Vraisemblablement au VIe s. , un magister chrétien dont nous ne savons rien a voulu, sous le prétexte de commenter une partie de l'oeuvre gromatique de Frontin (les Qualités des terres et les Controverses), composer une sorte de digest de la littérature des agrimensores qu'il devait avoir à sa disposition dans sa quasi-intégralité, en s'attachant surtout aux questions d'ordre juridique. Son ouvrage présente donc un témoignage intéressant sur la réception du corpus des agrimensores lors de la période très tardive de l'Antiquité, sur la connaissance que l'on avait à ce moment-là de ces textes techniques, et sur les difficultés que l'on éprouvait à les lire encore et à les interpréter, car le passage du temps, depuis le moment où avaient écrit Frontin, Hygin et les autres auteurs canoniques, avait entraîné des corruptions qui ne sont pas toujours mineures. Sélectionnant, donc, les passages qui lui paraissaient importants, pratiquant un "copier/coller" parfois un peu aléatoire mais souvent avisé, l'auteur du commentum a composé un petit manuel dont les spécialistes n'ont pas toujours saisi le grand intérêt ni la cohérence d'ensemble. Par ailleurs, une originalité remarquable de ce "commentaire" est qu'il est suivi, du propre aveu de l'auteur, d'un album de dessins destinés à illustrer les données théoriques fournies par le texte. Ces illustrations ne sont pas seulement, dans la forme où elles ont été conservées par la tradition manuscrite, des dessins dont la beauté artistique est parfois frappante. Elles accompagnent le texte pas à pas, ce que souligne pour la première fois la présente édition (volume III de la série des Arpenteurs romains dans la CUF), qui s'est attachée à les commenter en tenant compte aussi de leurs liens avec une tradition d'illustration qui remontait aux plus anciens traités des Arpenteurs.
Nombre de pages
224
Date de parution
29/11/2014
Poids
260g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782251014685
Titre
Commentaire anonyme sur Frontin
Auteur
Guillaumin Jean-Yves ; Ferrary Jean-Louis
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
125
Poids
260
Date de parution
20141129
Nombre de pages
224,00 €
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Résumé : En avril 1912, les archéologues de Pompéi firent la découverte, dans la maison du mensor Verus, d'un curieux instrument, la groma. Composé d'une croix placée sur un support pivotant et de fils à plomb, l'outil servait à déterminer des niveaux et à tracer des angles. D'où le terme de "gromatiques" englobant les maîtres de l'arpentage latin. Non que les Romains aient été les premiers à instaurer cette discipline, largement pratiquée par les Egyptiens qui remesuraient chaque année les propriétés dont les limites avaient été effacées par les crues du Nil, puis par les Grecs, mais ceux-ci en firent un des fondements de leur empire : posséder, et donc délimiter la terre, est au coeur du système politique romain. Ainsi les fameuses centuriations, qui dessinent les propriétés selon des axes orthonormés, et sont visibles encore aujourd'hui non seulement dans les campagnes de Romagne mais aussi en Tunisie. Notre édition est le premier volume d'un projet inédit, présenter l'ensemble des textes latins relatifs à l'arpentage. Le tome I rassemble les écrits d'Hygin le gromatique, contemporain, vraisemblablement, de Vespasien, et de Frontin, l'auteur bien connu des Aqueducs de Rome et des Stratagèmes. L'Introduction générale fait le point sur l'ensemble de nos connaissances relatives à la gromatique : le lecteur trouvera ainsi toutes les informations nécessaires à la bonne intelligence du texte, qu'il soit érudit ou simplement curieux de cette discipline originale, théorique autant que pratique et si fidèle à l'esprit romain. L'introduction est en outre assortie d'une bibliographie sommaire ainsi que d'un historique détaillé de la tradition manuscrite. Chacun des deux traités est précédé d'une notice explicative qui présente le texte et son auteur. Enfin l'ouvrage est assorti de notes, de figures, d'illustrations, d'un Index Verborum Notabilium et d'un Index Nominum.
