brise les tabous, décrivant ce qui se passe réellement dans l'esprit des gens, dans leur lit et leur relation avec autrui. Cru, tendre et drôle, sincère et parfois choquant, Tard dans la vie, l'amour est une exploration féroce du chaos et de la beauté de la vie. Une femme se plie à certains rites sexuels avec son second mari, tout en partageant son lit avec les fantômes de son passé amoureux. Une superbe étudiante des Beaux-Arts s'embarque dans une liaison avec un artiste marié très connu, beaucoup plus âgé qu'elle. Une femme mûre est confrontée au déclin de sa mère, autrefois séduisante et encore autoritaire ; leur relation tendue provoque des sentiments à la fois humiliants et bouleversants. Un homme découvre que son père est mort dans les bras de sa maîtresse et se demande ce qu'il doit faire du corps. Un garçon en cours de maths fantasme sur les seins d'une camarade et s'inquiète pour son père hospitalisé, tandis que les tours jumelles s'écroulent sous ses yeux?
Résumé : Le nouveau long-métrage de Harry Potter arrive à grand pas et il est temps de réviser ce classique incontournable. Grâce à cet ouvrage riche en fac-similés, interviews et illustrations inédites retrouvez Poudlard et ses élèves, Gringotts et ses gobelins, les Mangemorts et toutes les créatures magique, sans oublier les moldus, qui font de cette saga un monument de la pop culture !
Résumé : Splat prépare une surprise : il veut montrer à Harry Souris à quel point il l'aime ! Mais la surprise de Splat tourne mal et Harry Souris se vexe? Leur amitié va-t-elle tenir le choc ?
Ce volume de saint Nicolas Vélimirovitch (1880-1956) rassemble Pensées sur le bien et le mal et Leçons spirituelles (L'ARC de la vérité et LABC de la victoire), réflexions spirituelles brèves mais profondes qui explorent la nature fondamentale de l'existence. Pensées sur le bien et le mal transcende le simple cadre éthique suggéré par son titre, embrassant des perspectives théologiques, cosmologiques, anthropologiques et psychologiques, toutes intrinsèquement liées à la quête spirituelle. L'auteur y manie avec habileté les oppositions et les paradoxes, dans le but de pousser le lecteur à la réflexion et le faire progresser dans sa compréhension du véritable sens de sa vie et du monde qui l'entoure. Les deux oeuvres qui constituent les Leçons spirituelles ont comme particularité de s'adresser directement au lecteur. Alors que Pensées sur le bien et le mal restait marqué par l'époque, encore récente, où l'auteur avait fréquenté les sagesses orientales, les Leçons sont plus centrées sur le Christ, l'Evangile et les modalités de la vie spirituelle chrétienne. La première a pour titre L'ABC de la vérité, car la vérité est le Christ lui-même et ne se trouve que dans la vie en Christ. Et si la seconde s'intitule L'ABC de la victoire, c'est parce que seuls le Christ et la vie chrétienne permettent de surmonter les difficultés et les obstacles que l'homme rencontre dans son existence, venant de l'intérieur de lui-même ou de son environnement. Imprégnées de la conviction de la victoire ultime du fidèle, ces réflexions et conseils insufflent vigueur et espoir, baignés dans l'optimisme qui domine l'ensemble de l'oeuvre de saint Nicolas Vélimirovitch.
Roman von Ungern-Sternberg, baron balte converti au bouddhisme, général de l'armée blanche à trente-cinq ans, est le dernier combattant à résister contre la marée révolutionnaire rouge qui submerge la Russie. Replié en Mongolie, il s'y taille un royaume en libérant le khutukhtu, "Dieu vivant" des Mongols, prisonnier des Chinois. C'est là que commence son règne de violence et que prend forme son rêve fou : reconstituer la horde d'or de Gengis Khan. Personnage démesuré, être hors norme, Ungern ira au bout d'un destin aux dimensions shakespeariennes.
Héros d'une tragédie historique qui a inspiré de nombreux écrivains et passionné des générations d'historiens, le tsar Paul Ier (1754-1801) fait partie de ces obscurs monarques mis aux oubliettes de l'histoire. Introverti, fragile et mal-aimé, il succède à sa mère Catherine II en 1796, mais son règne bref et chaotique s'achève par son assassinat, en 1801. Méprisé par la cour, en conflit avec la noblesse et l'armée, Paul Ier prend des décisions controversées qui alimentent des rumeurs de démence. Sa mise à mort, orchestrée par des conspirateurs de haut rang, avec l'implication de son fils, le futur Alexandre Ier, reste toujours une énigme. Constantin de Grunwald analyse la personnalité complexe de Paul Ier, les causes de sa chute et les conséquences de son assassinat. Il a utilisé des sources historiques de première importance, en particulier des témoignages de contemporains ainsi que des archives anglaises, françaises et suédoises.
