Les arpenteurs romains. Tome 2, Edition bilingue français-latin
GUILLAUMIN JEAN-YVES
BELLES LETTRES
51,00 €
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EAN :9782251014579
Par " Arpenteurs romains " (Agrimensores), il est convenu de désigner une collection de traités techniques, de dates diverses, consacrés à la technique de mesure des terrains, au bornage des propriétés, au tracé des voies, etc. , et aux principales contestations que peut rencontrer un arpenteur dans son travail (contestations, comme le précisent souvent les auteurs, de natures purement techniques et solubles toujours par des considérations techniques - à l'exclusion d'argumentations juridiques). Le présent volume (qui fait suite au vol. I, paru en 2005, avec une Introduction générale due à J. -Y. Guillaumin) regroupe les ouvres étroitement liées de deux arpenteurs : d'une part, Hygin (datable des années 97-102, mais que l'on ne doit pas confondre avec aucun des autres Hygin connus) et, d'autre part, Siculus Flaccus. De ce dernier, l'éditeur établit, pour la première fois sur des bases solides, une datation précise : Siculus est contemporain de Dioclétien, entre 292 et 312 ; dès lors, les nombreuses ressemblances que son ouvre présente avec celle d'Hygin doivent être regardées comme des emprunts à celui-ci. Le texte repose sur une collation des quatre témoins autorisés (dont un manuscrit des Ve-VIe s.) ; en dépit de l'ancienneté de ces manuscrits, le texte, comme le montre J. -Y. Guillaumin, est fréquemment corrompu. Une autre circonstance contribue à l'importance de cette édition : on sait que la grande édition des Agrimensores a été faite, au XIXe siècle, par Lachmann : depuis, le texte n'a pratiquement pas été examiné par les philologues, si grande est l'autorité de Lachmann ; or, cette édition est loin d'être parfaite, ses collations sont souvent défectueuses et le mépris dans lequel Lachmann tient ses auteurs n'est que trop clair. Il y avait donc matière à une nouvelle édition. Celle que nous présentons comporte la première traduction française et un grand nombre de notes sur des matières techniques (instruments, mesures, unités, etc.). Elle est complétée par un lexique technique (beaucoup d'attestations de ces mots techniques manquent dans les dictionnaires).
Nombre de pages
337
Date de parution
02/11/2010
Poids
308g
Largeur
126mm
Plus d'informations
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EAN
9782251014579
Titre
Les arpenteurs romains. Tome 2, Edition bilingue français-latin
Auteur
GUILLAUMIN JEAN-YVES
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
126
Poids
308
Date de parution
20101102
Nombre de pages
337,00 €
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Influencée par des disciplines diverses, la langue des arithméticiens et des géomètres latins est à la fois héritière des Grecs et capable de créations dont certaines sont passées dans le langage moderne (« corollaire », « circonférence », « proportion »?).Ce dictionnaire parcourt plusieurs siècles d'élaboration de ce vocabulaire particulier, depuis Varron jusqu'à Isidore de Séville, en explorant les apports des différents auteurs et l'évolution sémantique des mots. Il offre des données précises aussi bien au spécialiste qu'à l'esprit curieux d'histoire intellectuelle.
