
La querelle de la statue de Baudelaire (août-décembre 1892)
Le 1er août 1892, Léon Deschamps lance dans La Plume une souscription pour un monument en hommage à Baudelaire : Rodin " a déjà accepté d'exécuter le travail que le comité décidera de lui confier, médaillon ou buste ". Leconte de Lisle préside le comité. Mallarmé s'active pour trouver des souscripteurs. Le projet est en bonne voie. Mais la sentinelle de l'ordre littéraire veille : Ferdinand Brunetière donne l'assaut le let septembre, dans la Revue des deux mondes. La polémique qui s'ensuit durant quelques mois, et dont nous suivons la trace dans les revues et journaux, ne tourne pas à l'avantage du critique auprès des jeunes poètes, fédérés dans leur baudelairisme, mais elle contribue à le faire élire à l'Académie française et à compromettre le projet. La querelle s'apaise. Les souscripteurs se dispersent. Le budget stagne. Rodin renonce. Un monument sculpté par un artiste moins célèbre, José de Charmoy, sera inauguré dix ans plus tard, au cimetière Montparnasse.
| Nombre de pages | 709 |
|---|---|
| Date de parution | 07/06/2007 |
| Poids | 898g |
| Largeur | 145mm |
| EAN | 9782840504979 |
|---|---|
| Titre | La querelle de la statue de Baudelaire (août-décembre 1892) |
| Auteur | Guyaux André ; Cervoni Aurélia ; Peigné Guillaume |
| Editeur | SUP |
| Largeur | 145 |
| Poids | 898 |
| Date de parution | 20070607 |
| Nombre de pages | 709,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Rimbaud. Tome 2
Guyaux AndréLes deux revues dévolues à Rimbaud, Rimbaud vivant et Parade sauvage, ne parviennent pas à se renouveler. Le ronron s'y est installé, entrecoupé de quelques invectives ciblées. Or quelques signes apparaissent d'un autre comportement critique, qui s'éloigne du biographisme et du positivisme ambiant, et des lieux communs post-berrichonniens. Notre modeste Cahier cultive à sa manière cette dissidence. Il n'a pas l'ambition de faire contrepoids à la toute-puissance du rimbaldisme intégré, mais il aura tenu ses promesses s'il contribue à restaurer le débat, la question, l'idée." André GuyauxÉPUISÉVOIR PRODUIT13,00 € -

Le Paris de Baudelaire
Guyaux AndréBaudelaire à Paris, c'est d'abord l'enfant heureux de la rue Hautefeuille, où il est né en avril 1821, puis le collégien du quartier Latin qui deviendra un jeune dandy, adepte d'une "vie libre" et fréquentant les milieux louches.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER10,90 € -

Baudelaire. Un demi siècle de lecture des Fleurs du mal (1855-1905)
Guyaux AndréLe 1er juin 1855, Baudelaire fait paraître dix-huit poèmes dans la Revue des deux mondes, sous le titre Les Fleurs du mal. Louis Goudall, qui en rend compte dans le Figaro, ne prévoit guère d'avenir à cette poésie " écoeurante " : " M. Baudelaire, déchu de sa renommée de surprise, ne sera plus cité désormais que parmi les fruits secs de la poésie contemporaine ". Prononçant une conférence sur Baudelaire, à Monaco le 19 février 1924, Valéry commence par ces mots : " Baudelaire est au comble de la gloire ". Entre-temps, que s'est-il passé ? À quelques exceptions près - Gautier, Banville, Leconte de Lisle, qui sont des poètes eux aussi -, les contemporains de Baudelaire n'ont vu dans sa poésie que l'expression du " bizarre " : elle est le Kamtchatka " du romantisme, où Sainte-Beuve la déporte. Dans les années 1860, une promesse apparaît pourtant : en exil à Bruxelles en 1866, le poète parle à sa mère d'une " école Baudelaire ".ÉPUISÉVOIR PRODUIT50,00 €
Du même éditeur
-

Le champagne. Une histoire franco-allemande
Poussou ; Desbois-Thibault ; Paravicini (dir.)EN STOCKCOMMANDER35,00 € -

Georges Simenon, la rédemption du faussaire. Les romans des années trente
Fourcaut LaurentRésumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER9,90 € -

Le Journal de Salonique. Un périodique juif dans l'Empire ottoman (1895-1911)
Guillon HélèneCe livre est une monographie du Journal de Salonique, publié dans la ville, alors ottomane, dont il porte le nom, entre 1895 et 1911. Il cherche à mettre en lumière, au sein de la presse juive de l'époque, la spécificité de ce périodique sépharade en langue française publié par et pour l'élite bourgeoise et commerçante de la ville, ainsi que son rôle dans la société salonicienne alors en pleine transformation. Le contexte de cette publication est en effet marqué par la modernisation de la société juive ottomane, mais aussi par les transformations politiques de l'Empire dans lequel elle s'inscrit. Face aux défis que représentent l'occidentalisation, le développement du sionisme et la montée des nationalismes dans les Balkans, le journal se fait à la fois miroir et acteur de la communauté en difficulté, proposant une redéfinition de l'identité juive, ottomane et salonicienne. Cette étude analyse le contenu du journal pendant ses quinze années de publication. Elle met en lumière les intentions de ses dirigeants, qui en font un outil de modernisation, les représentations de la société véhiculées par les rubriques " mineures " du périodique (chroniques mondaines, feuilletons, publicités) ainsi que la position ottomaniste et antisioniste des rédacteurs au sujet de l'avenir de leur communauté.ÉPUISÉVOIR PRODUIT19,00 € -

Le choix d'Hercule. Morales du premier XIXe siècle
Vanden Abeele-Marchal Sophie ; Pradeau ChristopheLe premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER24,00 €

