Cahiers Jean Cocteau N° 8 : Jean Cocteau et la radio
Héron Pierre-Marie
NON LIEU
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EAN :9782352700920
Conçu sous la forme d'un dossier, ce Cahier dédié à la radio " de " Jean Cocteau cherche à couvrir de façon cohérente les idées et réalisations du poète dans ce domaine, mais s'adresse aussi à toutes les personnes curieuses d'en apprendre davantage sur les relations des écrivains français au média au cours du XXe siècle. Outre ses activités artistiques plus connues, Cocteau a en effet abondamment écrit pour la radio, produit des émissions (causeries, reportages, imitations), s'est livré à des interviews, des entretiens prolongés, des tables rondes. Il lui a confié de nombreux hommages saluant le talent d'artistes mêlés à sa carrière ou à sa vie. En acteur de son oeuvre, il a aussi interprété sur les ondes des rôles de ses pièces, ainsi que des poèmes. Signalons pour finir que la radio lui a inspiré également des dessins (voir le Cahier). Fournissant de très nombreux documents inédits, ce dossier rassemble des textes et propos dispersés dans lesquels le poète s'exprime sur la radio comme moyen de création et de communication et sur ce qu'il écoute (sections I à III) ; une série de quatre entretiens, dont deux avec Georges Ribemont-Dessaignes (section IV) ; des textes écrits pour la radio : hommages, entre autres à Apollinaire, Giraudoux, Dullin, Éluard, Proust, Cendrars... (section V) ; préfaces parlées et présentations d'émissions (section VI) ; causeries et déclarations, mais aussi des textes pouvant être qualifiés d'oeuvres à part entière : le sketch Dîner de têtes, l'adaptation des Enfants terribles par Agathe Mella, l'impromptu Miracle en quatre morceaux et le reportage Voyage de l'Orphée II (section VII). La dernière section complète l'ensemble en proposant des réactions d'écoute glanées dans la presse et ailleurs.
Nombre de pages
274
Date de parution
20/10/2010
Poids
583g
Plus d'informations
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EAN
9782352700920
Titre
Cahiers Jean Cocteau N° 8 : Jean Cocteau et la radio
Auteur
Héron Pierre-Marie
Editeur
NON LIEU
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Poids
583
Date de parution
20101020
Nombre de pages
274,00 €
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Un Essai: Etude approfondie d'un grand texte classique ou contemporain par un spécialiste de l'oeuvre: approche critique originale des multiples facettes du texte dans une présentation claire et rigoureuse. Un Dossier: Bibliographie, chronologie, variantes, témoignages, extraits de presse. Eclaircissements historiques et contextuels, commentaires critiques récents. Un ouvrage efficace, élégant. Une nouvelle manière de lire Journal du Voleur de Jean Genet. Essai et Dossier réalisés par Pierre-Marie Héron. Le texte intégral de journal du Voleur de jean Genet est disponible dans la collection "Folio", n° 493
A l'automne 1949, les entretiens de Gide avec Jean Amrouche inaugurent un genre nouveau. Malgré un premier accueil en demi-teinte, celui-ci va vite se frayer un chemin dans les programmes de la radio d'Etat et s'y installer durablement. Après une éclosion foudroyante en 1950-1951, stimulée par le grand succès de presse et d'audience des entretiens de Léautaud et de Claudel, le nombre et le caractère inégal des réalisations entraînent un fléchissement d'intérêt début 1953. A partir de 1955, le genre entre dans une phase plus routinière de son existence, avec ses hauts et ses bas, que les décennies suivantes vont continuer d'alimenter de nombreux noms comme Prévert, Queneau, Audiberti, Aragon, Adamov, Ponge, Butor, Leiris dans les années 1960, Claude Simon, G.-E. Clancier, Kessel, Pieyre de Mandiargues, Césaire, Robbe-Grillet, Soupault dans les années 1970. Centré sur la première décennie du genre, Ecrivains au micro passe en revue une douzaine de séries, dans l'ordre de leur diffusion. Chacune fait l'objet d'un chapitre séparé, confié à un spécialiste de l'écrivain interrogé : Colette, Cendrars, Léautaud, Cocteau, Ghelderode, Duhamel, Breton, Montherlant, Paulhan, Paul Fort, André Chamson. Deux chapitres généraux décrivent, au début de l'ouvrage, la poétique de l'entretien-feuilleton à la radio et la réception des séries de la décennie dans la presse.
Cocteau est, au XXe siècle, l'incarnation la plus talentueuse et ta plus complète, dans presque tous les domaines de l'art et toujours à la pointe de l'époque, de ce que signifie un classicisme vivant, entretenu par une tradition orale et vécue. Avec lui s'impose une individualité littéraire fortement marquée par l'esprit de la conversation "à la française", en raison de sa fréquentation des salons parisiens et de son propre don de parole. Il propose un exemple intéressant de la manière dont cet esprit se mêle aux racines profondes de la création, en l'accommodant au désir de coïncider avec son époque. Son caractère emblématique vient de ses réflexions et publications sur le sujet, du rôle de leader qu'il s'est efforcé de jouer dans les années 1920 au service d'un rappel à "l'ordre considéré comme une anarchie" (un peu en marge de la puissante machine de La NRF), de ses attaches simultanément mondaines et avant-gardistes, de sa sensibilité sans logomachie à la réalité de la poésie. Prenant comme fil directeur l'influence de la conversation "à la française" et de ses trois valeurs directrices (clarté, esprit, naturel), cet ouvrage examine comment elle opère dans l'oeuvre littéraire de Cocteau, déployée dans toute la variété des petits et grands genres qu'elle investit: essais, causeries et conférences, émissions de radio, articles de presse, théâtre, fiction en prose, poèmes.
