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Droit et cultures N° 61-2011/1 : Technologies, Droit et Justice
Guillorel Hervé
L'HARMATTAN
32,00 €
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EAN :9782296552227
Empreintes génétiques et vocales, analyses de sang et d'urines, reconnaissance de l'iris, bracelet électronique, vidéosurveillance, technologies de l'Internet, audiences par visioconférence, règlement en ligne des conflits, environnements virtuels, simulations par ordinateur, base de données juridiques et fichiers informatisés, élaboration de logiciels spécialisés, géolocalisation... Nombreuses sont les technologies qui innervent la production du droit et de la justice et contribuent à mettre en forme les activités juridiques et judiciaires envisagées sous l'angle de la construction et de la documentation du raisonnement juridique, de la mise en forme du processus judiciaire, de la production de preuves, de l'exercice du jugement ou encore des modalités d'exercice de la sanction pénale. Bien qu'inégalement développées, en fonction des contextes nationaux, institutionnels, professionnels..., ces technologies se banalisent. Or, plus elles s'intègrent aux activités, plus leurs effets de cadrage deviennent discrets, silencieux, presque imperceptibles. Quels sont les effets produits par l'incorporation de ces technologies dans des activités, des pratiques et des organisations déjà fortement structurées et ritualisées ? Dans quelle mesure ces dispositifs sociotechniques participent-ils à recomposer non seulement les modes de fonctionnement établis, les habitudes et les routines mais peut-être aussi les objectifs des systèmes pénaux contemporains ? Est-il possible de repérer des régularités, des points de convergence d'une technologie à une autre, par exemple dans la façon dont elles s'accrochent à ces organisations et activités de justice et de sécurité ou bien dans la façon dont elles recomposent le monde autour d'elles (le rapport à l'espace et au temps, la mobilité, la place donnée aux corps, les frontières entre présence et distance aux autres...) ? Autant de questions qu'aborde ce dossier thématique riche d'une dizaine d'études, réalisées à partir de prismes disciplinaires diversifiés.
Nombre de pages
304
Date de parution
20/06/2011
Poids
410g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296552227
Titre
Droit et cultures N° 61-2011/1 : Technologies, Droit et Justice
Auteur
Guillorel Hervé
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
410
Date de parution
20110620
Nombre de pages
304,00 €
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À partir du milieu du XIXe siècle, la psychiatrie occidentale a nosographié par le menu les déviances sexuelles dont certaines entamèrent leur lente démédicalisation après les Années folles, notamment sous l'influence de la littérature et suivant les évolutions d'un système juridique imprégné de censure morale. La pathologisation de certains comportements sexuels coïncida avec la reprise en main de l'ordre moral par le Pouvoir et l'Église. A compter des années 1850, les délits et crimes liés à la sexualité occupèrent couramment l'activité judiciaire ; les psychiatres, pour la plupart experts auprès des tribunaux, exploitèrent donc leur nosographie contestable des perversions sexuelles dans leurs rapports d'expertise légale. Ces experts n'ont pas échappé à la fureur polygraphique qui caractérise l'époque. L'accessibilité de ces textes, études et rapports, naguère confidentiels, favorise le regard pluridisciplinaire nécessaire pour répondre aux questionnements suscités par ce corpus étonnant. Les contributions présentées dans ce numéro de Droit et Cultures essaient ainsi, en éclairant certains aspects de la problématique sur le plan juridique, médical, littéraire et, plus globalement, sociétal, d'en relever quelques-uns. Outre le constat de la pathologisation outrancière des comportements sexuels hors la norme, elles conduisent à s'interroger sur la scientificité des expertises comme sur la juridicité des solutions données. L'étude de la psychiatrie légale de ces années-là, à la fois si lointaine et si proche, permettrait-elle alors de comprendre les enjeux et les limites de celle d'aujourd'hui ?
