HISTOIRES DE JEUNES. Des identités en construction
Guillaume Jean-François
L'HARMATTAN
16,50 €
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EAN :9782738463111
Histoires pour soi. Histoires que l'on se raconte ou que l'on raconte à autrui. Histoires qui constituent le Soi, histoires dans lesquelles émerge une identité. Histoires de jeunes confrontés à un défi fondamental dans la conception contemporaine de la jeunesse : savoir qui ils sont et savoir ce qu'ils veulent être. Basé sur l'analyse des projets d'avenir et des récits biographiques de onze jeunes, filles et garçons, résidant en Belgique francophone et n'ayant en commun que l'âge - 18 ans, l'âge de fin de la scolarité obligatoire -, cet ouvrage veut apporter un éclairage sociologique sur un processus apparemment marqué du sceau de la subjectivité. Mais l'histoire d'une vie, le sentiment d'identité ne naissent pas de rien. Pour obtenir cohérence et intelligibilité, il faut qu'ils se coulent dans une sorte de moule narratif qui leur préexiste, c'est-à-dire un cadre structuré et structurant que leur fournit la société. De telle sorte qu'au plus profond de l'intimité, dans ces récits qui portent ou trahissent le Soi, on retrouve la trace d'une réalité sociale et collective incorporée par le sujet.
Nombre de pages
174
Date de parution
03/05/2000
Poids
216g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738463111
Titre
HISTOIRES DE JEUNES. Des identités en construction
ISBN
2738463118
Auteur
Guillaume Jean-François
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
216
Date de parution
20000503
Nombre de pages
174,00 €
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Cet ouvrage réunit des chercheurs d'un bout à l'autre du monde autour d'une même question, l'étude de la jeunesse. De quelle manière faut-il aborder cette période du cycle de vie dont on parle avec abondance sans bien savoir comment la définir ... Les mots sont non seulement porteurs de sens, mais servent aussi à orienter l'action. Les notions d'insertion, d'intégration ou de socialisation héritées de la tradition sociologique sont aujourd'hui récupérées dans des politiques où les jeunes se sentent souvent happés. Le statut d'acteurs qu'on leur a reconnu au beau temps de l'action étudiante ne continue-t-il à s'appliquer que dans les sociétés où les jeunes sont majoritaires ? Les sociétés vieillissantes laissent-elles un peu de place aux jeunes pour l'élaboration de stratégies ... Les études qui portent aujourd'hui sur la jeunesse impliquent de démêler les intentions derrière les discours. Dans un contexte de mutation ou de (ré)invention du lien social, le pari à relever n'en est que plus passionnant.
Les défis auxquels les élèves, et ceux qui les accompagnent dans ce rôle, ont à faire face sont énormes. L'évolution du monde du travail et de l'emploi, la marchandisation et la privatisation de plus en plus marquées de l'enseignement, une certaine démission des élèves autant que des enseignants, le malaise lié au sens à donner à l'école en regard de l'évolution générale du monde témoignent d'orientations marquantes. Se les approprier en tant que défis à relever est une tâche ardue, il faut en convenir. Pourtant, aussi ardue soit-elle, elle est passionnante en ce sens qu'elle positionne l'école au carrefour de l'histoire. Celle-ci peut prendre un rôle essentiel dans les orientations de notre monde. Les deux auteurs, en fonction dans l'enseignement depuis de nombreuses années, sont aussi confrontés à ces évolutions. Ils ont décidé d'y réfléchir et de faire des propositions allant dans le sens d'une école qui essaie de toucher l'humain et de le remettre au centre de l'activité scolaire. Pour ce, ils ont porté un regard quelque peu différent sur les discours et pratiques récurrents et les ont analysés avec le filtre de leurs partis pris: tous les hommes sont capables d'apprendre, de s'apprendre dans la perspective d'un monde moins agressif, moins excluant. Leur posture n'a pas été celle de chercheurs, mais plutôt d'essayistes. Pétris de l'idée que l'école n'a pas pour fonction de sélectionner ni de rendre malheureux tant les élèves que les enseignants, ils proposent une lecture divergente mais ancrée dans l'histoire de la pédagogie.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...