Baudelaire. Un demi siècle de lecture des Fleurs du mal (1855-1905)
Guyaux André
SUP
50,00 €
Épuisé
EAN :9782840504962
Le 1er juin 1855, Baudelaire fait paraître dix-huit poèmes dans la Revue des deux mondes, sous le titre Les Fleurs du mal. Louis Goudall, qui en rend compte dans le Figaro, ne prévoit guère d'avenir à cette poésie " écoeurante " : " M. Baudelaire, déchu de sa renommée de surprise, ne sera plus cité désormais que parmi les fruits secs de la poésie contemporaine ". Prononçant une conférence sur Baudelaire, à Monaco le 19 février 1924, Valéry commence par ces mots : " Baudelaire est au comble de la gloire ". Entre-temps, que s'est-il passé ? À quelques exceptions près - Gautier, Banville, Leconte de Lisle, qui sont des poètes eux aussi -, les contemporains de Baudelaire n'ont vu dans sa poésie que l'expression du " bizarre " : elle est le Kamtchatka " du romantisme, où Sainte-Beuve la déporte. Dans les années 1860, une promesse apparaît pourtant : en exil à Bruxelles en 1866, le poète parle à sa mère d'une " école Baudelaire ".
Nombre de pages
1143
Date de parution
21/06/2007
Poids
1 280g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782840504962
Titre
Baudelaire. Un demi siècle de lecture des Fleurs du mal (1855-1905)
Auteur
Guyaux André
Editeur
SUP
Largeur
150
Poids
1280
Date de parution
20070621
Nombre de pages
1 143,00 €
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Les deux revues dévolues à Rimbaud, Rimbaud vivant et Parade sauvage, ne parviennent pas à se renouveler. Le ronron s'y est installé, entrecoupé de quelques invectives ciblées. Or quelques signes apparaissent d'un autre comportement critique, qui s'éloigne du biographisme et du positivisme ambiant, et des lieux communs post-berrichonniens. Notre modeste Cahier cultive à sa manière cette dissidence. Il n'a pas l'ambition de faire contrepoids à la toute-puissance du rimbaldisme intégré, mais il aura tenu ses promesses s'il contribue à restaurer le débat, la question, l'idée." André Guyaux
Baudelaire à Paris, c'est d'abord l'enfant heureux de la rue Hautefeuille, où il est né en avril 1821, puis le collégien du quartier Latin qui deviendra un jeune dandy, adepte d'une "vie libre" et fréquentant les milieux louches.
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Ce livre est une monographie du Journal de Salonique, publié dans la ville, alors ottomane, dont il porte le nom, entre 1895 et 1911. Il cherche à mettre en lumière, au sein de la presse juive de l'époque, la spécificité de ce périodique sépharade en langue française publié par et pour l'élite bourgeoise et commerçante de la ville, ainsi que son rôle dans la société salonicienne alors en pleine transformation. Le contexte de cette publication est en effet marqué par la modernisation de la société juive ottomane, mais aussi par les transformations politiques de l'Empire dans lequel elle s'inscrit. Face aux défis que représentent l'occidentalisation, le développement du sionisme et la montée des nationalismes dans les Balkans, le journal se fait à la fois miroir et acteur de la communauté en difficulté, proposant une redéfinition de l'identité juive, ottomane et salonicienne. Cette étude analyse le contenu du journal pendant ses quinze années de publication. Elle met en lumière les intentions de ses dirigeants, qui en font un outil de modernisation, les représentations de la société véhiculées par les rubriques " mineures " du périodique (chroniques mondaines, feuilletons, publicités) ainsi que la position ottomaniste et antisioniste des rédacteurs au sujet de l'avenir de leur communauté.
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.