Le café au Burundi au XXe siècle. Paysans, argent, pouvoir
Hatungimana Alexandre ; Chrétien Jean-Pierre
KARTHALA
32,00 €
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EAN :9782845866270
Le café, variété arabica, est entré au Burundi au début du XXe siècle par le biais des missionnaires du Cardinal Lavigerie pour être diffusé ensuite sous la colonisation belge, plus précisément entre les années 1930 et 1950. Cette culture baptisée " révolutionnaire " devait aider le paysan à produire de l'argent nécessaire aux finances coloniales, en même temps qu'elle allait lui permettre d'acquérir des biens imposés par la modernité. Cette étude sur la caféiculture, sous le double angle social et économique, renseigne sur la trajectoire suivie par la société rurale burundaise depuis un siècle. La " disciplinalisation " du travail paysan à travers cette activité s'est en effet accompagnée de la modification du paysage rural dans ses aspects économique, social et géographique. Ce livre permet en outre de découvrir les enjeux de l'introduction des cultures de rente dans les sociétés rurales de l'Afrique coloniale. L'auteur va au-delà de cette période pour relever les défis majeurs de la caféiculture burundaise actuelle. La crise du marché international du café ouvre la porte à toutes les passions dans un pays économiquement pris en otage par cette monoculture d'exportation, et de surcroît déchiré par une décennie de guerre. Le café est plus que jamais au cœur des polémiques politiques.
Nombre de pages
512
Date de parution
01/07/2005
Poids
680g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782845866270
Auteur
Hatungimana Alexandre ; Chrétien Jean-Pierre
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20050701
Nombre de pages
512,00 €
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Non, le prince Louis Rwagasore, héros de l'Indépendance, n'avait pas épousé une Hutu, mais bien une Tutsi Hima ! Non, en octobre 1965, il n'y a pas eu de coup d'État manqué par les Hutu, ni encore moins par les leurs exerçant comme gendarmes : c'était, à la man?uvre, le capitaine Michel Micombero et les hommes du commandant Jérôme Sinduhije...Oui, le tutsimètre existe : plus d'une fois, il a parlé ! Oui, le ventriotisme existe et il n'est pas l'apanage d'une ethnie...L'auteur démonte toute une série de lieux communs propres à l'Histoire et à la Société burundaises.
La mémoire " est le bagage humain par excellence que tout individu devrait emporter à la " semelle de ses souliers ". Ainsi, lorsque Madame Tiro Inaburundi, épouse du défunt Mutwe Simeho, relate depuis son exil européen l'existence au Burundi (les " événements ", l'impunité, la misère sociale, la maladie du SIDA, l'instrumentalisation de l'ethnisme et du régionalisme, mais aussi la puissance et l'immanence de Dieu, les rumeurs du quartier, les 1001 petits bruits qui font la vie), bien plus qu'un reflux du passé de son pays, c'est l'implacable et douloureux présent qui s'impose au lecteur, mêlé à toute la saveur du récit populaire. Une telle histoire individuelle avait été maintes fois recueillie, mais ici l'enregistrement est retranscrit, traduit, et les deux versions (kirundi-français) se retrouvent face à face, page après page.
L'homme d'affaires Mathias Hitimana (décédé en 2004) était un Burundais naturalisé belge, président-fondateur du PRP, formation politique née "Parti Royaliste Parlementaire", mais agréée sous le nom de "Parti pour la Réconciliation du Peuple". Sous cette bannière, il a présenté un candidat à l'élection présidentielle de juin 1993. Entre 1992 et 1999, à Louvain-la-Neuve, l'inclassable Hitimana -surnommé pour cela "Difficile", a animé avec brio pour la diaspora burundaise une série de conférences, dans le but de convaincre son auditoire d'intellectuels et/ou d'opposants à la dictature militaire que le retour à la monarchie constitutionnelle pourrait résoudre le problème national crucial : l'ethnisme. A travers l'évocation des dates marquantes du Burundi indépendant, ces débats faisaient ressortir les tenants et aboutissants de l'antagonisme Hutu-Tutsi entraînant l'instabilité et la guerre civile ouverte ou larvée. Ce, jusqu'à la mise au pas du régime et du peuple burundais sous la nouvelle et double "tutelle" des Etats de la Sous-Région et de la Communauté Internationale. Hitimana Le Difficile était un homme partagé entre sa patrie d'adoption et son attachement au pays natal. La loyauté à ses origines tutsi se heurtait à la pérennité de la Nation burundaise, de même que son allégeance à la Monarchie devait endurer les liens familiaux et commerciaux qu'il entretenait avec les militaires (tutsi) de la République. Cette parole, ainsi que les débats qu'elle a suscités, retranscrite intégralement et présentée par des spécialistes, constitue un témoignage d'histoire à verser au dossier d'une commission Vérité et Réconciliation au Burundi.
Les résultats des enquêtes menées auprès des Burundais révèlent une situation de francophonie impressionnante ; soit les locuteurs parlent le français, soit il s'expriment-en kirundi, mais jamais - surtout dans les situations informelles - les deux codes ne sont totalement séparés, puisque le kirundi vient exprimer ce que le français n'arrive pas à traduire, et vice versa. En d'autres termes, tantôt le kirundi seconde le français, tantôt le français seconde le kirundi : de là naît le parler bilingue. Sous quelles formes se présentent alors les éléments des codes en présence ? Et que devient la langue française dans cette aventure de cohabitation ? C'est à ces questions que l'auteur, Jacques Hatungimana, apporte différents éclairages, appuyés sur des exemples concrets et fort variés.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.