En avril 1912, les archéologues de Pompéi firent la découverte, dans la maison du mensor Verus, d'un curieux instrument, la groma. Composé d'une croix placée sur un support pivotant et de fils à plomb, l'outil servait à déterminer des niveaux et à tracer des angles. D'où le terme de "gromatiques" englobant les maîtres de l'arpentage latin. Non que les Romains aient été les premiers à instaurer cette discipline, largement pratiquée par les Egyptiens qui remesuraient chaque année les propriétés dont les limites avaient été effacées par les crues du Nil, puis par les Grecs, mais ceux-ci en firent un des fondements de leur empire : posséder, et donc délimiter la terre, est au coeur du système politique romain. Ainsi les fameuses centuriations, qui dessinent les propriétés selon des axes orthonormés, et sont visibles encore aujourd'hui non seulement dans les campagnes de Romagne mais aussi en Tunisie. Notre édition est le premier volume d'un projet inédit, présenter l'ensemble des textes latins relatifs à l'arpentage. Le tome I rassemble les écrits d'Hygin le gromatique, contemporain, vraisemblablement, de Vespasien, et de Frontin, l'auteur bien connu des Aqueducs de Rome et des Stratagèmes. L'Introduction générale fait le point sur l'ensemble de nos connaissances relatives à la gromatique : le lecteur trouvera ainsi toutes les informations nécessaires à la bonne intelligence du texte, qu'il soit érudit ou simplement curieux de cette discipline originale, théorique autant que pratique et si fidèle à l'esprit romain. L'introduction est en outre assortie d'une bibliographie sommaire ainsi que d'un historique détaillé de la tradition manuscrite. Chacun des deux traités est précédé d'une notice explicative qui présente le texte et son auteur. Enfin l'ouvrage est assorti de notes, de figures, d'illustrations, d'un Index Verborum Notabilium et d'un Index Nominum.
Vraisemblablement au VIe s. , un magister chrétien dont nous ne savons rien a voulu, sous le prétexte de commenter une partie de l'oeuvre gromatique de Frontin (les Qualités des terres et les Controverses), composer une sorte de digest de la littérature des agrimensores qu'il devait avoir à sa disposition dans sa quasi-intégralité, en s'attachant surtout aux questions d'ordre juridique. Son ouvrage présente donc un témoignage intéressant sur la réception du corpus des agrimensores lors de la période très tardive de l'Antiquité, sur la connaissance que l'on avait à ce moment-là de ces textes techniques, et sur les difficultés que l'on éprouvait à les lire encore et à les interpréter, car le passage du temps, depuis le moment où avaient écrit Frontin, Hygin et les autres auteurs canoniques, avait entraîné des corruptions qui ne sont pas toujours mineures. Sélectionnant, donc, les passages qui lui paraissaient importants, pratiquant un "copier/coller" parfois un peu aléatoire mais souvent avisé, l'auteur du commentum a composé un petit manuel dont les spécialistes n'ont pas toujours saisi le grand intérêt ni la cohérence d'ensemble. Par ailleurs, une originalité remarquable de ce "commentaire" est qu'il est suivi, du propre aveu de l'auteur, d'un album de dessins destinés à illustrer les données théoriques fournies par le texte. Ces illustrations ne sont pas seulement, dans la forme où elles ont été conservées par la tradition manuscrite, des dessins dont la beauté artistique est parfois frappante. Elles accompagnent le texte pas à pas, ce que souligne pour la première fois la présente édition (volume III de la série des Arpenteurs romains dans la CUF), qui s'est attachée à les commenter en tenant compte aussi de leurs liens avec une tradition d'illustration qui remontait aux plus anciens traités des Arpenteurs.
Ratti Stéphane ; Guillaumin Jean-Yves ; Martin Pau
Rome et ses historiens : comment César, Salluste, Tite-Live, Tacite, Suétone ou Ammien Marcellin ont-il forgé, fait et refait l'histoire de Rome ? Acteurs, témoins ou savants érudits, cultivant l'anecdote ou laconiques, tous sont des manipulateurs de haute volée et des idéologues hors pair. Clair et concis, ce guide présente successivement les grands historiens de la Rome antique de la fin de la République romaine à l'Antiquité tardive, qui trouve ici pour la première fois une place d'importance, et tient compte des derniers acquis de la recherche, notamment concernant la mystérieuse Histoire Auguste. Chaque chapitre est en outre enrichi d'extraits, traduits et commentés, des ?uvres abordées.