Roman politique et utopie sociale, Que faire ? est un marqueur dans l'histoire du socialisme et des mouvements révolutionnaires en Russie. A travers des personnages qui refusent les normes établies et prônent un changement sociétal profond, l'auteur y expose son idéal de vie et sa vision du socialisme. Lénine déclara que ce livre avait véritablement contribueé à faire de lui un révolutionnaire et lui emprunta son titre pour son fameux traité politique de 1902. Nikolaï Tchernychevski (1828-1889) est un philosophe, critique et écrivain russe, porté aux nues par l'intel- ligentsia progressiste et révolutionnaire.
Arrêtée par la Gestapo en mars 1944 à Avignon avec son père, son petit frère et son neveu, Ginette Kolinka est déportée à Birkenau. Elle sera la seule à en revenir. Dans ce convoi se trouvent deux jeunes filles dont elle deviendra l'amie - Simone Jacob et Marceline Rosenberg, plus tard Simone Veil et Marceline Loridan-Ivens. Ginette Kolinka raconte ce qu'elle a vu et connu. Les coups, la faim, le froid. La haine. Le corps et la honte de la nudité. Les toilettes de ciment et de terre battue. La cruauté. Parfois, la fraternité. La robe que lui offrit Simone et qui la sauva. Aujourd'hui, dans toutes les classes de France, et à Birkenau, où elle retourne avec des élèves, Ginette Kolinka témoigne et se demande encore comment elle a pu survivre à "ça" . Une voix simple, humaine, unique. Elle. Un récit poignant du quotidien dans les camps, mais aussi de l'après, du retour. Lire. Bref, cru, bouleversant. Le Monde - L'Epoque.
Le 19 avril 1943, un enfant de onze ans saute d'un train en marche. Ce convoi, le vingtième à quitter Malines, conduit plus de 1 600 Juifs vers Auschwitz. Grâce à l'amour de sa mère, au courage de résistants, et à une série de hasards incroyables, Simon Gronowski échappe à la mort. Sa mère et sa soeur ne reviendront jamais. Aujourd'hui âgé de 93 ans, l'un des derniers témoins vivants de la Shoah prend la plume une nouvelle fois. Non pas pour raconter l'horreur, mais pour défendre la paix, la tolérance, la justice et la démocratie, dénoncer les discours de haine et d'exclusion, et rappeler que le pardon, même face à l'impardonnable, est parfois possible.
A 19 ans, Ginette Kolinka est arrachée à sa vie pour être déportée à Auschwitz-Birkenau. Son père, son frère et son neveu y sont assassinés. Elle seule revient. Longtemps, elle se tait. Quarante-cinq ans de silence, puis un basculement : dire, raconter, transmettre... Ce livre, sous forme d'entretiens, donne à entendre une voix d'une clarté bouleversante. Ginette Kolinka y évoque la déportation, mais aussi les poisons toujours présents : le racisme, l'antisémitisme, le négationnisme, la haine politique. Son récit n'est pas une leçon d'histoire figée, c'est un cri contre l'oubli et l'indifférence. Chaque mot frappe juste. Chaque page interpelle. Lire ce témoignage, c'est comprendre que la mémoire n'appartient pas au passé : elle engage notre présent et notre avenir. C'est à l'initiative de la dessinatrice Catel Muller que ces entretiens ont vu le jour, portés par ses dessins qui prolongent la force du témoignage. Entretiens inédits et illustrés
Betty, résistante, a vingt et un ans lorsqu'elle est arrêtée à Bruges, en mars 1942, pour avoir dissimulé un poste émetteur clandestin. Elle est déportée au camp de Ravensbrück puis de Mauthausen. Joseph, juif et résistant, est arrêté quelques mois plus tard, Gare du Midi à Bruxelles, et déporté à Auschwitz-Birkenau. C'est après leur libération, à bord d'un train de la Croix-Rouge, que Betty et Joseph se rencontrent. Cinq enfants grandissent dans l'ombre de ce couple singulier, beau et meurtri. Cinq enfants pour reconstruire une famille décimée, celle de Joseph, dont le père et les quatre frères et soeurs ont été assassinés dans les camps. Petite, Myriam Spira écoutait ses parents raconter : la faim, le froid, les souffrances, la douleur des expériences médicales. Mais aussi leur combat pour la vie, l'espoir de retrouver une existence normale. Cet héritage douloureux imprègne l'âme des enfants qui connaîtront le mal-être existentiel, et la difficulté à devenir parents à leur tour. Autant de symptômes d'une transmission souvent indicible. Myriam Spira nous offre le récit rare d'une " deuxième génération ", l'histoire de sa vie déportée dans les souvenirs de ses parents, mais aussi de sa reconstruction : à quarante-six ans, grâce à une volonté féroce, elle obtient sa licence de pilote privé et part seule survoler les camps, pour comprendre, maintenant adulte. Et raconter à son tour. Un récit bouleversant.