Hersh Seymour M. ; Behr Edward ; Mourlon Jean-Paul
ARCHIPOCHE
8,65 €
Epuisé
EAN :9782352874867
Extrait de la préfaceLongtemps attendue, redoutée par l'Amérique tout entière, la voilà enfin révélée, cette Face cachée du clan Kennedy. Pour s'atteler à ce gigantesque travail de déconstruction du mythe JFK, il ne fallait pas moins que Seymour Hersh, l'ancien journaliste vedette du New York Times, prix Pulitzer en 1970 pour son enquête sur le massacre du village vietnamien de My Lai par une compagnie de GI. Cette révélation avait horrifié le monde et conduit à l'inculpation de 29 soldats (dont 19 ne seront toutefois jamais jugés), le président Nixon intervenant personnellement pour condamner aux arrêts le commandant de la compagnie.Investigations sur le terrain, examen minutieux de tous les documents rendus publics ou classés «confidentiel»: pour son papier sur My Lai comme pour huit autres affaires du même calibre, Seymour Hersh est toujours resté fidèle à sa méthode de travail. Et la détermination, le respect de l'éthique, la probité et le talent d'écriture qu'on lui connaît se retrouvent intacts dans le présent ouvrage, passionnant de la première à la dernière page.Des années de formation politique à l'entrée de JFK à la Maison Blanche, Hersh jette une lumière crue sur les zones laissées dans l'ombre par les biographies traditionnelles. Ainsi révèle-t-il, entre autres, qu'en 1947, alors que Kennedy menait campagne pour être élu au Congrès, il s'enticha d'une certaine Durie Malcolm et l'épousa. Mariage gênant pour un futur candidat à la présidence, auquel son père Joe mit bon ordre en faisant disparaître tous les documents officiels. Six ans plus tard, Jacqueline Bouvier ferait une First Lady bien plus présentable.Autre aspect peu glorieux du mythe Kennedy: le président était doté d'un appétit sexuel hors du commun et se laissait volontiers aller à quelques confessions égrillardes. À l'un de ses gardes du corps, il déclara un jour: «Baiser avec une femme que je ne connais pas me donne des migraines atroces.» Les membres de son service de sécurité furent d'ailleurs les premiers à être témoins de ses frasques et des parties fines organisées presque chaque soir à la Maison Blanche, en l'absence de Jackie. Celle-ci, cruellement consciente des infidélités de son époux, en était arrivée à le prévenir de l'heure à laquelle elle rentrerait pour qu'il ait le temps de renvoyer ses maîtresses...Sans doute un journaliste, dans cent ans, jettera sur l'ère Clinton le regard que porte Hersh sur l'ère Kennedy. Mais, contrairement à Clinton, JFK a toujours su protéger sa vie privée derrière une multitude de boucliers: son père et son frère, en premier lieu, mais aussi des journalistes dévoués à sa cause comme Ben Bradlee, qui fut à de nombreuses reprises la voix de la Maison Blanche dans la presse nationale (il n'est du reste pas surprenant qu'à la sortie de ce livre ce soit Bradlee qui ait adressé à Hersh les critiques les plus virulentes). Rédacteur en chef du Washington Post - et voisin de Kennedy à Georgetown, faubourg huppé de la capitale -, ce dernier était un intime du président (intime au point que les femmes de sa famille, et notamment sa belle-soeur, ont toutes subi, un jour ou l'autre, les avances de JFK). Juste avant son élection, Kennedy lui avait confié: «Ne crois pas que j'ai l'intention de nommer tous mes amis ambassadeurs. Toi, par exemple, tu resteras journaliste... et tu continueras d'écrire des bons papiers sur moi!» En fait, Hersh le démontre avec brio, Kennedy était l'un des présidents les plus intransigeants qui fut avec la presse. Bradlee lui-même l'a reconnu.
