Le jeu de la guerre de Guy Debord. L'émancipation comme projet
Guy Emmanuel
B42
24,00 €
Sur commande, 4 à 6 jours
EAN :9782490077281
On connaît Guy Debord pour avoir été poète, cinéaste, artiste, théoricien révolutionnaire, directeur de revue et fondateur de mouvements d'avant-garde. Mais il fut surtout stratège. Qu'entend-on par là ? Que la poésie, le cinéma, la théorie, et l'avant-garde furent pour lui les moyens employés dans le cadre d'un conflit contre la société de son temps. Un objet en particulier, Le Jeu de la guerre, dont la vocation était d'aiguiser le sens stratégique et la conscience d'une incessante guerre à mener, répond de cet objectif. Debord conçoit dans le milieu des années 1950 un jeu, qui se présente sous la forme d'un plateau quadrillé et de pions représentant les diverses unités d'une armée, qu'il pratique et cherche à diffuser tout au long de sa vie. En tant que modélisation de la guerre, le jeu permet de retrouver la charge critique des recherches situationnistes sur l'espace, la cartographie, les labyrinthes et le ludique en général. A l'heure où le design - qu'il soit d'objets, de systèmes, d'interfaces ou d'expérience - tend à envahir les discours et englober de plus en plus de champs de l'activité créative, technique, sociale et économique, et où l'art peine à penser les conditions de sa validité émancipatrice, Emmanuel Guy propose à travers cette analyse une relecture de l'oeuvre critique de Guy Debord sous l'angle de la stratégie. Tiré de sa thèse de doctorat, ce livre offre un regard nouveau sur la vie de l'un des plus grands intellectuels de la deuxième moitié du XXe siècle. L'ouvrage sera accompagné de nombreuses illustrations inédites, appartenant pour la plupart au Fonds Debord, conservé à la Bibliothèque Nationale de France. Les annexes comprenderont les règles du jeu, telles que pensées par Debord, ainsi qu'un "manuel" de fabrication du Jeu de la guerre permettant de concevoir soi-même à partir de vis et boulons les pions et le plateau du jeu initialement imaginés par Guy Debord.
Nombre de pages
192
Date de parution
08/10/2020
Poids
402g
Largeur
165mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782490077281
Titre
Le jeu de la guerre de Guy Debord. L'émancipation comme projet
Auteur
Guy Emmanuel
Editeur
B42
Largeur
165
Poids
402
Date de parution
20201008
Nombre de pages
192,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Résumé : Que nous dit l'art préhistorique des sociétés qui l'ont produit ? À distance des interprétations religieuses communément admises, ce livre suggère d'en repenser la valeur sociale. Ce n'est pas sans raison, en effet, que l'art des grottes se signale, dès ses origines, par un goût marqué pour l'imitation. L'histoire de l'art nous rappelle à juste titre que le prestige suscité par l'imitation sert toujours les intérêts politiques d'une élite (voir la Grèce athénienne ou la Renaissance florentine). Mais plus encore, le savoir-faire exceptionnel qui est mis en ?uvre dans les grottes révèlerait déjà des statuts différenciés entre les individus ; il nécessite à l'évidence un apprentissage et repose de surcroît sur des prédispositions naturelles que tous ne possèdent pas. La conséquence est majeure : les inégalités ne seraient pas nées, comme on le croit ordinairement, au Néolithique avec l'apparition de l'agriculture, mais dès le Paléolithique récent, en lien avec l'émergence d'un système économique fondé sur le stockage des ressources sauvages. La captation de ces surplus par une minorité aurait ainsi permis l'apparition de lignages dominants, et l'art des grottes aurait, dans cette optique, le rôle clé d'affirmer cette hiérarchie : équivalent d'un code héraldique, il permettrait à une caste de se différencier en se prévalant de ses origines mythiques. D'établir, en somme, les bases d'un " paléocapitalisme " préhistorique.
