La Somme des questions ordinaires d'Henri de Gand (v 1220-1293) s'ouvre sur un vaste traité d'épistémologie (trente-neuf questions) visant à établir la possibilité, la nature et les modalités du savoir humain dans la perspective de la fondation de la théologie comme science. Dans le prologue et les trois questions initiales, dont ce volume offre la première traduction française, Henri de Gand discute longuement du problème de la possibilité de la connaissance humaine face à l'écueil du scepticisme ; il mobilise les théories de la connaissance d'Aristote et d'Augustin, pour en proposer une synthèse originale ; il y présente enfin sa vision de l'histoire de la philosophie depuis son origine présocratique jusqu'à l'avènement de la théologie chrétienne. Attaquées par Duns Scot, qui accusera le maître gantois d'avoir falsifié Augustin pour ressusciter la doctrine des Académiciens, ces pages nous délivrent un document majeur autant pour l'histoire de l'augustinisme médiéval que pour l'histoire de la redécouverte du scepticisme antique.
Date de parution
21/01/2014
Poids
250g
Largeur
180mm
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EAN
9782711625253
Titre
SUR LA POSSIBILITE DE LA CONNAISSANCE HUMAINE
ISBN
2711625257
Auteur
HENRI DE GAND
Editeur
VRIN
Largeur
180
Poids
250
Date de parution
20140121
Nombre de pages
0,00 €
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Henri de Campion naît en 1613. Il a vingt-quatre ans à l'heure du Cid. Comme le héros cornélien, il a le goût de la guerre, de l'aventure et de l'honneur. Campion fait donc la guerre dans les armées de Louis XIII et de Richelieu. Puis se lance dans l'aventure: la régence d'Anne d'Autriche et la Fronde. Mazarin, les Grands, la famille royale sont les acteurs d'une tragédie politique dont le n?ud est un complot contre la vie du Cardinal. Campion, au nom de son honneur de gentilhomme, refuse d'obéir aveuglément aux passions du chef du parti aristocratique, le duc de Beaufort. L'échec du complot l'oblige pourtant à s'exiler. Il ne revient en France que deux ans plus tard, pour se marier et vivre à l'écart des intrigues. Il entre en 1651 dans l'armée royale - cette fois au service de Mazarin qui achève d'écraser la Fronde. Ce va-et-vient de la politique et de la guerre, cette suite de vicissitudes le détournent peu à peu de la vie active. Quand meurt sa fille aînée, âgée de quatre ans, qu'il adorait comme une image d'un autre monde plus pur, il se retire de celui-ci, n'ayant d'autre espoir qu'en Dieu. Ses Mémoires résonnent alors des accents douloureux et déjà romantiques inspirés par la retraite, la nature, la contemplation de la mort et l'appel du divin: on y entend, après l'écho des duels et des batailles, la rumeur de la prière.
Norman McLaren oeuvre dans le domaine onirique de l'animation. David Cronenberg est maître du genre de l'horreur intérieure. Que peuvent donc partager ces deux cinéastes canadiens aux univers si distincts ? Chacun a construit une relation à long terme avec un compositeur - respectivement Maurice Blackburn et Howard Shore. D'un duo à l'autre, le musicien occupe une place centrale au sein de la création collective ; sa musique se révèle comme une composante fondamentale. Quels processus créatifs lui permettent de se déployer ? Le livre fait la lumière sur les mécanismes collaboratifs et la pensée de ces duos. Plus généralement, il établit une poïétique de la création musico-filmique, décrit et comprend les processus créateurs filmique et musical qui déterminent la composition d'une musique de film et, plus encore, une musicalité de tout le complexe audiovisuel. Du cinéma d'animation expérimental (A Phantasy) au long-métrage de fiction (Crash, A Dangerous Method) en passant par le documentaire engagé (Jour après jour), l'auteure offre un portait inédit de pratiques musico-filmiques novatrices tout en proposant de nouvelles approches analytiques pour la musique de film.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.