Hersh Seymour M. ; Berton Gilles ; Clarinard Raymo
Seymour Hersh est une légende du journalisme d'investigation. Depuis trente-six ans, par des enquêtes exemplaires, il a été l'empêcheur de tourner en rond de tous les présidents qui se sont succédés à la Maison Blanche. Dans Dommages collatéraux, Seymour Hersh dévide pour nous l'écheveau des manipulations et des man?uvres qui ont conduit du Word Trade Center à Abou Ghrahib. Nourri par les nombreuses confidences de " sources " haut placées, le récit de Seymour Hersh nous plonge au c'ur même du pouvoir américain. Qu'il soit question des agissements de la " Cabale ", le petit groupes de néo-conservateurs qui a manigancé la guerre d'Irak, du rapport confidentiel de 2002 dénonçant les tortures à Guantanamo Bay, préfiguration directe d'Abou Ghraib, ou encore de l'opération Anaconda pendant laquelle les GI, par l'incompétence de leur commandement, ont laissé filer Oussama Ben Laden... Est-il nécessaire de préciser que pas une des informations de Seymour Hersh n'a été démentie par l'administration, sa seule réponse étant : " Seymour Hersh est un menteur " ? Ce livre se lit comme un antidote de la désinformation.
Dans la nuit du 1er au 2 mai 2011, Oussama ben Laden, alors l'homme le plus recherché de la planète, est exécuté par un commando de Navy Seals. Dans les heures qui suivent, le Président Obama annonce lui-même la mort de l'instigateur des attentats contre les tours du World Trade Center. Seymour Hersh, le plus célèbre, le plus jalousé, le plus controversé des journalistes d'investigation américains, ne croit pas à la thèse officielle de l'élimination de Ben Laden. Lui qui a révélé le massacre de My Lai au Vietnam en 1969 (qui lui valut le prix Pulitzer) et les sévices infligés dans la prison d'Abou Ghraib en Irak estime que la version de la Maison-Blanche aurait pu être écrite par Lewis Carroll. Il est en effet étrange que les services secrets pakistanais, alliés des Américains mais aussi soutiens du terrorisme islamique, n'aient pas été informés de ce coup d'éclat. Il est troublant que le corps de Ben Laden ait disparu, immergé en pleine mer et que tous les documents concernant cette élimination aient été classés secret défense. Dans cette ténébreuse histoire, tout semble légendes et mensonges. Mais où est la vérité ? Voici donc la contre-enquête de Seymour Hersh, dont la parution dans la très sérieuse London Review of books fit l'effet d'une bombe.
C'est un plan effrayant que concocte aujourd'hui le gouvernement américain : transformer les agents des services de renseignements en tueurs, comme ce fut le cas pendant la guerre du VietNam : 40 000 personnes, accusées de sympathie pour le communisme, avaient alors été liquidées sommairement. L'assassinat d'ennemis des États-Unis par des agents secrets était formellement interdit depuis 1976. Tout a changé depuis le 11 septembre 2001. Les assassinats de ceux qui sont susceptibles de menacer l'Amérique ne sont plus interdits. Cette nouvelle politique est très critiquée au sein des Services secrets eux-mêmes : elle transforme les agents des Forces spéciales en tueurs professionnels au dépens de leurs tâches, comme le renseignement ou la diffusion de fausses nouvelles. Beaucoup de responsables militaires craignent que les unités chargées de cette besogne ne deviennent vite hors de contrôle. Cette politique est également en oeuvre en Irak où une nouvelle force spéciale a été mise en place pour éliminer physiquement les opposants baasistes. Ces forces sont formées et entraînées par les Israéliens qui servent aussi de conseillers pour toutes les opérations. Toutes ces informations sont interdites de diffusion. Elles sont financées sur le budget de l'État américain à hauteur de 6,5 milliards de dollars pour la seule année 2004.
Le thème central de cet ouvrage est de mettre en perspective la tentative américaine, dans la période suivant la Seconde Guerre mondiale, de surmonter les contradictions entre les principaux pays capitalistes en établissant une économie politique mondiale sous l'hégémonie des USA. L'idée centrale de cette architecture était basée d'une part sur la perception du " danger rouge ", et d'autre part sur la conviction que la complémentarité économique entre les membres de l'alliance occidentale serait permanente.
