L'aliénation. Vie sociale et expérience de la dépossession
Haber Stéphane
PUF
30,50 €
Epuisé
EAN :9782130565222
Elaboré par Marx pour sa première analyse du capitalisme, longtemps situé au centre des philosophies et des sociologies critiques inspirées par le marxisme, le thème de l'aliénation tomba brutalement en disgrâce il y a quelques décennies. On le soupçonnait alors de faire corps avec toute une série d'images et d'idées périmées : une nature humaine corrompue qu'il faudrait rétablir par-delà les errements de l'histoire, une subjectivité qui, normalement maîtresse de ses objets, en viendrait parfois à se perdre dans ses propres produits, ou encore une société moderne devenue totalement " étrangère " à des individus livrés sans restrictions aux mécanismes de l'assujettissement. Cet ouvrage propose d'abord un bilan critique de l'histoire contrastée de la problématique de l'aliénation depuis Marx. Mais il vise surtout à réhabiliter et à reconstruire cette problématique de manière non essentialiste, selon une inspiration psychosociologique et existentielle. Car à côté de catégories critiques similaires capables de commander des paradigmes dans la théorie sociale (" exploitation ", " domination ", " oppression ", " exclusion "...), celle d'" aliénation " mérite de retrouver une place de choix dans le champ de la réflexion philosophique et sociologique. Bien comprise, elle seule permet de concevoir directement le propre d'une vie qui passe à côté de soi-même et éprouve cette perte dans la souffrance et la limitation de soi. De ce point de vue, l'aliénation apparaît comme l'expérience concrète d'une dépossession de notre puissance d'agir individuelle qui reflète et exprime à sa manière, et sous des modes variables, quelques unes des différentes pathologies affectant la société. Tant que celles-ci proliféreront, il y aura quelque chose à penser sous le nom ancien d'" aliénation ".
Nombre de pages
377
Date de parution
23/11/2007
Poids
462g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782130565222
Titre
L'ALIENATION
ISBN
2130565220
Auteur
Haber Stéphane
Editeur
PUF
Largeur
135
Poids
462
Date de parution
20071123
Nombre de pages
377,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Les écrits de Habermas se signalent par l'importance quantitative et les fonctions essentielles qu'y occupe la discussion des sociologues, qu'il s'agisse de reprises interprétatives de " classiques " de la discipline ou de confrontations avec des auteurs contemporains. C'est que, si la philosophie a vocation à penser son époque, elle ne peut le faire, selon lui, qu'en prenant en compte, jusque dans la multiplicité foisonnante de leurs orientations, les savoirs empiriques qui se consacrent déjà à son exploration, et particulièrement dans le cadre de la sociologie. A partir de cette conviction se sont développées diverses stratégies d'appropriation du discours des sciences sociales dont l'examen permet de saisir à la fois la cohérence et les évolutions de l'?uvre de Habermas.
Intensification des crises écologiques, percée des biotechnologies, redéfinition des sexualités, perplexités nées des évolutions de la pratique médicale et des nouveaux rapports au corps: la période actuelle est riche en enjeux éthiques et politiques qui invitent à interroger notre relation à la nature. L'idée première de ce livre est que cette situation exige de redonner sa place à un vrai moment naturaliste dans notre réflexion. La reconnaissance d'une consistance et d'une productivité propres à la nature, qui s'imposent encore à l'activité humaine au moment où elle la dépasse, ne s'avère ni triviale ni superflue. Trop attachés au modèle de l'arrachement de l'homme à la nature, soucieux de contester les " naturalisations " idéologiques, convaincus que le naturel est d'abord une construction historique, sociologues et philosophes ne nous ont pas vraiment préparés à affronter les problèmes issus d'une modernité en crise. Pourtant, dans les marges de l'antinaturalisme " officiel ", les concessions et les à-côtés se sont progressivement accumulés. Çà et là, au détour de l'argumentation, on a vu réémerger des corps pulsionnels et vulnérables, des animaux qui nous ressemblent, des ancrages dans la vie et des interactions avec le milieu qui ne sont pas récusables, voire des perspectives de fraternisation avec la nature prise comme un tout. Sans le vouloir, la théorie sociale des dernières décennies a ainsi parfois joué le rôle d'un filtre critique et d'une instance efficace de redécouverte dont a besoin un naturalisme contemporain en quête de sobriété.
La thèse du " primat de la pratique " a-t-elle un sens acceptable ? Peut-on soutenir l'idée que l'intervention active et transformatrice dans le monde est plus importante que l'observation du monde et que la connaissance désintéressée de soi et des phénomènes, antérieure à elles ou encore plus caractéristique de l'existence humaine en général ? Cet ouvrage cherche à montrer que la réponse positive à ces questions s'impose très clairement. Sous la forme d'un bilan critique de l'apport des grands courants de la philosophie contemporaine qui, à un titre ou à un autre, ont orchestré le principe de " primat de la pratique " (du marxisme au pragmatisme, de la phénoménologie au post-modernisme), il voudrait en tout cas illustrer une problématique qui a profondément marqué l'anthropologie moderne et continue à enrichir notre idée de la relation que la philosophie peut entretenir avec son époque et avec les luttes qui le divisent.