Dans le cadre de son doctorat en littérature comparée et histoire de l'art, Emmanuel Guy est chargé de recherches documentaires sur le fonds Guy Debord de la Bibliothèque nationale de France. Normalien, agrégé de lettres modernes, il enseigne à l'université Paris Nord - Villetaneuse. Coauteur de La Fabrique du cinéma de Guy Debord, il a écrit sur Guy Debord stratège et cartographe dans B Joyeux-Prunel (directeur), ARTL@S Bulletin, pour une histoire spatiale des arts et des lettres (ENS, 2012) et, avec Matthieu Duperrex, sur le Paris des situationnistes, dans A Mare (directeur), Paris, une physionomie (Les Moutons électriques, 2013). Il contribue régulièrement à la revue en ligne Strabic. Conservatrice au département des Manuscrits de la Bibliothèque nationale de France, Laurence Le Bras est chargée de collections pour les manuscrits modernes et contemporains. Elle a participé à la procédure de classement au trésor national des archives de Guy Debord et elle est responsable de ce fonds depuis son arrivée à la BNF en 2010.
Résumé : Dans un même ouvrage sont présentés 3 linges vénérés par les chrétiens. Le lecteur pourra, de la sorte, mesurer quelles ont été les souffrances vécues par Celui qui a été en contact avec ces linges. La tunique d'Argenteuil porte des traces de sang provenant de la sueur de sang, des traces de flagellation et de portement de croix. Le suaire d'Oviedo (Espagne) porte les traces traumatiques issues d'une flagellation, d'une crucifixion et de la mort. Le linceul de Turin (Italie) récapitule en images la mort et la Résurrection, par le mystère de l'imprimé en négatif sur la toile. En portant à notre connaissance tous les éléments historiques ainsi que les conclusions scientifiques des recherches et analyses faites sur ces reliques (analyse ADN, photos, etc.), l'auteur nous conduit au Jésus tel que présenté dans les Evangiles. Il revient sur les erreurs de la datation au carbone 14 et rappelle les seuils pratiqués au niveau médico-légal pour conclure à l'authenticité d'un élément.
Résumé : A partir de l'image d'une ville fortifiée et des différents éléments qui la composent (le château et ses salles, la ferme, l'église), le père Guy-Emmanuel Cariot propose une méthode très simple pour identifier les lieux de souffrance et de péché dans sa vie, et comment obtenir la libération. Cette méthode très concrète de combat spirituel est le fruit de l'accompagnement spirituel de l'auteur auprès de personnes en souffrance qui viennent le solliciter en tant qu'exorciste diocésain : elle s'adresse bien évidemment à ceux qui pensent être victimes - à tort ou à raison - des attaques du Tentateur, mais plus largement à tout chrétien qui prend au sérieux sa vie spirituelle en général et le combat spirituel en particulier. Le père Cariot fait le tour de notre vie humaine et spirituelle à travers la visite métaphorique des grandes pièces du château et des bâtisses de la ville : la ferme (notre vie professionnelle), le salon (nos relations familiales et sociales), le réfectoire (lieu des plaisirs mais aussi des addictions), la chambre (lieu de l'intimité conjugale, de la sexualité et du repos), la salle des cartes (les grandes décisions de notre vie), le théâtre (l'imaginaire, les souvenirs), l'église (la vie spirituelle), et décrit les dérèglements de chaque lieu envahi par la souffrance, le péché et les attaques ordinaires de l'Adversaire. Puis il livre une méthode concrète pour libérer chaque lieu de vie et partir à la reconquête de son château intérieur.
