Conscience cosmique. Pour une écologie en première personne
Hess Gérald
DEHORS
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EAN :9782367510354
Le présent ouvrage rappelle une évidence?: nous provenons de la terre et nous y retournerons un jour. Les concepts ébauchés par les sciences naturelles ? la cosmologie, la biologie, l'écologie, les sciences du système Terre ? nous apprennent que nous sommes issus de la nature et que nous en faisons partie. Toutefois, nous avons de la peine à y croire. Éloignés plus que jamais de la nature, nous éprouvons de la difficulté à ressentir et à vivre notre appartenance au monde naturel qui nous précède dans l'histoire du vivant et de la Terre et qui nous survivra après notre mort. À partir d'une prise de conscience de notre propre mortalité, la réflexion initiée dans ce livre s'efforce de retourner à l'amont de la démarche scientifique, là où s'éprouve ? dans notre propre corps ? notre lien charnel à la nature. Elle invite à penser les conditions d'une écologie subjective. Ces conditions sont celles qui permettent à chacun d'entre nous de comprendre, dans son for intérieur, l'expérience que nous vivons en relation avec le vivant, la Terre ou l'Univers. Elles portent au jour la provenance et la finalité cosmiques de notre existence et de notre humanité. Elles sont, autrement dit, constitutives d'une conscience cosmique au fondement de l'écologie en première personne. Gérald Hess (1960) est philosophe et juriste. Il enseigne l'éthique et la philosophie de l'environnement à l'université de Lausanne. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages dans ce domaine. Sa réflexion autour des enjeux de l'écologie s'élabore au croisement de la phénoménologie, de l'éthique, de l'épistémologie et de la philosophie politique.
Nombre de pages
424
Date de parution
27/10/2023
Poids
574g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782367510354
Titre
Conscience cosmique. Pour une écologie en première personne
Auteur
Hess Gérald
Editeur
DEHORS
Largeur
145
Poids
574
Date de parution
20231027
Nombre de pages
424,00 €
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La nature peut-elle devenir à proprement parler objet de considération morale ? Depuis son émergence comme discipline académique dans les années 1970, l'éthique environnementale a fait de cette question un thème de recherches et de discussions passionnées. Les réponses qu'elle y apporte sont nombreuses et divergent les unes des autres. Avec la crise écologique apparue dans la seconde moitié du XXe siècle, des voix se sont élevées contre le développement économique et technoscientifique du monde occidental qui a fait de la nature une pure ressource au service des besoins et désirs humains. Aujourd'hui, ce sont les conditions de vie même sur la planète qui sont menacées. Le présent ouvrage se propose de faire le point et présente une cartographie des différentes positions morales élaborées au long de ces décennies. Dans un contexte où les fondements de notre rapport à la nature doivent être interrogés, il examine cette " nouvelle éthique " qu'est l'éthique de la nature.
Cette étude se propose de réfléchir à la relation que l'intuition du singulier entretient avec le langage. Contrairement à une idée fort répandue, l'intuition ne s'oppose pas au langage. Le défi du concept de langage de l'intuition consiste à tenter un dépassement de l'opposition classique entre intuition et langage en considérant deux domaines de la culture -le mythe et la philosophie du langage- où cette dichotomie se voit sérieusement battue en brèche. Le singulier peut être l'objet de discours sans être forcément assimilé au concept, telle est ici la thèse défendue.
L'art n'est-il pas l'expression, à travers ses ?uvres, d'une attitude fondamentalement immédiate, émotive, à l'égard des êtres, des situations et des choses ? Et ne demande-t-il pas qu'on l'apprécie de la même manière, c'est-à-dire d'abord par le sentiment ? - Sans doute. Mais l'évidence de la réponse à ces deux questions dissimule néanmoins un réel problème : quel est le rôle attribué à l'intuition, à cette " sympathie " de l'esprit dans le domaine de l'art ? L'esthétique du XVIIIe siècle s'était déjà interrogée en son temps sur ce rapport affectif - non inférentiel et non conceptuel - à certains objets, qu'il s'agisse de la nature ou de l'?uvre d'art. La présente étude se propose d'élaborer une nouvelle signification de la relation intuitive que le public ou l'artiste entretient avec les objets d'art. Elle souhaite toutefois s'acquitter de sa tâche en tenant compte de l'irruption scandaleuse et bouleversante de ces objets tout faits - les ready-made de M. Duchamp - dans le champ artistique du début du XXe siècle. De telles ?uvres sont en effet paradigmatiques de l'art que l'on dit " conceptuel ", un art devenu entre-temps une tendance dominante dans la création des artistes contemporains. En s'appuyant sur certains philosophes de l'art récents (Arthur Danto, Jean-Marie Schaeffer, Gérard Genette), de même que sur l'herméneutique de Hans-Georg Gadamer et de Paul Ric?ur, la réflexion ambitionne de clarifier l'enchevêtrement de notions - l'intuition, l'esthétique, l'art - souvent mal comprises. Cette clarification s'efforce donc de reconstruire le parcours auquel nous engage une ?uvre d'art qui nous interpelle dans notre singularité. Elle amène finalement à penser ce parcours comme le lieu privilégié d'une double métamorphose : celle d'un simple objet et celle, plus radicale, de soi-même.