Depuis les années 1980, un nouveau type d'organisation économique s'est imposé à nos sociétés, porté par les idéologies et les politiques néolibérales, soutenu par la mondialisation : le néocapitalisme. Si de nombreux travaux ont examiné les causes et les effets d'une telle mutation, Stéphane Haber propose une enquête critique plus générale sur les concepts et les hypothèses guidant l'analyse des formes et des forces à l'oeuvre dans la phase actuelle du capitalisme : quels sont les traits spécifiques du néocapitalisme ? Quelle ontologie sociale se trouve impliquée dans la mise en évidence de ses tendances propres ? Sur quelles bases peut s'appuyer la critique de ce néocapitalisme? En fin de compte, l'ambition de dépasser le capitalisme reste-t-elle légitime ? Toutes ces questions travaillent profondément la théorie sociale contemporaine. Il s'agit ici de prouver, pour renouveler la philosophie politique, que la stratégie théorique la plus féconde consiste à comprendre le capitalisme et le néocapitalisme en fonction du modèle des puissances aliénées, détachées de la vie et poursuivant aveuglément leur propre expansion. Mais, bien que ces puissances réclament et obtiennent de nombreuses complicités du côté de la vie, elles ne forment pas encore un système absolu qui ne laisserait plus aucune place à l'action et à la liberté.
Approche transversale des règles d'encadrementPREMIÈRE PARTIE : L'appréhension des aides 1 ? Logiques variables et enjeux communs 2 ? L'approche extensive de l'aide d'État 3 ? Approches plus partielles de la notion d'aide aux entreprises DEUXIÈME PARTIE : La mise en ?uvre des aides 1 ? Dérogations à la prohibition des aides d'État 2 ? La mise en ?uvre des aides européennes 3 ? La mise en ?uvre des aides en droit interne TROISIÈME PARTIE : Le contrôle des aides 1 ? Le contrôle de la compatibilité des aides d'État 2 ? Le contrôle des financements européens 3 ? Les contrôles découlant du droit interne 4 ? La régulation internationale des subventions QUATRIÈME PARTIE : La remise en cause des aides 1 ? La suppression des aides 2 ? Le contentieux des aides aux entreprise
Le marché du logement n'est pas un marché comme un autre. L'accès au logement, malgré son statut de droit opposable, est rendu de plus en plus difficile, notamment pour les jeunes générations, du fait de la progression importante des dépenses en logement des ménages. Pour des raisons similaires, l'accession à la propriété des ménages modestes est rendue de plus en plus en complexe. Le logement, premier actif du patrimoine des ménages, est devenu l'un des principaux vecteurs de transmissions intergénérationnelles. Le mal-logement et les situations d'exclusion continuent de progresser en France et la question se pose de la capacité de notre société à enrayer ces phénomènes aux facettes multiples. Les divergences observées entre les différents marchés du logement ont eu pour conséquence la rupture du parcours résidentiel d'un grand nombre de ménages. Apprendre à identifier et à vaincre les crises du logement qui traversent la France devrait constituer l'une des problématiques centrales du débat public pour les prochaines années.
Bachelard Gaston ; Bontems Vincent ; Canguilhem Ge
Pour une révolution permanente de la raisonRecueil d'articles dont la première édition a été publiée en 1972 dans la collection Bibliothèque française contemporaine. L'Engagement rationaliste suit l'intégralité de la trajectoire de Gaston Bachelard. Composé, titré et préfacé par Georges Canguilhem, ce recueil s'ouvre avec un manifeste épistémologique révolutionnaire (« Le surrationalisme ») rédigé en soutien au Front populaire, et s'achève avec l'éloge de Jean Cavaillès, l'ami chef de la Résistance assassiné par les nazis, manifestant ainsi le caractère engagé de l'épistémologie. Cet engagement consiste en premier lieu à suivre la science dans ses progrès : « il faut que le rationaliste soit de son temps, et j'appelle de son temps, du temps scientifique, de la science du temps que nous vivons actuellement ». Un tel rationalisme révise ses connaissances, ses méthodes et jusqu'à ses principes. Il ne lutte pas seulement contre le sens commun, mais aussi contre des normes de scientificité héritées du passé. Cette posture résolument progressiste résonne avec d'autres positions avant-gardistes. La présente édition, présentée et commentée par Vincent Bontems, précise l'origine des textes, restitue leur contexte, et identifie la source des citations et des concepts, afin d'éclairer le sens des engagements de la pensée et de l'existence de Bachelard.
Marx, Engels et nombre de marxistes ont été confrontés à la question nationale. Faut-il défendre la nation ? Sous quelles conditions et dans quel contexte ? Les plus célèbres figures du marxisme (Lénine, Rosa Luxemburg) ont proposé des solutions divergentes voire profondément contradictoires, et suggéré de soutenir certaines causes nationales (notamment celles des peuples opprimés) ou bien au contraire parfois de répudier toute appartenance à un territoire ou une culture. Récemment, la crise de l'Union européenne et l'implosion de plusieurs Etats-nations au Moyen-Orient ont remis sur le devant de la scène les problématiques nationales, que d'aucuns estimaient dépassé à l'heure de la mondialisation et de l'effacement (présumé) des frontières et des espaces nationaux. Ce numéro propose ainsi à la fois de revenir sur les définitions de la nation et du nationalisme proposées par les marxistes mais également sur des enjeux plus contemporains, à travers des études de cas concernant plusieurs continents.