La Gentrification des esprits est un retour captivant sur la crise du sida et l'activisme d'ACT UP dans le New York des années 1980 et 1990. Sarah Schulman, elle-même new-yorkaise et militante de la cause LGBTQIA+, se souvient de la disparition du centre-ville, pratiquement du jour au lendemain, de la culture rebelle queer, des loyers à bas coût et du prolifique mouvement artistique qui se développait au coeur de Manhattan, remplacés par des porte-parole gays conservateurs, ainsi que par le consumérisme de masse. Elle décrit avec précision et engagement le "? remplacement d'une communauté par une autre ? " et le processus de gentrification qui toucha ces quartiers concomitamment à la crise du sida. Sarah Schulman fait revivre pour nous le Lower East Side qu'elle a connu. Elle ravive autant le souvenir de ses ami·es de l'avant-garde queer que celui de l'ombre inquiétante des premières années de la crise du sida, telles que vécues par une militante. Les souvenirs personnels s'entremêlent à une analyse percutante des deux phénomènes, et du poids invisible qu'ils font aujourd'hui peser sur la société étatsunienne. L'autrice rend compte de son expérience en tant que témoin de la "? perte de l'imagination ? " de toute une génération, et des conséquences entraînées par cette dernière. Cette nouvelle édition sera augmentée d'une préface inédite de l'autrice, remettant ce livre publié en anglais en 2012 dans le contexte des années 2020.
Toxicité coloniale revient sur les programmes d'essais nucléaires français menés entre 1960 et 1966 dans le Sahara algérien. Ce programme secret, qui s'est déroulé pendant et après la guerre d'indépendance algérienne (1954-1962), a permis au régime colonial français de mettre à feu quatre bombes atomiques atmosphériques, treize souterraines et mené d'autres expériences nucléaires dans le désert. Alors que la grande majorité des documents d'archives sont toujours classés secret aujourd'hui, Toxicité coloniale rassemble une variété de sources permettant de documenter l'histoire violente des activités de la France en Algérie. Le livre constitue un corpus de choix à l'intersection de la justice spatiale, sociale et environnementale pour ceux et celles qui s'intéressent à l'architecture, au paysage et aux pratiques d'archivage dans une démarche postcoloniale. Alors que ces essais ont eu des conséquences durables pour les populations et les environnements locaux ainsi que pour les vétérans français, le manque de contrôle des explosions, les lacunes de sécurité et l'utilisation des Algériens comme main d'oeuvre sur des chantiers particulièrement dangereux apparaissent comme des faits coloniaux d'une importance majeure. Samia Henni décrit, sous la forme de deux axes principaux, les sites des explosions que sont Reggane et In Ekker. Au sein de chacune de ces parties sont décrits les caractéristiques des lieux et les conséquences des explosions qui se sont déroulées sur ces sites. En mettant les informations dont elle dispose au service de la documentation, Samia Henni nous invite à repenser les conséquences de la domination coloniale française sur le très long terme. Illustré d'une centaine de documents d'archives et accompagné de la reproduction intégrale d'une dizaine de témoignages de victimes, cet ouvrage donne un accès inédit aux sources ayant documentées la recherche de Samia Henni.
La Boule de pétanque, premier né de la collection Typologie, prend pour point de départ cet objet en apparence parfaitement banal, mais dont l'étude révèle un contenu insoupçonné. Sa filiation avec la tradition universelle des jeux de boules, une histoire moderne et populaire, une fabrication industrielle sophistiquée, une succession de différents procédés que la constante de sa forme permet de mettre en évidence, mais aussi un contenu sociologique, des règles, un cadre, un glossaire, une gestuelle, et même une philosophie de vie... Ces thèmes sont introduits par un texte Philippe Louguet, architecte urbaniste, théoricien du design et peintre qui souligne plus précisément le lien entre la simplicité des terrains de pétanque et sa démocratisation. Une interview croisée réunit par ailleurs Bruno Tainturier, designer industriel co-fondateur de l'agence de design Gulliver, Romain Souvignet, directeur général et président de l'entreprise Obut fabriquant de boules de pétanque depuis trois générations et Philippe Quintais, joueur professionnel de pétanque, douze fois champion du monde dans différentes catégories. Ces textes sont illustrés par un reportage photographique réalisé au sein de l'usine Obut, des images tirées de leurs archives et des reproductions des objets de leur musée.