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Depuis sept ans, Le Bulletin des Belles Lettres est le compagnon idéal de vos bibliothèques, arpentant les livres et les époques avec pour seule boussole un thème annuel. Ce numéro part à la rencontre des langues imaginaires, nées par frictions étincelantes avec notre réalité commune. Il rend hommage à l'intraduisible, à ce qui se joue à la lisière des langues et des mondes connus. Certains tissent des mots comme un flot, de conscience ou de rimes. Chez Simine Dânechvar, Virginia Woolf et James Joyce, la langue romanesque prend des formes intimes qui subjuguent la conscience ; les poètes Yahya Kemal et Ahmet Hâsim réinventent l'art poétique turc ; avec Rilke la poésie passe d'une rive à l'autre ; Lewis Carroll fait du langage sa créature. D'autres parlent des langues nouvelles. Déchiffrez l'elfique de Tolkien et conversez en na?vi ; adonnez-vous à la glossolalie jubilatoire d'Antonin Artaud ; inventez des hiéroglyphes avec Athanasius Kircher ; écoutez la confession d'un interprète extra-terrestre mise en récit par Alexander Dickow et animée par Laurent Gapaillard. Cryptogrammes pirates, alphabets sorciers, runes merveilleuses et faux japonais d'un mythomane génial vous initieront au mystère des signes.
Claudel Paul ; Caron Maxence ; Soeur Marie de l'as
Cet ouvrage n'a guère à voir avec ce que l'on publia jusqu'à présent de Claudel (1868-1955). Il est un fait qu'en dehors de quelques titres, l'un des plus célèbres écrivains du monde n'est aujourd'hui connu dans son pays que de nom. Ce volume édite ses livres capitaux. Il est préfacé par Émilie d'Arvieu (Soeur Marie de l'Assomption), dominicaine et arrière-petite-fille du grand homme. Claudel n'est pas un écrivain comme les autres : derrière cette force qui plonge dans le puits de Jacob un bras sculpté par Isaïe, Eschyle et Rimbaud, il est la plus puissante figure fondatrice de l'Histoire contemporaine. Cette figure est encore si proche de nous, que nous commençons seulement d'apercevoir l'ampleur où conduit sa parole. Entrant un jour de Noël à Notre-Dame ce « grand coeur catholique », qui d'abord ne le fut point, se convertit au christianisme de manière aussi fulgurante qu'inattendue. Il fréquente alors chez Mallarmé où il se rencontre avec la jeune avant-garde. Irréductible aux manières des habitués de la rue de Rome, Claudel crée une oeuvre souverainement affirmative en qui l'art est indissociable de l'annonce de la Vérité. Or, annoncer la Vérité, c'est ce que signifie précisément le mot « prophétie ». Prophétiques, les oeuvres de Claudel le sont par nature : armées de l'héritage de l'immortalité antique dont elles déduisent un symbolisme universel, elles dépassent les avant-gardes. Claudel traverse ainsi les genres littéraires, qu'il soumet à cette exigence prophétique et dont il obtient une parole nouvelle et éternelle. Poète, bien sûr, puis dramaturge dont le théâtre est un poème à plusieurs voix, il est d'abord un penseur au sens le plus pur. Ainsi, après avoir achevé Le Soulier de satin, il laisse le théâtre et consacre trente ans de sa vie à l'invention d'une nouvelle forme : la méditation biblique totale, en qui s'unissent tous les arts au sein d'une seule pensée récapitulant sa plénitude. Ces livres de philosophie, véritablement katholiques, prolongent sa recherche poétique qui, dépassant à présent le cadre d'un « théâtre dont la scène est le monde », épouse en une langue sublime les contours de l'Écriture Sainte afin de découvrir le sens de notre monde et la clef de son avenir. Jamais de tels textes n'avaient été écrits. Avant que Claudel ne manifestât cette unité qui mène des Cinq grandes Odes à Un poète regarde la Croix en passant par l'étincelant examen de notre époque au regard de l?Apocalypse, jamais n'avait été établie la cohérence qui va de la poésie à la pensée la plus intense. C'est ce parcours, cette cohérence, cet art, cette unité d'une vie qu'incarne notre ouvrage en réunissant les livres majeurs où, traçant son chemin entre grands poèmes et traités bibliques abyssaux, se révèle la pensée prophétique de Claudel.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.