Partager les savoirs, telle pourrait être la devise de notre monde moderne. Son application au milieu universitaire passe par la récente réforme LMD qui doit rendre techniquement possible un cursus universitaire à l'échelle européenne. La vieille universitas des temps médiévaux serait-elle en train de renaître ? Si la circulation des étudiants ne peut être que bénéfique en permettant une prise de conscience d'une identité européenne, la mise en oeuvre d'un cursus européen n'est pas sans difficulté. Car la formation des juristes est spécifique à chaque pays et relève des traditions nationales. La formation du juriste dépend de la place qu'il occupe dans la société. Veut-on d'un juriste citoyen actif, capable de s'interroger sur les fondements de la loi, sa pertinence, ou bien d'un juriste " garagiste ", technicien des lois ? La moindre importance de la pensée, aux prises avec les tentations totalitaires ou intégristes, impose la vigilance. Derrière le voeu pieux de l'ouverture internationale, la tentation n'est-elle pas de passer les cursus universitaires au rasoir d'Ockham ? Pour sa quatrième journée d'études dédiée à notre collègue Kasra Vafadari, parangon de ce cosmopolitisme universitaire, le Centre d'Histoire et d'Anthropologie du Droit propose d'explorer, dans une perspective comparatiste, un thème peu étudié, celui de l'apprentissage du juriste, des techniques d'éducation juridique en Orient et en Occident. Une même nécessité se trouvait au coeur de la troisième journée d'études dédiée à Kasra Vafadari intitulée Orient-Occident. La foi et le monde dont l'objet était de s'interroger, à travers différents exemples tant orientaux qu'occidentaux, sur les relations tumultueuses vécues depuis plus de trois mille ans par le couple spirituel/temporel.
L'Inde s'est proclamée en tant qu'Union fondée sur le principe d'"unité dans la diversité" et composée d'Etats différant tant pour la langue, le territoire, la culture, la religion qu'en termes de ressources naturelles. L'indépendance politique de l'Inde libérée du joug colonial britannique n'a pas encore un siècle mais a permis à ce sous-continent d'opérer des changements de grande envergure dans les domaines politique, juridique, social, culturel et économique. Malgré ces bouleversements, l'adhésion aux institutions démocratiques et la démocratisation de l'Inde ont perduré alors même que les Etats voisins connaissaient coups d'Etat et gouvernements dictatoriaux. En dépit de lourds constats et d'évidentes réticences dans un climat encore largement conflictuel, tous les auteurs de ce numéro de Droit et Cultures affirment et démontrent que la démocratie est en train d'arriver à maturation. Certes, comme tous les autres pays en développement, l'Inde fait face à des défis liés à un lourd passé et passif, à la corruption, à un affaissement des valeurs morales ainsi qu'à des problèmes liés à la pauvreté ou aux infrastructures mais surtout, elle est confrontée à une explosion démographique inquiétante. Cependant, on observe dans tous les domaines des efforts pour tenter de faire face à chacun des problèmes au gré des constantes modifications de la Constitution qui vient, par exemple, d'entériner la création d'un nouvel Etat indien en 2013. Quelles langues, quel droit des minorités, quel héritage historique et surtout quelles sources culturelles viennent étayer l'optimisme des auteurs de cet opus, pour la plupart de jeunes juristes et politologues indiens encadrés par des universitaires chevronnés ? C'est aux sources des orientations classiques indiennes nais aussi dans la diversité dont elle a fait le fondement de son unité que l'Inde puise sa capacité de renouvellement. Certes, le chemin se fait à pas comptés, mais il poursuit sa quête inaltérable d'un progressisme assumé qui pourrait servir de modèle à d'autres sociétés plurielles à la rencontre du droit et des cultures.
Ces contributions traitent des réformes du statut personnel et du Code pénal, dans différents pays musulmans, touchant en particulier au mariage, au divorce, à la filiation, à l’adultère... Les nouvelles questions de bioéthique comme le diagnostic prénatal, les tests ADN, les cellules souches etc, ont amené les juristes musulmans à émettre des avis juridiques sur ces questions inédites du point de vue du droit musulman classique tout en puisant leurs réponses dans l’esprit même de ces textes.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.