Hagiwara Sakutaro ; Andro-Ueda Makiko ; Arneodo Ka
CONFERENCE
21,00 €
Prévente
Sortie prévue le 11 septembre 2026
EAN :9791097497873
Première traduction française d'un recueil d'Hagiwara Sakutaro. Hagiwara Sakutaro fait partie de la "? jeune génération ? " des poètes japonais nés dans les années 1880, soucieux de créer dans leur langue maternelle une poésie libérée à la fois du carcan des rythmes fixes du tanka et du haïku, et de la tradition érudite du kanshi (poésie "? à la chinoise ? "). Eblouis par la poésie française de la seconde moitié du XIXe siècle (notamment le Parnasse et le symbolisme) qu'ils avaient découverte dans des traductions récentes, inspirés par la musicalité de Verlaine et les dons d'orfèvre de Baudelaire, ils désiraient avant tout exprimer les multiples facettes de la sensibilité contemporaine dans des textes qui feraient la part belle à l'affirmation du "? Moi ? ". Dès le milieu des années 1900, les recherches destinées à mettre au point une "? poésie libre en langue parlée ? " (kôgo jiyû shi) se succèdent au fil de tâtonnements d'où émergent quelques oeuvres marquantes, notamment celles de Takamura Kôtarô (1883-1956) et de Muroo Saisei (1889-1962). En 1917, Hagiwara Sakutarô, auteur presque inconnu, se révèle avec le recueil Tsuki ni hoeru (Hurler à la lune), dont Kitahara Hakushû (1885-1942), lui-même immense poète, tente de cerner la singularité par cette formule lapidaire ? : "? Un rasoir plongé dans un parfum mélancolique. ? " Ce recueil fait de Sakutaro père incontesté de la poésie moderne libre au Ja-pon ? : une langue poussée à son degré le plus extrême de fluidité cristallise, jusqu'au malaise, et, dans une dissonance voulue, la sensibilité d'un être en quête d'un Idéal, impuissant face à la platitude inquiétante du monde qui l'entoure, comme aux pulsions morbides de son propre univers intérieur. Le recueil intègre les illustrations de l'original, réalisées par deux amis de l'auteur, Tanaka Kyôkichi (1892-1915) et Onchi Kôshirô (1891-1955). Il est introduit par une préface des traducteurs, et complété par une étude de Makiko Andro-Ueda.
Nombre de pages
144
Date de parution
11/09/2026
Poids
290g
Largeur
142mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9791097497873
Auteur
Hagiwara Sakutaro ; Andro-Ueda Makiko ; Arneodo Ka
Editeur
CONFERENCE
Largeur
142
Date de parution
20260911
Nombre de pages
144,00 €
Disponibilité
Prévente
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Dark Schneider est le plus puissant sorcier des forces du mal, mais un sortilège l'a transformé en un inoffensif gamin. Seul le baiser d'une jeune fille peut lui rendre ses pouvoirs et l'obliger à défendre le royaume de Metalicana. Inspiré par les jeux de rôles, Bastard!! c'est toute la richesse de l'heroic fantasy japonaise pleine d'humour et de dérision.
Kazushi Hagiwara a créé dans Bastard le personnage le plus odieux, le plus prétentieux et sans aucun doute le plus méchant de toute l'histoire du manga: Dark Schneider. Ce terrible sorcier aux multiples pouvoirs qui se cache dans le corps d'un jeune garçon, n'a qu'une seule idée en tête: régner en maître absolu sur une terre où la magie noire côtoie une religion très proche du Christianisme.Cette série est considérée comme le plus beau travail de trame à ce jour.
Dark Schneider affronte Kay Han, une magicienne très puissante et bien faite de sa personne... Il est aidé dans la bataille par Harry Sheen qui, dans l'épisode précédent, n'avait pas pu le tuer et s'était rallié à son pouvoir. Kay Han est vaincue, mais Dark Schneider lui laisse la vie sauve et s'en fait une amie. Cependant, alors que le sorcier est redevenu l'inoffensif Lucié, un vampire secondé par des loups-garous tente de la capturer. Nous retrouvons ici les aventures de Dark Schneider, dont l'apparence alterne entre celle d'un enfant craintif et celle d'un guerrier fou dont le seul plaisir est de tout détruire...
Dark Schneider est le plus puissant sorcier des forces du mal, mais un sortilège l'a transformé en un inoffensif gamin. Seul le baiser d'une jeune fille peut lui rendre ses pouvoirs et l'obliger à défendre le royaume de Metalicana. Lui-même tiraillé entre le bien et le mal, Dark Schneider doit affronter ses anciens amis comme Gala, le prince Ninja, ou Harry Sheen et Kay Han les magiciennes. Tous ont dû s'abaisser devant sa force, aussi la terrible Archess Ney va-t-elle devoir elle-même entrer en scène. La rencontre se déroulera devant les murailles de Metalicana dont le sort dépend de l'issue de ce combat de titans...