Le projet répond à une ambition de vulgarisation de la recherche sur l'écrivain auprès de tous les publics susceptibles d'être intéressés, au-delà du cercle universitaire d'une part, du cercle des amateurs déjà convaincus d'autre part. Au vu du contenu et de la diversité du fonds Cocteau, unepublication sur support numérique (DVD-ROM), enrichie d'un livret de 64 pages est apparue la plus adaptée. Le premier objectif de la réalisation de ces supports multimédias est de combiner une présentation de l'écrivain Jean Cocteau avec la valorisation et l'exploitation d'un fonds très riche (poésie, roman, dessin, danse, théâtre, cinéma, chanson, cirque, music-hall, journalisme, radio, décoration). du projet est de produire une nouvelle « lecture » de l'oeuvre de Cocteau par le biais, non pas d'une approche critique de forme académique (monographie, ouvrage collectif, actes de colloque), mais d'une « mise en scène » du personnage de l'écrivain et de son oeuvre, assortie d'analyses.
En ces années de l'entre-deux-guerres, marquées par des évolutions techniques considérables, le cinéma occupe, à côté du théâtre, une place non négligeable dans la vie d'Antonin Artaud. Cette place fut trop souvent ignorée ou minorée par la critique, peut-être en raison du caractère de divertissement populaire généralement attribué au cinéma, , peut-être aussi à cause des mobiles alimentaires fréquemment invoqués par Artaud lui-même pour justifier sa participation aux tournages. Cependant il eut la chance de tourner avec les plus grands réalisateurs de son temps : Abel Gance, Marcel L'Herbier, Maurice Tourneur, pour le domaine français ; Georg Wilhelm Pabst, Fritz Lang, Karl Theodor Dreyer, pour les domaines allemand et scandinave. Par conséquent, il apparaît dans des films tenus aujourd'hui encore pour des chefs-d'oeuvre du cinéma muet ou parlant. Bien qu'il incarne à l'écran le plus souvent des personnages secondaires, il obtint quelques rôles d'importance, lesquels se distinguent par une interprétation atypique, quasi indissociable de sa personne : Marat dans le Napoléon d'Abel Gance, le moine Massieu dans La Passion de Jeanne d'Arc de Dreyer, le prédicateur Savonarole dans Lucrèce Borgia, d'Abel Gance, ou encore le Rémouleur ange-gardien dans Liliom de Fritz Lang. En sus de sa carrière d'acteur " à-tout-faire ", Artaud s'adonne à l'écriture de scénarios, pratique très en vogue à l'époque, et partagée par nombre de poètes associés de près ou de loin au mouvement surréaliste. Dans le cadre de cet ouvrage, est développée une étude détaillée de ces textes, en prêtant une attention particulière à celui qui servit de support à la réalisation par Germaine Dulac de La Coquille et le Clergyman, considéré comme le premier film surréaliste. Le rapport du poète au cinéma se révèle toutefois ambigu, comme le prouve - à la lecture notamment de ses lettres - l'expression récurrente d'un certain dégoût, sa critique portant aussi bien sur la fadeur ou l'inanité des rôles qui lui sont confiés que sur l'industrialisation croissante du secteur, La condamnation tardive du cinéma par Artaud - condamnation liée à sa machinerie oppressive, tributaire du capitalisme, et à son idéologie visant la colonisation des esprits - n'est pas totale : pour cet éternel révolté, il était impossible d'en finir avec ce médium qui a fortement influencé sa théorie théâtrale
Un moment peu connu de la vie de Picasso. Un tournant dans son oeuvre. Déconcerté par l'art nouveau, victime de la drogue, le peintre allemand Wiegels (celui dont Mac Orlan ferait le héros de Quai des Brumes) se pendit dans son atelier de Montmartre, en 1908. Picasso, qui entretenait un rapport ambigu avec le jeune peintre homosexuel, fut durablement déstabilisé par sa fin tragique. Sa dépression s'accompagna d'une rupture dans son mode de vie et dans son premier style pictural, même si nombre de personnages de son oeuvre (les Arlequins) resteront "wiegelsiens". En même temps qu'elle s'attache au folklore et aux rapins de la Butte à la Belle Epoque, l'étude éclaire "l'homosexualité secrète" de Picasso, selon l'expression de Cocteau. Cette homophilie éclate parfois dans ses toiles et explique le caractère sado-masochiste larvé de certaines de ses amitiés, sa misogynie, son homophobie — exorcisme de protection.
Voici un livre courageux, élégant et érudit. Au-delà du rapport du Coran à la femme qu'on retrouve le long du texte, au-delà de la représentation islamique finement décrite d'un corps féminin diabolisé ainsi que du statut quasi servile de la femme, le livre aborde des questions taboues, se rapportant à l'institution des "mères des croyants". Il en dévoile les non-dits en décryptant le texte sacré selon une démarche nourrie par les sources les plus autorisées. Comme le souligne l'introduction "le thème profond de ce livre est la contestation féminine à la naissance de l'islam et la façon dont les textes religieux, Coran et Sunna, l'ont étouffée et ligotée, en un mot enchaînée". Mohammed Ennaji "n'a pas froid aux yeux" dans son approche du sacré, l'expression est de Régis Debray dans sa préface à un autre titre du même auteur. Elle se vérifie à nouveau dans "Le corps enchaîné".