Définir la jeunesse ? D'un bout à l'autre du monde
Guillaume Jean-François
L'HARMATTAN
26,00 €
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EAN :9782738476074
Cet ouvrage réunit des chercheurs d'un bout à l'autre du monde autour d'une même question, l'étude de la jeunesse. De quelle manière faut-il aborder cette période du cycle de vie dont on parle avec abondance sans bien savoir comment la définir ... Les mots sont non seulement porteurs de sens, mais servent aussi à orienter l'action. Les notions d'insertion, d'intégration ou de socialisation héritées de la tradition sociologique sont aujourd'hui récupérées dans des politiques où les jeunes se sentent souvent happés. Le statut d'acteurs qu'on leur a reconnu au beau temps de l'action étudiante ne continue-t-il à s'appliquer que dans les sociétés où les jeunes sont majoritaires ? Les sociétés vieillissantes laissent-elles un peu de place aux jeunes pour l'élaboration de stratégies ... Les études qui portent aujourd'hui sur la jeunesse impliquent de démêler les intentions derrière les discours. Dans un contexte de mutation ou de (ré)invention du lien social, le pari à relever n'en est que plus passionnant.
Nombre de pages
270
Date de parution
15/04/2000
Poids
380g
Plus d'informations
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EAN
9782738476074
Titre
Définir la jeunesse ? D'un bout à l'autre du monde
ISBN
2738476074
Auteur
Guillaume Jean-François
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
0
Poids
380
Date de parution
20000415
Nombre de pages
270,00 €
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Histoires pour soi. Histoires que l'on se raconte ou que l'on raconte à autrui. Histoires qui constituent le Soi, histoires dans lesquelles émerge une identité. Histoires de jeunes confrontés à un défi fondamental dans la conception contemporaine de la jeunesse : savoir qui ils sont et savoir ce qu'ils veulent être. Basé sur l'analyse des projets d'avenir et des récits biographiques de onze jeunes, filles et garçons, résidant en Belgique francophone et n'ayant en commun que l'âge - 18 ans, l'âge de fin de la scolarité obligatoire -, cet ouvrage veut apporter un éclairage sociologique sur un processus apparemment marqué du sceau de la subjectivité. Mais l'histoire d'une vie, le sentiment d'identité ne naissent pas de rien. Pour obtenir cohérence et intelligibilité, il faut qu'ils se coulent dans une sorte de moule narratif qui leur préexiste, c'est-à-dire un cadre structuré et structurant que leur fournit la société. De telle sorte qu'au plus profond de l'intimité, dans ces récits qui portent ou trahissent le Soi, on retrouve la trace d'une réalité sociale et collective incorporée par le sujet.
Les défis auxquels les élèves, et ceux qui les accompagnent dans ce rôle, ont à faire face sont énormes. L'évolution du monde du travail et de l'emploi, la marchandisation et la privatisation de plus en plus marquées de l'enseignement, une certaine démission des élèves autant que des enseignants, le malaise lié au sens à donner à l'école en regard de l'évolution générale du monde témoignent d'orientations marquantes. Se les approprier en tant que défis à relever est une tâche ardue, il faut en convenir. Pourtant, aussi ardue soit-elle, elle est passionnante en ce sens qu'elle positionne l'école au carrefour de l'histoire. Celle-ci peut prendre un rôle essentiel dans les orientations de notre monde. Les deux auteurs, en fonction dans l'enseignement depuis de nombreuses années, sont aussi confrontés à ces évolutions. Ils ont décidé d'y réfléchir et de faire des propositions allant dans le sens d'une école qui essaie de toucher l'humain et de le remettre au centre de l'activité scolaire. Pour ce, ils ont porté un regard quelque peu différent sur les discours et pratiques récurrents et les ont analysés avec le filtre de leurs partis pris: tous les hommes sont capables d'apprendre, de s'apprendre dans la perspective d'un monde moins agressif, moins excluant. Leur posture n'a pas été celle de chercheurs, mais plutôt d'essayistes. Pétris de l'idée que l'école n'a pas pour fonction de sélectionner ni de rendre malheureux tant les élèves que les enseignants, ils proposent une lecture divergente mais ancrée dans l'histoire de la pédagogie.