Droit et cultures N°67-2014/1 : Les cultures à la rencontre du droit : l'Inde
Guillorel Hervé
L'HARMATTAN
24,99 €
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EAN :9782343032801
L'Inde s'est proclamée en tant qu'Union fondée sur le principe d'"unité dans la diversité" et composée d'Etats différant tant pour la langue, le territoire, la culture, la religion qu'en termes de ressources naturelles. L'indépendance politique de l'Inde libérée du joug colonial britannique n'a pas encore un siècle mais a permis à ce sous-continent d'opérer des changements de grande envergure dans les domaines politique, juridique, social, culturel et économique. Malgré ces bouleversements, l'adhésion aux institutions démocratiques et la démocratisation de l'Inde ont perduré alors même que les Etats voisins connaissaient coups d'Etat et gouvernements dictatoriaux. En dépit de lourds constats et d'évidentes réticences dans un climat encore largement conflictuel, tous les auteurs de ce numéro de Droit et Cultures affirment et démontrent que la démocratie est en train d'arriver à maturation. Certes, comme tous les autres pays en développement, l'Inde fait face à des défis liés à un lourd passé et passif, à la corruption, à un affaissement des valeurs morales ainsi qu'à des problèmes liés à la pauvreté ou aux infrastructures mais surtout, elle est confrontée à une explosion démographique inquiétante. Cependant, on observe dans tous les domaines des efforts pour tenter de faire face à chacun des problèmes au gré des constantes modifications de la Constitution qui vient, par exemple, d'entériner la création d'un nouvel Etat indien en 2013. Quelles langues, quel droit des minorités, quel héritage historique et surtout quelles sources culturelles viennent étayer l'optimisme des auteurs de cet opus, pour la plupart de jeunes juristes et politologues indiens encadrés par des universitaires chevronnés ? C'est aux sources des orientations classiques indiennes nais aussi dans la diversité dont elle a fait le fondement de son unité que l'Inde puise sa capacité de renouvellement. Certes, le chemin se fait à pas comptés, mais il poursuit sa quête inaltérable d'un progressisme assumé qui pourrait servir de modèle à d'autres sociétés plurielles à la rencontre du droit et des cultures.
Nombre de pages
220
Date de parution
24/04/2014
Poids
350g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343032801
Titre
Droit et cultures N°67-2014/1 : Les cultures à la rencontre du droit : l'Inde
Auteur
Guillorel Hervé
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
350
Date de parution
20140424
Nombre de pages
220,00 €
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A partir du milieu du XIXe siècle, la psychiatrie occidentale a établi des classifications précises des déviances sexuelles. La pathologisation de certains comportements sexuels coïncida avec la reprise en main de l'ordre moral par le Pouvoir et l'Eglise. A compter des années 1850, les délits et crimes liés à la sexualité occupèrent couramment l'activité judiciaire. Ces contributions éclairent certains aspects de la problématique sur le plan juridique, médical, littéraire et sociétal, et interrogent sur la scientificité des expertises.
Partager les savoirs, telle pourrait être la devise de notre monde moderne. Son application au milieu universitaire passe par la récente réforme LMD qui doit rendre techniquement possible un cursus universitaire à l'échelle européenne. La vieille universitas des temps médiévaux serait-elle en train de renaître ? Si la circulation des étudiants ne peut être que bénéfique en permettant une prise de conscience d'une identité européenne, la mise en oeuvre d'un cursus européen n'est pas sans difficulté. Car la formation des juristes est spécifique à chaque pays et relève des traditions nationales. La formation du juriste dépend de la place qu'il occupe dans la société. Veut-on d'un juriste citoyen actif, capable de s'interroger sur les fondements de la loi, sa pertinence, ou bien d'un juriste " garagiste ", technicien des lois ? La moindre importance de la pensée, aux prises avec les tentations totalitaires ou intégristes, impose la vigilance. Derrière le voeu pieux de l'ouverture internationale, la tentation n'est-elle pas de passer les cursus universitaires au rasoir d'Ockham ? Pour sa quatrième journée d'études dédiée à notre collègue Kasra Vafadari, parangon de ce cosmopolitisme universitaire, le Centre d'Histoire et d'Anthropologie du Droit propose d'explorer, dans une perspective comparatiste, un thème peu étudié, celui de l'apprentissage du juriste, des techniques d'éducation juridique en Orient et en Occident. Une même nécessité se trouvait au coeur de la troisième journée d'études dédiée à Kasra Vafadari intitulée Orient-Occident. La foi et le monde dont l'objet était de s'interroger, à travers différents exemples tant orientaux qu'occidentaux, sur les relations tumultueuses vécues depuis plus de trois mille ans par le couple spirituel/temporel.
Empreintes génétiques et vocales, analyses de sang et d'urines, reconnaissance de l'iris, bracelet électronique, vidéosurveillance, technologies de l'Internet, audiences par visioconférence, règlement en ligne des conflits, environnements virtuels, simulations par ordinateur, base de données juridiques et fichiers informatisés, élaboration de logiciels spécialisés, géolocalisation... Nombreuses sont les technologies qui innervent la production du droit et de la justice et contribuent à mettre en forme les activités juridiques et judiciaires envisagées sous l'angle de la construction et de la documentation du raisonnement juridique, de la mise en forme du processus judiciaire, de la production de preuves, de l'exercice du jugement ou encore des modalités d'exercice de la sanction pénale. Bien qu'inégalement développées, en fonction des contextes nationaux, institutionnels, professionnels..., ces technologies se banalisent. Or, plus elles s'intègrent aux activités, plus leurs effets de cadrage deviennent discrets, silencieux, presque imperceptibles. Quels sont les effets produits par l'incorporation de ces technologies dans des activités, des pratiques et des organisations déjà fortement structurées et ritualisées ? Dans quelle mesure ces dispositifs sociotechniques participent-ils à recomposer non seulement les modes de fonctionnement établis, les habitudes et les routines mais peut-être aussi les objectifs des systèmes pénaux contemporains ? Est-il possible de repérer des régularités, des points de convergence d'une technologie à une autre, par exemple dans la façon dont elles s'accrochent à ces organisations et activités de justice et de sécurité ou bien dans la façon dont elles recomposent le monde autour d'elles (le rapport à l'espace et au temps, la mobilité, la place donnée aux corps, les frontières entre présence et distance aux autres...) ? Autant de questions qu'aborde ce dossier thématique riche d'une dizaine d'études, réalisées à partir de prismes disciplinaires diversifiés.
Ces contributions traitent des réformes du statut personnel et du Code pénal, dans différents pays musulmans, touchant en particulier au mariage, au divorce, à la filiation, à l'adultère... Les nouvelles questions de bioéthique comme le diagnostic prénatal, les tests ADN, les cellules souches etc, ont amené les juristes musulmans à émettre des avis juridiques sur ces questions inédites du point de vue du droit musulman classique tout en puisant leurs réponses dans l'esprit même de ces textes.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...