Le père de la Chaize, confesseur de Louis XIV. Pack en 2 volumes
Guitton Georges ; Latreille André
BEAUCHESNE
59,00 €
Epuisé
EAN :9782701003511
TOME 1 PREFACE, par M. André Latreille AVANT-PROPOS Conseiller spirituel et confesseur du roi, - mêlé à toutes les affaires religieuses, - en butte à des attaques passionnées, - privé du pouvoir de se défendre. - Malgré son affectueuse estime pour le P. de la Chaize, - Louis XIV, dans les questions touchant à la politique, n'admet pas qu'il le conseille. Pour pénétrer son intérieur, sa correspondance, surtout avec les supérieurs, semble le seul moyen. - Cela réclame d'abondantes citations ; taire un document, c'est tromper le lecteur. Chap. I. - AVANT L'APPEL DU ROI (1624-1675) La famille. - Adolescence. - Professorat. - Recteur du petit collège. - Conseiller de Camille de Neuville. - Socius du Provincial de Lyon. - Recteur du collège de la Trinité. - Soucis de la discipline et des études. - Provincial. - Il nomme Claude La Colombière supérieur de Paray-le-Monial. Chap. II. - PREMIERS CONTACTS AVEC LA COUR (1675) Confesseurs de rois. - Motifs du choix de Louis XIV. - Assentiment du P. Oliva. - Contentement du roi. - Difficultés inhérentes à cette charge. Chap. III. - INTRIGUES JANSENISTES (1675-1680 L'Augustinus condamné par trois papes. - La "paix clémentine" . Consigne bienveillante du P. Oliva. Infiltrations jansénistes ; - à Paris, La Chaize est témoin de leur audace croissante ; - à Rome, Oliva les traite de "perfidies" ; - "dissimulations" contre lesquelles il a longtemps mis en garde la Cour pontificale, - mais qu'on lui interdit aujourd'hui de dénoncer, même d'un mot. Décret des Oratoriens en 1678 contre le jansénisme. - Joie qu'en éprouvent La Chaize et Oliva. Chap. IV. - EXTENSION DU DROIT DE REGALE (1675-1680) Régale temporelle et spirituelle. - Les évêques Pavillon et Caulet s'opposent seuls d'abord à l'extension. - Deux thèses contradictoires, qui chacune à Rome a ses tenants. - Faveurs analogues à la Régale accordées par les papes à plusieurs nations. - L'extension de la Régale est décrétée par Louis XIV bien avant l'arrivée du P. de la Chaize à Versailles. Attitide réservée d'innocent XI. - Il établit une Congrégation de la Régale - et ne favorise pas les audiences privées sur ce sujet. Louis XIV n'admet aucune ingérence de La Chaize en matière de Régale ou de politique. - Le P. de la Chaize proteste contre la "manière si dure" dont Rome agit avec la France ; - il répond avec calme à une mercuriale de Caulet. - "Offensive épistolaire" inspirée par Favoriti et Dorat. - Dangers pour l'avenir entrevus par La Chaize. Troisième bref du Pape à Louis XIV sur la Régale. - Irritation du roi, calmée par l'intervention du P. de la Chaize. Mort de Caulet à Pamiers ; - ses délicatesses des derniers jours à l'égard des Jésuites. Chap. V. - CAS DE CONSCIENCE : MADAME DE MONTESPAN (1675-1680) Face au scandale de Versailles. - Louis XIV en Flandre, sa maîtresse à Clagny. - Séparations alternatives insuffisantes. - La duchesse de Fontanges. - Le mot sur "la chaise de commodité" .