Des conflits géopolitiques au changement climatique, des aléas de l'économie mondiale à la difficulté que j'éprouve à saisir le sens de mon existence, de la diffusion bigarrée et incontrôlable des informations sur les réseaux sociaux à ma propre participation tout aussi incontrôlable à ces réseaux, notre expérience collective personnelle et quotidienne du monde est bien celle de sa complexité. La pensée positiviste classique encore prédominante aujourd'hui n'en continue pas moins de poser que tout est réductible à la science et que les dérèglements contemporains ne sont que les résultats de nos manquements à la raison. C'est à cette posture "réductionniste" que s'oppose cet ouvrage en montrant combien il est préférable d'appréhender notre rapport au monde dans une approche qui ne néglige surtout pas les points aveugles, irréductibles, de toute connaissance humaine.
Dans ce livre, Massumi développe le concept d'une politique animale, il ne s'agit pas de penser quelle pourrait être une politique humaine envers les animaux, mais de penser le politique à partir de l'animal. Massumi propose une approche du concept de nature qui redonne de l'importance aux notions telles que le jeu, la sympathie et la créativité. Ce faisant, son étude aborde non seulement les questions du comportement et de la pensée animale, mais aussi celles des aptitudes qui définissent le propre de l'humain : le langage et la conscience réflexive. Ce livre concis intervient dans le champ des études deleuziennes, des études animales ainsi que dans des domaines d'études aussi variés que la théorie des affects, l'esthétique, la théorie politique et la théorie du jeu.
Krenak Ailton ; Viveiros de Castro Eduardo ; Pallo
Les peuples autochtones d'Amérique du Sud ont connu une forme de fin du monde au xvie siècle après l'invasion de leurs terres par les Européens. Dans ce petit livre Ailton Krenak, figure éminente des luttes autochtones du Brésil, se demande en quoi cet héritage ne pourrait pas fournir un regard averti pour affronter les conséquences du nouveau régime climatique de l'Anthropocène. Cette parole, véritable anthropologie inversée, se situe au lieu d'un renversement de perspectives : avec la mutation en cours des conditions du maintien de la vie sur Terre, ne serait-ce pas l'humanité organisée sur les fondements de la modernité dont il serait plus à craindre qu'elle soit démunie des facultés d'adaptation requises ? Tout compte fait, ne serait-ce pas plutôt les peuples autochtones, par leurs ancestrales stratégies de résistance, qui pourraient indiquer une voie susceptible de retarder l'avancée "du désert et de la dévastation" engendrée par le surdéveloppement technocapitaliste ...
L'ambition de ce livre est à la fois de mettre en lumière un objet esthétique inédit dont l'histoire n'a jamais été faite ? un corps dont la chair se corrompt ou s'est déjà totalement corrompue ?. et d'isoler une nouvelle catégorie esthétique, irréductible à celles de l'immonde et de la laideur. Dans ce but, il propose un parcours historique aussi complet que possible, de l'art macabre médiéval jusqu'au bioart contemporain, en passant par l'esthétique anatomique de la Renaissance. les Vanités de l'âge classique et la littérature de la Belle Epoque. Il s'interroge également sur les raisons pour lesquelles la mort humide n'a presque jamais réussi à trouver un mode de représentation adéquat, ri défend la thèse qu'une telle résistance tient aussi bien a une certaine conception de ce qu'il advient du corps après sa destruction qu'à l'appréciation de la portée cognitive de l'art. Comme Aristote et les théoriciens contemporains d'esthétique environnementale ont su le comprendre, la formation d'une esthétique de la charogne requiert que la nature soit donnée à voir comme une scène de fermentation et de maturation permanente, où les forces auxquelles succombent les organismes individuels sont celles-là même qui déterminent essentiellement le surgissement de la vie sous toutes ses formes.
Hicham-Stéphane Afeissa est agrégé et docteur en philosophie. Après avoir longtemps étudié Kant et Husserl, il s'est tourné vers la philosophie environnementale et animale. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages dans ce domaine et collabore régulièrement à de nombreuses revues.