Résumé : Par " Arpenteurs romains " (Agrimensores), il est convenu de désigner une collection de traités techniques, de dates diverses, consacrés à la technique de mesure des terrains, au bornage des propriétés, au tracé des voies, etc. , et aux principales contestations que peut rencontrer un arpenteur dans son travail (contestations, comme le précisent souvent les auteurs, de natures purement techniques et solubles toujours par des considérations techniques - à l'exclusion d'argumentations juridiques). Le présent volume (qui fait suite au vol. I, paru en 2005, avec une Introduction générale due à J. -Y. Guillaumin) regroupe les ouvres étroitement liées de deux arpenteurs : d'une part, Hygin (datable des années 97-102, mais que l'on ne doit pas confondre avec aucun des autres Hygin connus) et, d'autre part, Siculus Flaccus. De ce dernier, l'éditeur établit, pour la première fois sur des bases solides, une datation précise : Siculus est contemporain de Dioclétien, entre 292 et 312 ; dès lors, les nombreuses ressemblances que son ouvre présente avec celle d'Hygin doivent être regardées comme des emprunts à celui-ci. Le texte repose sur une collation des quatre témoins autorisés (dont un manuscrit des Ve-VIe s.) ; en dépit de l'ancienneté de ces manuscrits, le texte, comme le montre J. -Y. Guillaumin, est fréquemment corrompu. Une autre circonstance contribue à l'importance de cette édition : on sait que la grande édition des Agrimensores a été faite, au XIXe siècle, par Lachmann : depuis, le texte n'a pratiquement pas été examiné par les philologues, si grande est l'autorité de Lachmann ; or, cette édition est loin d'être parfaite, ses collations sont souvent défectueuses et le mépris dans lequel Lachmann tient ses auteurs n'est que trop clair. Il y avait donc matière à une nouvelle édition. Celle que nous présentons comporte la première traduction française et un grand nombre de notes sur des matières techniques (instruments, mesures, unités, etc.). Elle est complétée par un lexique technique (beaucoup d'attestations de ces mots techniques manquent dans les dictionnaires).
Influencée par des disciplines diverses, la langue des arithméticiens et des géomètres latins est à la fois héritière des Grecs et capable de créations dont certaines sont passées dans le langage moderne ("corollaire" , "circonférence" , "proportion" ...). Ce dictionnaire parcourt plusieurs siècles d'élaboration de ce vocabulaire particulier, depuis Varron jusqu'à Isidore de Séville, en explorant les apports des différents auteurs et l'évolution sémantique des mots. Il offre des données précises aussi bien au spécialiste qu'à l'esprit curieux d'histoire intellectuelle.
Résumé : "Une enfance pieuse, studieuse, où déjà, comme un mot d'Hadrien en témoigne, se révèle le trait spécifique du caractère, l'entière sincérité ; une jeunesse chaste, de bonne heure associée aux responsabilités du gouvernement, sans que les soucis et les charges portent aucune atteinte à la spontanéité ou à l'intensité de la vie intérieure ; l'âge mûr et la vieillesse voués sans réserve au service de l'Etat et aux intérêts de l'humanité, en un temps où les difficultés furent rudes et qui connut même des dangers graves ; enfin, laissé après soi et parvenu jusqu'à nous, un petit livre, quelques feuillets, mais si pleins, où survit et transparaît une âme aussi haute que pure, tel fut le destin de Marc-Aurèle, destin privilégié, auquel semblent avoir également collaboré - comme pour justifier les dogmes de l'école à laquelle l'empereur philosophe a adhéré si fermement - la raison souveraine qui distribue son lot à chacun et la volonté éclairée de l'homme à qui ce lot était échu." Aimé Puech, extrait de l'introduction (1947).
Le monde ancien des Babyloniens est longtemps resté méconnu, réservé à quelques érudits. Grâce à des découvertes exceptionnelles, notamment celles de dizaines de milliers de textes, rescapés des destructions, ce monde révèle ses secrets après quatre mille ans de silence. Daniel Bonneterre propose de suivre la vie quotidienne en passant " par la cuisine " pour faire découvrir l'univers des cuisiniers du roi, maîtres en transformation des ingrédients et respectueux des cultes. L'enquête traverse les palais contemporains du roi Hammourabi de Babylone, autour de 1750 av. J.-C. pour décrire les nourritures, les ingrédients, les plantes, quelques créatures étranges, les interdits alimentaires et les dangers qui les accompagnent. Quels étaient ces dangers, ces moyens, ces recettes des chefs ? Quel en est aujourd'hui l'héritage ? Les manières de table ont-elles leur origine à Babylone ? Pour répondre à ces questions, et à bien d'autres, Daniel Bonneterre a réuni une vaste documentation faite de mythes, de récits, de pièces de la correspondance, celles des rois, des prêtres et des femmes de pouvoir, des textes pris sur le vif. L'accent est mis autant sur les pratiques sociales et religieuses (hospitalité, convivialité, esthétisme, interdits) que sur la culture matérielle, garante d'une tradition efficace (hygiène, santé). Les découvertes présentées ici sont aussi surprenantes qu'inédites : les logiques symboliques à l'oeuvre dans le monde culinaire ancien sont décryptées pour la première fois.
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Biographie de l'auteur Rabbin et docteur en philosophie ; Directeur du Centre de recherches et d'études juives Aleph, à Paris (en 1989) ; Professeur de philosophie et de littérature comparée, associé à l'Université de Bar-Ilan, Israël (en 2003)EditeurTraduisit de l'hébreu et de l'allemand en français