La semblance du vivant. Contes d'images et d'effigies
Hawthorne Nathaniel ; Jenn Ronald ; Monfort Bruno
ULM
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EAN :9782728804474
Réputé pour la "noirceur puritaine" de certains de ses récits courts, Hawthorne, qui fut aussi écrivain pour enfants. a su donner à nombre de ses textes un aspect plus anodin ou plus aimable: si plusieurs des contes réunis ici peuvent passer pour d'inoffensives bluettes, ces charmantes histoires font jeu commun avec d'autres qui sont d'un abord plus déroutant et plus sombre. Dans les deux cas pourtant s'affirme l'idée de fantaisie: elle prévaut comme mode dominant de l'imagination créatrice pour donner forme et vie à des images qui, délaissant le domaine de la plate imitation du réel, glissent vers les limites du fantastique non sans brouiller les niveaux de la représentation. Fasciné par l'idée que l'oeuvre d'art s'anime sur le modèle de la sculpture de Pygmalion, Hawthorne peuple d'improbables effigies le monde de ses contes, images non seulement visibles mais formes en relief qui se meuvent avec la semblante de la vie.
Nombre de pages
366
Date de parution
26/10/2010
Poids
396g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782728804474
Titre
La semblance du vivant. Contes d'images et d'effigies
Auteur
Hawthorne Nathaniel ; Jenn Ronald ; Monfort Bruno
Editeur
ULM
Largeur
135
Poids
396
Date de parution
20101026
Nombre de pages
366,00 €
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Sur Hawthorne que l'on range parmi les introspectifs, le monde visible exerçait une fascination extraordinaire. Une cheminée fumant sous la pluie, un sourireà peine esquissé sur un visage humain, un bras qui se tendait par une fenêtre, tout lui servait de point de départ pour des méditations en quelque sorte infinies. Ce long regard pensif, lorsqu'il se tournait vers le monde intérieur, y découvrait des rapports secrets entre les desseins des hommes et le jeu délicat d'une volonté souvent incompréhensible qui les domine et les modifie".
A la fin de la République romaine, deux figures contrastées ont dominé la scène philosophique le Romain Cicéron et Philodème de Gadara, un Oriental hellénisé. Le rôle de Cicéron est bien connu, au moins comme historien de la philosophie ; celui de Philodème, le maître épicurien de la baie de Naples, commence seulement à l'être, depuis que sont réédités scientifiquement les textes transmis par les papyrus d'Herculanum. Il restait à étudier de près les liens unissant ces deux contemporains dont les ?uvres présentent des problématiques qui méritent d'être comparées, sur la politique, l'éthique, la théologie et surtout sur l'esthétique (rhétorique, poétique et musique) tel est l'objet de ce volume qui rassemble une bonne vingtaine de contributions de spécialistes français et étrangers. Leurs travaux font apparaître la fécondité philosophique des polémiques conduites par Cicéron et par Philodème et dessinent des perspectives nouvelles et prometteuses pour l'étude de la polémique philosophique en milieu romain.
Si je devais donner le nom de trois ouvrages américains qui promettent d'avoir une longue, même une très longue vie, je dirais sans hésiter La Lettre écarlate, Huckleberry Finn et Le Pays des sapins pointus. " Ce commentaire de Willa Cather dans sa préface de 1925 au livre de Jewett (1er éd. 1896) étonnera sans doute le lecteur français qui n'a pu encore parcourir dans sa langue les sentiers rocailleux du pays de Jewett. Il est temps aujourd'hui d'ajouter à la cartographie littéraire de la Nouvelle-Angleterre - entre le Boston de Henry James, le Walden de Thoreau et le Salem de Hawthorne - un autre coin de terre. Ce " pays " devient le lieu d'exploration d'une esthétique propre, lieu de négociation avec un imaginaire qui, retaillé à l'aune du quotidien, du féminin, donne au lecteur de ces petites pièces cousues à la manière d'un roman l'occasion de découvrir une autre vision de l'Amérique.
Cuore ("C?ur"), que les Italiens appellent couramment Le livre C?ur, a été le texte le plus lu en Italie entre sa publication en 1886 et la fin des années 1960. Reconstituant les multiples événements d'une année scolaire vécue par des enfants de Turin, il a connu une immense fortune littéraire avant de susciter chez certains intellectuels comme Umberto Eco une profonde et spirituelle aversion. Depuis sa traduction incomplète et approximative en 1892, on ne disposait d'aucune édition critique intégrale en français de ce livre, dont la portée pédagogique et politique pour l'Italie de la fin du XIXe siècle est comparable à celle du Tour de la France par deux enfants sous la IIIe République, et qui permet d'appréhender l'alchimie rêvée des vertus individuelles, civiques et patriotiques dans l'Italie libérale et bourgeoise une génération après son unification. Lire Le livre C?ur aujourd'hui, que l'on soit captivé ou irrité par l'abondance des bons sentiments qui s'y expriment, c'est d'abord vouloir retrouver une société où les apprentissages personnels prennent leur sens en incarnant une communauté nationale idéale.
Qu'elle s'appuie sur l'ornement, la peinture corporelle, le masque ou le pictogramme, la mémoire des peuples "sans écriture" a toujours paru labile, désordonnée, vouée à l'échec. Les "supports mnémoniques" dont parlent les historiens de l'écriture à propos de ces traditions sont régulièrement décrits connue des tentatives avortées de reproduire la forme extérieure d'un objet, ou des moyens graphiques simples d'exprimer des concepts élémentaires. Ce livre nous présente les résultats d'une vaste enquête anthropologique menée en Amérique indienne et en Océanie. Il analyse nombre de ces dispositifs visuels, tout en étudiant les contextes d'énonciation rituelle qu'ils impliquent et démontre une tout autre hypothèse: il existe une voie de la représentation chimérique par laquelle s'inventent des arts de la mémoire non occidentaux. Rien d'imitatif dans ces "supports mnémoniques" dont la forme mobilise le regard et invite à les décrypter. Ils sont les témoins visuels d'une série d'opérations mentales condensées en images efficaces, intenses et fragmentaires à la fois. Un nouveau champ de recherche s'ouvre grâce à l'étude de ces traditions iconographiques et orales qui concerne l'histoire des arts autant que l'ensemble des sciences sociales - une anthropologie de la mémoire.