Première Guerre mondiale, panislamisme et nationalisme tunisien. Parcours de figures tunisiennes en
Hajji Iman ; Moreau Odile
KARTHALA
32,00 €
Epuisé
EAN :9782811118853
Lié au thème du mouvement national tunisien dans le contexte du protectorat français imposé à la Tunisie, cet ouvrage s'inscrit dans le champ de l'histoire des idées. Il examine la politique orientale menée par les autorités allemandes en situation de rivalité avec les puissances britannique et française et le tropisme en faveur de l'ottomanisme ayant conduit une pléiade d'intellectuels tunisiens à établir des liens avec des représentants allemands, jusqu'à séjourner en Allemagne, de manière plus ou moins durable, au cours du premier conflit mondial. L'ouvrage est consacré à l'exploration des liens entre cinq intellectuels tunisiens exilés, notamment Sálih as-Sarif at-Tunisi, Muhammad al-Hidr Husayn, 'Ali Bai Hàmba, Muhammad BSA Hàmba et Muhammad 'AIT al-Hàmmi, marqués parla cristallisation de la lutte contre la colonisation et la promotion du panislamisme par les Ottomans. Il montre comment se sont formées des affinités idéologiques et une communauté d'intérêts entre ces penseurs, d'un côté, et des hommes politiques allemands, de l'autre. Evitant la recherche classique des influences, l'auteur opte pour l'étude des interactions entre le parcours individuel et l'histoire globale qui permet également d'éclairer l'actualité. L'étude nous montre, entre autres, comment l'idée du gihad a été ressuscitée et instrumentalisée par les services secrets allemands, qui ont tenté de soulever les peuples des pays musulmans et comment ces mêmes services secrets ont pu s'appuyer sur le soutien des militants panislamistes et/ou nationalistes. La décolonisation viendra presque quatre décennies plus tard. Ainsi, cet ouvrage touche à un vécu amer et traumatique dont nous vivons encore aujourd'hui les répercussions et les retours du refoulé.
Nombre de pages
348
Date de parution
07/07/2022
Poids
470g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782811118853
Auteur
Hajji Iman ; Moreau Odile
Editeur
KARTHALA
Largeur
150
Date de parution
20220707
Nombre de pages
348,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Si on voulait un jour écrire l'histoire du djihad, il faudrait alors prendre en compte les plans politisés développés par des non-musulmans qui, en instrumentalisant la religion, sacralisaient la guerre. Ce livre recueille deux textes de la plume du baron Max von Oppenheim (1860-1946). Avec son " Mémoire concernant la révolutionnarisation des territoires islamiques de nos ennemis ", rédigé au gouvernement allemand à l'éclatement de la Première Guerre mondiale (1914), il livre un plan dont les conséquences résonnent encore aujourd'hui : mobiliser les musulmans arabes, persans et afghans pour la " guerre sainte ". Avec le second texte, rédigé pour le gouvernement nazi en pleine guerre (1940), visant de nouveau l'incitation des musulmans au soulèvement, Max von Oppenheim semble vouloir réaliser les ambitions ayant échoué lors de la Première Guerre mondiale.
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A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.