Nombre de pages
568
Date de parution
01/04/1997
Poids
1 201g
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EAN
9782701003511
Titre
Le père de la Chaize, confesseur de Louis XIV. Pack en 2 volumes
Auteur
Guitton Georges ; Latreille André
Editeur
BEAUCHESNE
Largeur
0
Poids
1201
Date de parution
19970401
Nombre de pages
568,00 €
Disponibilité
Epuisé
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L'ouvrage est une enquête sur un phoque qui séduisit l'auteur de Madame Bovary dans le baquet d'une baraque foraine, à Rennes le 17 juillet 1847. Ce phoque triste et grotesque occupe la scène finale de Par les champs et par les grèves, récit du voyage en Bretagne effectué sac au dos avec l'ami Maxime Du Camp. L'amphibie ne cesse de hanter Flaubert : il clame son envie de "devenir phoque" et d'écrire une fantaisie intitulée le "phoque par amour" . L'animal de foire renvoie à sa passion pour les bêtes, pour les monstres, pour l'histoire naturelle. A son riche bestiaire, à sa défense de la condition animale dans une optique "antispéciste" . Une relecture "animalière" de Par les champs et par les grèves s'impose qui serait aussi une réhabilitation d'un récit de jeunesse trop souvent relégué dans l'ombre alors que l'écrivain y apparaît pour la première fois en chercheur absolu de style, dans une rivalité féconde avec Chateaubriand dont il vient de croiser le fantôme dans son château ruiné de Combourg. Il y eut au milieu du XIXe siècle un "moment phoque" où l'on applaudissait l'étonnante supercherie du phoque parlant qui disait "papa-maman" . Où les savants cherchaient à transformer le phoque en animal domestique et utilitaire. Nous suivons le chemin de ces pinnipèdes sur les routes de France, dans les traités science, autant que dans la littérature avec Eugène Sue, Nerval, Michelet ou Vallès, tous fascinés par l'amphibie, qu'il soit naturel, forain ou faux phoque, à l'époque où des hommes revêtaient sa peau à des fins de spectacle. Au fil de l'enquête se dessine un portrait de Flaubert en zoophile sentimental, en saltimbanque nostalgique, en bête de foire insoumise.
Place publique est une revue de réflexion et de débat sur les questions urbaines, installée au coeur de la métropole rennaise. Une revue de référence qui privilégie la raison à l'émotion, la durée à l'éphémère. Une revue généraliste croisant les savoirs, les regards, les approches. Une revue qui permet la confrontation des projets. Le numéro de novembre/décembre comprend un dossier sur l'automobile à Rennes
Dans l'Eglise du Moyen Age central, l'inspiration charismatique n'est pas antinomique de la bureaucratisation : elle en est la condition nécessaire. C'est ce que montre cette étude des mobilisations ecclésiologiques de la référence à l'Esprit. Loin d'oublier l'Esprit dans la routine d'une bureaucratie sans âme, les agents de l'institution de l'appareil ecclésial sont les premiers à y faire référence pour opérer, à partir du milieu du XIe siècle, une centralisation pontificale des différentes tendances réformatrices. La monopolisation pontificale de la référence légitime à l'Esprit permet à la fois d'affirmer l'autonomie - la théonomie - de l'appareil ecclésial et d'en suspendre les règles ordinaires. L'appropriation de ce discours ecclésiologique par les chroniqueurs et réformateurs du XIIe siècle va conduire à une nouvelle perception de l'histoire, fondée sur l'idée d'un progrès inspiré et mené par des hommes spirituels. Moines charismatiques et administrateurs peuvent ainsi s'associer autour du fragile malentendu d'une institution spirituelle. Lorsque celui-ci se délite, les discours prophétiques en font l'aune à laquelle juger le présent ou un projet d'avenir. Au cours des XIIIe et XIVe siècles, ce modèle d'une bureaucratie charismatique se dissocie en conceptions antagonistes de la référence à l'Esprit : un usage intégré dans les rouages de l'administration, qui n'apparaît explicitement que dans les périodes de crise, et une référence de plus en plus eschatologique visant à condamner tous ceux qui persécutent les "spirituels".