L'ouvrage reprend, dans l'ordre chronologique de leur parution, de 1959 à 1993, des textes majeurs de Giancarlo De Carlo (1919-2005), qui n'ont jamais fait l'objet d'une traduction française ? ; il voudrait ainsi faire mesurer l'ampleur de cette oeuvre et son importance pour qui se soucie de l'espace où il vit Le lecteur est ainsi invité à suivre le parcours et le développement d'une pensée qui commence par prendre ses distances avec l'emprise du Mouvement Moderne et s'achève par une "? méditation pédagogique ? " d'une exceptionnelle qualité sur la tâche de l'architecte aux prises avec toutes les dimensions du lieu, par lesquelles jamais la ville ne devrait perdre de vue la qualité du territoire où elle s'insère. La réflexion sur l'architecture, proposée par un esprit soucieux de précision et essentiellement tourné vers la transmission la plus claire possible au public, aux étudiants, à tous ceux qui ont le goût du lieu où vivre, est si peu séparée de celle sur le contexte physique, géographique, historique, qu'elle prend tout ensemble tournure esthétique et politique ? : Giancarlo De Carlo a souci des conditions mêmes de l'architecture et des domaines que celle-ci doit aborder pour exister pleinement comme architecture : c'est ainsi qu'il se penche aussi bien sur l'université où elle s'enseigne, les débats qui agitent cette dernière dès avant 68, l'administration et les plans que son déploiement urbanistique suppose, les formes et les territoires où elle s'inscrit et qu'elle réinvente, que sur le public auquel elle s'adresse, moyennant l'idée de la "participation" , trop souvent mal comprise, retrouvant ainsi sa dimension d'habitation et de négociation avec l'espace réel où vivre et trouver des raisons de vivre.
Le prestige de l'architecture se mesure à l'aune d'une notion qui, à la différence du beau, de l'utile ou de la construction, est restée dans l'ombre des traités. C'est dans le berceau de l'architecture occidentale, à l'époque où l'art de bâtir était avant tout une offrande, que la dignité se fait jour, avec la colonnade sous fronton, visage du temple hellénique. La force de cette figure du portique laissera une marque si profonde dans les esprits que la production architecturale s'en inspirera au cours des siècles pour entretenir l'image de la dignité, au bénéfice du prince, de l'évêque ou de la collectivité. Percer le secret de cette longévité et de cette universalité conduit à retracer la généalogie des multiples motivations derrière l'acte d'édifier. La dignité, qui a survécu à son premier visage, dont les maîtres modernes ont renouvelé l'expression, est ce au nom de quoi les pouvoirs ont occupé la scène et décoré la ville, mais aussi ce dont le projet architectural s'est nourri pour noyauter les savoirs constructifs, ennoblir la fonction pratique des murs et vaincre la disparité des lignes du plan, de la coupe et de l'élévation par la volonté d'un tout ordonnateur. Elle peut mobiliser un plan souverain, à l'image du naos détaché et autonome, comme l'illustrent la Nouvelle galerie nationale de Berlin de Mies van der Rohe ou la bibliothèque Exeter de Kahn, ou une certaine manière de défier la gravité, que l'on peut observer aussi bien dans les palais des communes italiennes du Duecento que dans la modernité brésilienne - comme la Faculté d'architecture de Sao Paolo d'Artigas -, ou encore l'art de soulever, dont certains projets corbuséens - notamment la Cité radieuse - sont l'éclatante manifestation. Des premières cités occidentales à la ville postmoderne, cette notion éclaire d'un jour neuf les fonctions sociales du beau, mais aussi des notions majeures telles que l'utilité, la gravité, l'échelle, la structure, l'ordre ou le décor. La dignité permet également d'interroger sous un angle inédit les conditions de l'invention, la quête de sens depuis le siècle dernier, la place des modèles dans l'imaginaire des architectes, notre rapport au luxe et à la grandeur et notre attachement aux places dont les bâtiments ont la garde.
Origo Iris ; Dupont Pierre ; Hughes-Hallett Lucy ;
Guerre dans le Val d'Orcia, livre issu du journal que tient Iris Origo en 1943-1944 (Ed. Conférence, 2011), relatait un épisode dramatique de la bataille de Florence. Iris Origo avait accueilli dans sa propriété de La Foce des enfants, réfugiés des villes du nord prises sous les bombardements ? ; mais les Allemands étaient aux portes, étaient dans la propriété même, et il lui fallait conduire les enfants en lieu sûr, alors que la bataille faisait rage. Action discrète et courageuse, qui caractérise toute la vie de l'auteur. C'est cette même dignité et cette même discrétion que l'on retrouve dans le journal antérieur, L'Air se rafraîchit ? ; il embrasse les mois qui vont de mars 1939 à juillet 1940. Rien ici qui soit attention à soi-même ou rumination autocentrée ? : qu'il s'agisse de la vie à La Foce, des conversations avec les paysans de ce sud de la Toscane, des déplacements à Rome dans le milieu diplomatique, de la perception inquiète de l'imminence de la guerre, de l'analyse de la situation italienne ou du portrait de quelques-uns des hiérarques du gouvernement fasciste, les pages d'Iris Origo nous offrent, avec une rare élégance et une précision de regard acérée, un document de premier ordre sur la vie italienne de cette période troublée.
La peinture de Pierre-Yves Gabioud est une recherche poétique de l'accord entre le coeur et la nature. L'artiste, sensible aux beautés des paysages montagneux comme à celles des choses simples, met son art au service de leur révélation. Ses dessins suivent avec l'élégance des paysages chinois le profil d'un sommet, ses gravures saisissent la forme bigarrée des chalets, ses huiles font généreusement refléter la lumière qui frappe la surface noire des peaux de cerises. Ce choix lucide en faveur de la figuration est fondé sur la conviction que l'art a son lieu véritable dans la rencontre de l'intériorité de l'artiste et de l'altérité du monde. Pierre-Yves Gabioud, dans des fusains ou des monotypes, des aquarelles ou des peintures à l'huile, façonne d'oeuvre en oeuvre le lexique pictural où cet accord s'accomplit, un lexique fait de douceur, de profondeur, de fantaisie aussi. Le peintre et son pays reproduit plus d'une centaine d'oeuvres de l'artiste ? : celles-ci s'accompagnent d'un entretien qui vise à en faire connaître l'esprit, ainsi que de deux textes qui reviennent sur l'esthétique et la poétique si singulières et saisissantes de l'art de Pierre-Yves Gabioud.