Penser le néocapitalisme : vie, capital et aliénation
Haber Stéphane
AMSTERDAM
22,00 €
Épuisé
EAN :9782350960753
Depuis les années 1980, un nouveau type d'organisation économique s'est imposé à nos sociétés, porté par les idéologies et les politiques néolibérales, soutenu par la mondialisation : le néocapitalisme. Si de nombreux travaux ont examiné les causes et les effets d'une telle mutation, Stéphane Haber propose une enquête critique plus générale sur les concepts et les hypothèses guidant l'analyse des formes et des forces à l'oeuvre dans la phase actuelle du capitalisme : quels sont les traits spécifiques du néocapitalisme ? Quelle ontologie sociale se trouve impliquée dans la mise en évidence de ses tendances propres ? Sur quelles bases peut s'appuyer la critique de ce néocapitalisme? En fin de compte, l'ambition de dépasser le capitalisme reste-t-elle légitime ? Toutes ces questions travaillent profondément la théorie sociale contemporaine. Il s'agit ici de prouver, pour renouveler la philosophie politique, que la stratégie théorique la plus féconde consiste à comprendre le capitalisme et le néocapitalisme en fonction du modèle des puissances aliénées, détachées de la vie et poursuivant aveuglément leur propre expansion. Mais, bien que ces puissances réclament et obtiennent de nombreuses complicités du côté de la vie, elles ne forment pas encore un système absolu qui ne laisserait plus aucune place à l'action et à la liberté.
Nombre de pages
344
Date de parution
15/05/2013
Poids
440g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782350960753
Titre
Penser le néocapitalisme : vie, capital et aliénation
Auteur
Haber Stéphane
Editeur
AMSTERDAM
Largeur
140
Poids
440
Date de parution
20130515
Nombre de pages
344,00 €
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Résumé : Les écrits de Habermas se signalent par l'importance quantitative et les fonctions essentielles qu'y occupe la discussion des sociologues, qu'il s'agisse de reprises interprétatives de " classiques " de la discipline ou de confrontations avec des auteurs contemporains. C'est que, si la philosophie a vocation à penser son époque, elle ne peut le faire, selon lui, qu'en prenant en compte, jusque dans la multiplicité foisonnante de leurs orientations, les savoirs empiriques qui se consacrent déjà à son exploration, et particulièrement dans le cadre de la sociologie. A partir de cette conviction se sont développées diverses stratégies d'appropriation du discours des sciences sociales dont l'examen permet de saisir à la fois la cohérence et les évolutions de l'?uvre de Habermas.
Résumé : Intensification des crises écologiques, percée des biotechnologies, redéfinition des sexualités, perplexités nées des évolutions de la pratique médicale et des nouveaux rapports au corps: la période actuelle est riche en enjeux éthiques et politiques qui invitent à interroger notre relation à la nature. L'idée première de ce livre est que cette situation exige de redonner sa place à un vrai moment naturaliste dans notre réflexion. La reconnaissance d'une consistance et d'une productivité propres à la nature, qui s'imposent encore à l'activité humaine au moment où elle la dépasse, ne s'avère ni triviale ni superflue. Trop attachés au modèle de l'arrachement de l'homme à la nature, soucieux de contester les " naturalisations " idéologiques, convaincus que le naturel est d'abord une construction historique, sociologues et philosophes ne nous ont pas vraiment préparés à affronter les problèmes issus d'une modernité en crise. Pourtant, dans les marges de l'antinaturalisme " officiel ", les concessions et les à-côtés se sont progressivement accumulés. Çà et là, au détour de l'argumentation, on a vu réémerger des corps pulsionnels et vulnérables, des animaux qui nous ressemblent, des ancrages dans la vie et des interactions avec le milieu qui ne sont pas récusables, voire des perspectives de fraternisation avec la nature prise comme un tout. Sans le vouloir, la théorie sociale des dernières décennies a ainsi parfois joué le rôle d'un filtre critique et d'une instance efficace de redécouverte dont a besoin un naturalisme contemporain en quête de sobriété.
Résumé : Elaboré par Marx pour sa première analyse du capitalisme, longtemps situé au centre des philosophies et des sociologies critiques inspirées par le marxisme, le thème de l'aliénation tomba brutalement en disgrâce il y a quelques décennies. On le soupçonnait alors de faire corps avec toute une série d'images et d'idées périmées : une nature humaine corrompue qu'il faudrait rétablir par-delà les errements de l'histoire, une subjectivité qui, normalement maîtresse de ses objets, en viendrait parfois à se perdre dans ses propres produits, ou encore une société moderne devenue totalement " étrangère " à des individus livrés sans restrictions aux mécanismes de l'assujettissement. Cet ouvrage propose d'abord un bilan critique de l'histoire contrastée de la problématique de l'aliénation depuis Marx. Mais il vise surtout à réhabiliter et à reconstruire cette problématique de manière non essentialiste, selon une inspiration psychosociologique et existentielle. Car à côté de catégories critiques similaires capables de commander des paradigmes dans la théorie sociale (" exploitation ", " domination ", " oppression ", " exclusion "...), celle d'" aliénation " mérite de retrouver une place de choix dans le champ de la réflexion philosophique et sociologique. Bien comprise, elle seule permet de concevoir directement le propre d'une vie qui passe à côté de soi-même et éprouve cette perte dans la souffrance et la limitation de soi. De ce point de vue, l'aliénation apparaît comme l'expérience concrète d'une dépossession de notre puissance d'agir individuelle qui reflète et exprime à sa manière, et sous des modes variables, quelques unes des différentes pathologies affectant la société. Tant que celles-ci proliféreront, il y aura quelque chose à penser sous le nom ancien d'" aliénation ".
La thèse du " primat de la pratique " a-t-elle un sens acceptable ? Peut-on soutenir l'idée que l'intervention active et transformatrice dans le monde est plus importante que l'observation du monde et que la connaissance désintéressée de soi et des phénomènes, antérieure à elles ou encore plus caractéristique de l'existence humaine en général ? Cet ouvrage cherche à montrer que la réponse positive à ces questions s'impose très clairement. Sous la forme d'un bilan critique de l'apport des grands courants de la philosophie contemporaine qui, à un titre ou à un autre, ont orchestré le principe de " primat de la pratique " (du marxisme au pragmatisme, de la phénoménologie au post-modernisme), il voudrait en tout cas illustrer une problématique qui a profondément marqué l'anthropologie moderne et continue à enrichir notre idée de la relation que la philosophie peut entretenir avec son époque et avec les luttes qui le divisent.
L'ouvrage entend mettre en lumière les défis réels - et non fantasmés - auxquels est confrontée la gauche dans son rapport aux classes populaires aujourd'hui, montrant par là même qu'il n'y a rien d'irrémédiable aux difficultés présentées. La fragmentation des classes populaires n'est pas indépassable, à condition de ne pas partir d'une vision réductrice ou passéiste de ces milieux, mais plutôt de leur réalité matérielle et de l'actualité observée de leurs aspirations et mobilisations.