Scolastique : dérisoire ou sérieuse ? Savante ou bornée ? Ratiocination ou perfection rationnelle de l'investigation universelle ? Virtuosité intellectuelle ou figement formel ? Peu de mots, assurément, résonnent de manière aussi contradictoire dans notre chambre cognitive. Faut-il s'en étonner ? La scolastique, avec le Sic et non d'Abélard au XIIe siècle, se construit sur l'exploration inextinguible de la contradiction. Elle progresse vers la vérité grâce au kaléidoscope des possibles logiques. En son âge d'or, du XIIIe au XVe siècle, auxquels est consacré ce volume, elle ne structure pas seulement la pensée des intellectuels. Imprimant sa forme et ses processus heuristiques à la littérature - latine ou romane - qu'elle érige en son extension, elle trouve en celle-ci non seulement un réceptacle et un lieu de diffusion, mais un révélateur. Codifiée mais libre comme une forme fixe, elle est littérature à part entière, partageant avec elle les ambitions et les modalités protéiformes d'une architectonique savante dévouée à l'éveil de l'esprit. Les vingt-quatre contributions ici réunies sondent la manière dont la littérature médiévale, tirant partie de sa propre diversité, sérieuse, comique, savante, ambiguë ou critique, s'est emparée de la scolastique pour faire d'un phénomène social qui aurait pu devenir un puissant outil de contrôle, un formidable moteur d'émancipation individuelle.
Une exclamation d'Origène (empruntée à Jérémie) : Tu m'as trompé, Seigneur ! Une autre de saint Anselme : Seigneur, je cherche ton visage ! L'une et l'autre nous a paru valoir d'être scrutée, comme introduisant à une demarche de pensée qui caractérise chacun de ces deux grands esprits, et plus encore au mouvement foncier de leur âme. Deux exemples, propres à faire voir, à travers les différences de deux époques aussi bien que de deux individualités, une parenté plus essentielle. Et nous encore, "nous sommes de leur race" . Tous ceux que nourrit de sa substance indéfiniment féconde une même grande tradition, sont frères. Pour compléter ce sentiment de l'unité dans un incessant pluralisme, nous avons cru pouvoir proposer un troisième exemple, pris à notre siècle même, celui du débat qui fut institué, au cours des années trente, sur les rapports de la foi chrétienne, et de la philosophie. Le lecteur verra de lui-même, sans qu'il soit besoin d'instituer parallèles ou contrastes, combien les questions qui agitaient ce débat sont encore aujourd'hui les nôtres.
En octobre 1703, Claude Poullart des Places, un jeune Rennais, arrive à Paris sans autre intention que de faire sa théologie au collège Louis le Grand. Un an plus tard, simple tonsuré, il fonde un séminaire pour les pauvres écoliers, ces aspirants au sacerdoce dont la misère, par ses conséquences, est la plaie majeure de l'Eglise de France. Il assure à ses élèves une longue et solide formation théologique et sait leur communiquer sa mystique de pauvreté et sa hantise des âmes abandonnées. Il meurt en 1709, prêtre depuis moins de deux ans. Il laisse soixante-dix séminaristes et une petite équipe de directeurs, noyau de cette congrégation du Saint-Esprit qui compte aujourd'hui 4 000 religieux. La Compagnie de Marie de son ami Grignion de Montfort ne voit le jour et ne survit jusqu'à la Révolution que grâce à son affiliation à la congrégation du Saint-Esprit ; pendant près d'un siècle et demi, ses membres se font appeler Prêtres missionnaires du Saint-Esprit. Quant aux Filles du Saint-Esprit, la plus florissante des congrégations bretonnes, elle doit son existence à l'un des premiers disciples de Poullart des Places qui leur forma un règlement sur le modèle de celui qui s'observait au Séminaire du Saint-Esprit. Poullart des Places est le plus jeune fondateur d'ordre et aussi celui qui disposa du délai le plus court pour consolider son oeuvre. Son histoire était une énigme que, grâce aux archives de l' Aa, une congrégation secrète de piété, Joseph Michel réussit à élucider. La cause de canonisation de Poullart des Places a été introduite en 1989.