L'Afrique du Sud est sortie de l'apartheid. La démocratisation a permis de rompre avec la pratique d'une politique de ségrégation institutionnalisée parmi les plus " abouties " et répressives au monde. Qu'en est-il, alors, de l'espace urbain ? Les villes reflètent et concentrent les sociétés. Plus qu'ailleurs, nous nous trouvons dans un espace englobant une multitude d'acteurs aux stratégies différentes, voire opposées. Envisager l'exclusion urbaine à Johannesburg, métropole sud-africaine de plus de quatre millions d'habitants, permet de comprendre les fonctionnements et dysfonctionnements de la société issue de l'apartheid, d'esquisser des perspectives d'évolution et de mesurer les premiers pas vers la liberté, en attendant ceux vers la maturité. En ne quittant jamais des problématiques générales centrées sur les dynamiques, formes et significations de l'exclusion urbaine en Afrique du Sud et ailleurs, l'auteur procède à de multiples études de cas (camps de squatters et townships à Soweto, quartiers " mixtes " du centre-ville, nouveaux espaces résidentiels subventionnés par le gouvernement, anciens townships pour Blancs, quartiers résidentiels haut de gamme...) qui montreront en quoi la société sud-africaine évolue et se complexifie. Le maintien et la fabrique de l'exclusion urbaine obéissent à de nouvelles lois. L'apartheid a toutefois conditionné une " culture de la ville " auprès d'une grande partie des résidents de la métropole. Trajectoires et stratégies résidentielles, références et aspirations en matière d'urbanité sont alors des éléments permettant de comprendre le façonnement d'une des dimensions de la " nouvelle Afrique du Sud ". Avec, en filigrane, deux questions : en quoi l'Afrique du Sud était-elle une configuration exceptionnelle en matière d'urbanité ? En quoi peut-elle donner des informations pour des pays ou des villes connaissant elles-mêmes des situations d'exclusion ... Un ouvrage novateur sur une ville méconnue, déconstruisant, dans la lignée d'auteurs comme Mike Davis, l'urbanité sud-africaine.
Nombre de pages
391
Date de parution
01/11/2003
Poids
670g
Largeur
160mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782845861657
Auteur
Guillaume Philippe
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20031101
Nombre de pages
391,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Ce souffle puissant qui soulève ma "Faim du monde", est celui du grand large. Il trace au-delà de l'horizon de la mer, jusqu'à nos galaxies lointaines, pour s'approcher avec vigilance de ce "Grand Autre" du langage qui a façonné originairement cette image inconsciente de mon corps, en contrepoint à mon image corporelle ! Ce sera en tenant le gouvernail de mon nouveau voilier, au gré des vents les plus redoutables, que je pourrai alors me réapproprier ma propre apparence, dont le souvenir me reviendra, grâce au miroir, au regard du semblable à l'amour !Alors nous pourrons revenir sur le rivage, fort de ce passage structural incontournable, pour construire peut-être avec l'autre, les premières pierres tant espérées de ce nouveau monde à venir, et ce sera notre » faim » finalement sublimée, qui nous permettra de le bâtir dans de meilleures conditions ! »Ph G.Ce livre alterne, comme à l'accoutumée, vie de chaque jour et complexité des thèmes abordés par nos deux inséparables, Philippe et François, que vous avez déjà, ou que vous pourrez côtoyer dans « Paysages Lointains » lors de leur première rencontre à Paris. C'est Philippe qui cette fois-ci se rend chez François à Agde en Occitanie. Vous y découvrirez cette ville proche de la mer Méditerranéenne, mais aussi celle de Georges Brassens et de Paul Valéry, la ville de Sète, que ce dernier nomma « l'Ile singulière ».
Face au sujet de la science, et sa technologie transcendante qui ne cesse d'asseoir sa domination sur le monde, cette série de huit scènes, teintées d'hubris, nous propose un voyage éclectique, où l'auteur avec la psychanalyse, la philosophie, l'astrophysique, la médiumnité, l'écologie, essaie de nous prouver, à travers les avatars de notre vie humaine qu'il nous est encore possible de contrecarrer le sujet épistémique qui ne sait toujours pas ce qu'il dit, quoique toujours prédominant en ce XXIe siècle. Il tente de nous convaincre que, holistiquement, la cause de la psychanalyse en vaut toujours la peine et qu'il est temps d'en finir grâce à l'analyse, avec notre ça freudien, synonyme de "bête féroce" soulignée par Lacan ; car il risque aujourd'hui plus qu'hier de l'emporter définitivement. "C'est pour l'Homme un travail de civilisation". (Freud). Utopique ...
L'invisible, un monde à découvrir explore avec lucidité les failles de la réalité, en convoquant la psychanalyse, la philosophie et des expériences personnelles. L'auteur y développe une réflexion critique sur notre société, gouvernée par les apparences, le scientisme, les certitudes et le refoulement de l'inconscient. L'ouvrage est d'abord structuré comme un monologue intérieur, enrichi par un dialogue onirique avec un double symbolique, inspiré de Mendel le bouquiniste (Stefan Zweig). Ce double interroge la cohérence du narrateur et son intimité. Puis vient un deuxième personnage, bien réel cette fois-ci puisqu'il s'agit de son facteur avec lequel l'auteur à travers des références à Freud, Lacan, Schopenhauer ou Stendhal, démontre à son interlocuteur et avec pédagogie que l'humain pris dans ses identifications imaginaires, les complexités et les illusions de "? l'amour ? ", se cache finalement derrière son sujet du savoir qui ne sait pas ce qu'il dit ? !
Variations sur l'intime représente onze tableaux aux histoires différentes. Cependant, leur fil conducteur vous surprendra et vous entraînera au-delà d'une réalité souvent trompeuse. Vous visiterez alors les confins de nos ambivalences dans l'univers parallèle de l'amour et de la haine. Vous découvrirez également la joie d'une existence à deux et la satisfaction de transformer un impossible à vivre en un possible à venir. La bête féroce qui nous habite depuis nos origines pourra-t-elle enfin être exterminée ...
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.