Le Prophète occupe une place unique dans la conscience et la vie des musulmans. Il est l'Envoyé de Dieu, celui qui a reçu et transmis le Coran. Il n'est pourtant pas un médiateur: Muhammad ne fut qu'un homme, qui a transformé le monde à la lumière des révélations et des inspirations qui lui sont parvenues de l'Unique. Cette humanité assumée, élue et inspirée fait de lui un modèle pour les fidèles d'aujourd'hui. Son parcours renvoie aux questions premières et éternelles: sa vie est une invite à l'humilité, à la fraternité, au respect, à la justice et à la paix. Mais aussi, et surtout, à l'amour. C'est pourquoi le souffle de la Révélation porte un enseignement utile à tous les hommes, qu'ils soient ou non musulmans. Humanité, exemplarité: telles sont les deux dimensions à travers lesquelles Tariq Ramadan restitue la figure fondatrice de l'islam. S'appuyant sur les sources les plus fiables, il restitue le parcours et les actions de Muhammad, accompagnant son récit de réflexions sur le sens profond de cette vie. Parce qu'il souligne l'actualité de la parole du Prophète, ce livre est également une introduction privilégiée à l'islam.
Je serai sombre, française, à la mode et difficile; vous serez douce, ouverte, anglaise et belle. Quelle paire nous formerons! Quel homme pourra nous résister?" Tels sont les premiers mots prononcés par Anne Boleyn à l'endroit de sa soeur Marie quand elle la rejoint, en 1522, à la cour d'Angleterre. Introduite au palais de Westminster, à l'âge de 14 ans, Marie Boleyn séduit le roi Henri VIII auquel elle donnera deux enfants. D'abord éblouie par le souverain, elle comprend qu'elle sert d'appât au milieu des complots dynastiques. Quand l'intérêt du roi pour elle s'émousse, Anne est chargée de le séduire à son tour. Désir, haine, ambitions, trahisons. Se déroulant sur quinze ans, cette fresque historique, racontée à la première personne par Marie Boleyn, dépeint les rivalités au sein de la dynastie des Tudor. Une histoire qui se terminera dans le sang.
Ce roman est issu des Crimes célèbres d'Alexandre Dumas (1839-1840), l'un des premiers recueils de Dumas. Modèle du Prince de Machiavel (l'une des lectures de Dumas), César Borgia, fils du pape Alexandre VI, étend sa puissance sur Rome. Tous les moyens sont bons pour écarter ennemis et rivaux. Ses crimes n'auront aucune limite, puisqu'il va jusqu'à éliminer, par le poison ou les armes, les membres de sa propre famille: son frère aîné Francesco, les maris de sa soeur Lucrèce et les maîtresses qui eurent le malheur de se laisser attirer par son pouvoir et de partager son lit. Le poison qu'il verse finira cependant par se retourner contre lui...Écrivant cette sanglante histoire, Dumas revient à la voluptueuse et cruelle Renaissance, cadre de son premier triomphe théâtral, Henri III et sa cour (1829).
En 1536, Henry VIII, roi d'Angleterre, a fait décapiter pour adultère, inceste et haute trahison sa deuxième épouse, Anne Boleyn, qui n'a pas enfanté l'héritier mâle qu'il espérait. Quelques jours plus tard, il épouse Jane Seymour, qui lui donnera un fils, le futur Edouard VI, mais décèdera en couches en 1537. Moins de trois ans plus tard, il se marie avec Anne de Clèves dans le cadre d'une alliance avec les Protestants. Mais, incapable de consommer son mariage, il décide d'en obtenir l'annulation pour convoler avec la très jeune Katherine Howard, nièce de l'ambitieux Thomas, duc de Norfolk. Malgré la vigilance de Jane Boleyn, sa dame d'atour alliée du duc, la nouvelle reine noue une liaison avec Thomas Culpepper. En 1542, cette infidélité causera sa perte. Elle aussi subira le sort réservé à sa cousine Anne six ans plus tôt. Trois épouses, trois destins tragiques... Avec brio, Philippa Gregory nous plonge dans les arcanes de la cour, où machinations, intrigues et complots pour accéder ou conserver le pouvoir se succèdent, et dont les femmes sont souvent les premières victimes...
