L'ambition de ce livre est à la fois de mettre en lumière un objet esthétique inédit dont l'histoire n'a jamais été faite ? un corps dont la chair se corrompt ou s'est déjà totalement corrompue ?. et d'isoler une nouvelle catégorie esthétique, irréductible à celles de l'immonde et de la laideur. Dans ce but, il propose un parcours historique aussi complet que possible, de l'art macabre médiéval jusqu'au bioart contemporain, en passant par l'esthétique anatomique de la Renaissance. les Vanités de l'âge classique et la littérature de la Belle Epoque. Il s'interroge également sur les raisons pour lesquelles la mort humide n'a presque jamais réussi à trouver un mode de représentation adéquat, ri défend la thèse qu'une telle résistance tient aussi bien a une certaine conception de ce qu'il advient du corps après sa destruction qu'à l'appréciation de la portée cognitive de l'art. Comme Aristote et les théoriciens contemporains d'esthétique environnementale ont su le comprendre, la formation d'une esthétique de la charogne requiert que la nature soit donnée à voir comme une scène de fermentation et de maturation permanente, où les forces auxquelles succombent les organismes individuels sont celles-là même qui déterminent essentiellement le surgissement de la vie sous toutes ses formes.
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Nombre de pages
643
Date de parution
30/11/2018
Poids
918g
Largeur
146mm
Plus d'informations
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EAN
9782367510149
Titre
Esthétique de la charogne
Auteur
Afeissa Hicham-Stéphane ; Marques Luis
Editeur
DEHORS
Largeur
146
Poids
918
Date de parution
20181130
Nombre de pages
643,00 €
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Résumé : Le rapport que l?homme a au monde environnant comporte deux traits originaux. Le premier consiste en ceci que le monde est pour lui l?objet d?une expérience singulière qui le vise dans sa totalité, non pas par addition des différents aspects perçus mais comme ensemble total qui est appréhendé dans son unité. Le second consiste en ceci qu?il fait lui-même partie du monde, en étant à la fois celui pour lequel et celui par lequel le monde apparaît comme un tout. L?élucidation de ce rapport original au monde, effectuée à la lumière de Kant et de Husserl et dans un dialogue de l?un avec l?autre, permet de dégager les premiers éléments d?une philosophie de l?environnement qui vise à modifier la façon dont la figure de l?homme est traditionnellement pensée pour en faire un habitant du monde.
La critique et l'art peuvent se montrer également difficiles, en ce qu'il n'est en réalité pas plus commode d'écrire un livre que d'écrire sur ceux qu'écrivent les autres. Dans ce recueil de chroniques portant sur des ouvrages récemment publiés, en France comme à l'étranger, en philosophie environnementale et animale, l'auteur s'efforce d'examiner les propositions qui y sont avancées, souvent pour en apprécier la force et l'originalité, parfois pour en indiquer les limites et les faiblesses, et autant que possible pour leur donner un prolongement et un développement dans la réflexion qu'il élabore pour son propre compte. De cette confrontation naissent d'autres propositions, à leur tour offertes à la discussion, telles que celle relative à « l'invisibilité des animaux » dans le cadre de la philosophie politique contemporaine, celle ayant trait à l'élaboration d'une nouvelle méthode permettant de déterminer la différence métaphysique entre l'homme et l'animal, ou encore celle visant à cultiver un sens de l'utopie au titre de principale ressource de l'écologie politique.
Hicham-Stéphane Afeissa est agrégé et docteur en philosophie. Après avoir longtemps étudié Kant et Husserl, il s'est tourné vers la philosophie environnementale et animale. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages dans ce domaine et collabore régulièrement à de nombreuses revues.
Comment mettre un terme au rapport de domination et de violence que nous entretenons avec la nature en général et les animaux en particulier ? Peut-on espérer y parvenir en apprenant à nous réconcilier avec la vie censée relier de manière essentielle l'homme et l'animal, et à entrer en résonance avec une nature qui a cessé de nous parler ? Le but de ce manifeste est de montrer les limites et les faiblesses du principe d'une telle solution en plaidant pour une écologie de la différence. L'animal conçu comme être sensible et vulnérable, méritant en tant que tel pitié et compassion, est une abstraction philosophique qui, sous couvert d'élever le statut des animaux et de leur garantir une forme de protection morale et juridique, commence par leur faire violence en ne respectant pas leur altérité fondamentale et la richesse de leur mode d'existence. La planète, même et peut-être plus que jamais à l'âge de l'Anthropocène, demande elle aussi à être comprise dans son étrangeté comme nature créative, potentiellement incontrôlable et foncièrement imprévisible.
Dans ce livre, Massumi développe le concept d'une politique animale, il ne s'agit pas de penser quelle pourrait être une politique humaine envers les animaux, mais de penser le politique à partir de l'animal. Massumi propose une approche du concept de nature qui redonne de l'importance aux notions telles que le jeu, la sympathie et la créativité. Ce faisant, son étude aborde non seulement les questions du comportement et de la pensée animale, mais aussi celles des aptitudes qui définissent le propre de l'humain : le langage et la conscience réflexive. Ce livre concis intervient dans le champ des études deleuziennes, des études animales ainsi que dans des domaines d'études aussi variés que la théorie des affects, l'esthétique, la théorie politique et la théorie du jeu.
Krenak Ailton ; Viveiros de Castro Eduardo ; Pallo
Résumé : Les peuples autochtones d'Amérique du Sud ont connu une forme de fin du monde au xvie siècle après l'invasion de leurs terres par les Européens. Dans ce petit livre Ailton Krenak, figure éminente des luttes autochtones du Brésil, se demande en quoi cet héritage ne pourrait pas fournir un regard averti pour affronter les conséquences du nouveau régime climatique de l'Anthropocène. Cette parole, véritable anthropologie inversée, se situe au lieu d'un renversement de perspectives : avec la mutation en cours des conditions du maintien de la vie sur Terre, ne serait-ce pas l'humanité organisée sur les fondements de la modernité dont il serait plus à craindre qu'elle soit démunie des facultés d'adaptation requises ? Tout compte fait, ne serait-ce pas plutôt les peuples autochtones, par leurs ancestrales stratégies de résistance, qui pourraient indiquer une voie susceptible de retarder l'avancée "du désert et de la dévastation" engendrée par le surdéveloppement technocapitaliste ?
Hicham-Stéphane Afeissa est agrégé et docteur en philosophie. Après avoir longtemps étudié Kant et Husserl, il s'est tourné vers la philosophie environnementale et animale. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages dans ce domaine et collabore régulièrement à de nombreuses revues.