Au nom de l'efficacité et du réalisme, des voix s'élèvent en Amérique du Nord et en Europe pour affirmer qu'il revient aux pays les plus développés de nourrir le reste du monde. Techniquement, la chose est possible. Mais peut-on se résoudre à admettre, alors que la moitié de l'humanité est constituée de paysans, alors que des espaces entiers sont sur le point d'être abandonnés, que l'agriculture et l'alimentation ne soient traitées qu'en fonction de considérations commerciales et financières? Pour Bertrand Hervieu, si le fameux slogan "Pas de pays sans paysans", mis en avant par les agriculteurs français, est autre chose qu'une simple formule, on ne peut accepter que quelques super-puissances s'arrogent le droit de prendre en main l'alimentation des autres pays. Et encore moins qu'elles s'en servent comme d'une arme politique. Il est temps de repenser la question de la faim dans le monde et les perspectives des agricultures modernes. Il faut déterminer la place spécifique que l'agriculture et l'alimentation tiennent dans la recomposition des équilibres du monde. L'avenir de tous est en jeu.
Nombre de pages
144
Date de parution
20/01/1997
Poids
160g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782080673176
Titre
Du droit des peuples à se nourrir eux-mêmes
Auteur
Hervieu Bertrand
Editeur
FLAMMARION
Largeur
135
Poids
160
Date de parution
19970120
Nombre de pages
144,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Qui sont les agriculteurs français? L'auteur propose une analyse de la recomposition et de la redéfinition de leur place et de leur métier dans notre société. «La fin des paysans» a signifié l'avènement d'une agriculture moderne, la crise actuelle dessine les contours d'un nouveau métier.
L'agriculture française et le monde rural peuvent-ils sortir de la crise? Quel est leur avenir? Au-delà de la mutation qu'ils traversent, et qui s'apparente à la fin d'une civilisation, il faut envisager de nouvelles perspectives. Celles-ci surgissent là où les intérêts des agriculteurs rencontrent les aspirations de la société contemporaine: cadre de vie, qualité des productions, aménagement des territoires, sauvegarde des patrimoines et des espèces... La profession agricole a de nombreux atouts pour entrer dans le troisième millénaire, et une chance à saisir. Mais elle doit se doter de l'ambition à long terme qui lui permettra dès aujourd'hui, non seulement de définir elle-même sa stratégie dans les négociations internationales, mais aussi de donner un sens nouveau au métier d'agriculteur.