4e de couverture : C'est l'histoire d'une frontière toujours repoussée... Cet atlas inédit offre plus de 100 cartes et documents pour raconter les États-Unis du XVIe siècle à nos jours : ¿ Du XVIe au XVIIIe siècle, la naissance d'un pays : les vagues successives d'immigration et l'expansion territoriale qu'elles engendrent ¿ Au XIXe, les mutations d'une ampleur et d'une rapidité inédites : la jeune Amérique devient une puissance grâce à l'urbanisation, l'industrialisation et une nouvelle immigration ¿ Le XXe siècle est marqué par d'importantes crises auxquelles succèdent une immense prospérité et un rôle géopolitique toujours plus incontournable ¿ Enfin, un XXIe siècle qui débute en révélant des failles dans les institutions et des inégalités grandissantes. Les Américains réussiront-ils à réinventer, une fois de plus, le « rêve américain » ?
Martin Luther King a dédié sa vie à la lutte contre le racisme et la ségrégation aux Etats-Unis. Le 28 août 1963, au terme d'une marche qui rassemble 250000 personnes, il prononce son fameux discours "I have a dream", véritable hymne à la liberté. La loi sur les droits civils, votée en 1964, établit l'égalité des hommes, quelle que soit leur race, au sein de la nation américaine. En 1882, Ernest Renan, lors d'une conférence restée célèbre, affirme que ni la race, ni la langue, ni la religion ne peuvent définir une communauté nationale.
Guerre en Irak, effondrement du système financier, faillite de grandes entreprises, forte poussée du chômage: les États-Unis traversent une crise majeure. Face à ce désastre, et dans sa course finale vers l'élection présidentielle de 2008, Barack Obama propose un programme de réunification nationale qui met un frein aux dérives de la finance et combat les inégalités sociales et raciales. Un discours qui n'est pas sans rappeler celui de Franklin D. Roosevelt, après la crise de 1929 dont l'Amérique sort ruinée. Il propose à l'époque un "New Deal", vaste projet social, économique et politique qui dessine les contours d'un "État-providence" à l'américaine.
Vingt-et-un des actuels Etats des Etats-Unis d'Amérique composaient en totalité ou en partie la Louisiane française laquelle occupait les immensités comprises entre le Canada au nord et le golfe du Mexique au sud. Ce fut à partir de la Louisiane que s'opéra la première conquête de l'Ouest. Elle fut française et précéda de presque deux siècles la ruée américaine vers les Montagnes Rocheuses. Coureurs des bois, missionnaires et militaires offrirent ces espaces infinis au roi de France qui leur donna son nom. Parmi ces intrépides pionniers, officiers et soldats oubliés durant des années, parfois des décennies, dans de petits postes perdus, inventèrent cette méthode coloniale française si originale, faite de la "parcelle d'amour" chère à Lyautey, alliée à l'adaptabilité imposée par un environnement hostile. Ayant réussi à constituer des alliances avec les tribus indiennes, ils résistèrent durant plus d'un siècle au rouleau compresseur anglais. Quasiment sans moyens, ces quelques dizaines d'hommes auraient en effet été balayés comme des fétus de paille s'ils n'avaient réussi à engager autour d'eux Chactas, Cherokees, Alibamons, Ouatouais et bien d'autres encore. Ils sont en quelque sorte les devanciers des "missionnaires au burnous bleu", ces officiers des Affaires indigènes, qui oeuvrèrent au Maroc. Ils sont les précurseurs de ces officiers et sous-officiers qui, en Indochine, servirent chez les Hmong ou parmi les Thaï. Comme eux, au bout de leur sacrifice et de leur aventure, se trouva l'abandon de ceux avec lesquels ils avaient combattu... C'est leur épopée qui est racontée dans ce livre.