Dans ce cinquième opus des enquêtes du juge Pline, qui prend place en avril 1826, celuici, avec le commissaire Cuzet, s'attaque résolument à une organisation criminelle impitoyable : enkystée telle un abcès dans l'économie alors très florissante de la navigation sur la Loire, elle multiplie les trafics, les corruptions, les exécutions, les menaces, les chantages ? le crime est son fondement, l'argent et le pouvoir sont ses énergies. Passant outre les avertissements et même les agressions les plus lâches, Pline prouve une fois de plus, dans ce roman haletant où jamais rien n'est acquis, les qualités que le lecteur a pu déjà apprécier chez ce magistrat à la biographie si riche, son courage, sa détermination, son sens de l'organisation et de la psychologie. Certains ont comparé la Loire à la veine aorte de la France et il y est vrai que cette artère, qui domine la géographie et les paysages de Nantes à SainteEulalie, a été dans le passé une extraordinaire source de richesses. Ce nouveau roman policier historique de Gildard Guillaume, comme à l'habitude de cet auteur cultivant l'histoire, est l'occasion pour le lecteur de redécouvrir quelques facettes trop souvent oubliées de l'épopée du grand fleuve royal. À PROPOS DE L'AUTEURGildard Guillaume est avocat honoraire, écrivain, historien, administrateur de l'Institut Napoléon, membre titulaire de l'Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts d'Angers. Il est l'auteur de romans et essais portant sur la période allant de la Révolution française à la Commune de Paris, en passant évidemment par le Consulat, le Premier Empire et la Restauration.
Nombre de pages
258
Date de parution
08/01/2022
Poids
320g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782379290367
Auteur
Guillaume Gildard
Editeur
QUINT FEUILLE
Largeur
140
Date de parution
20220108
Nombre de pages
258,00 €
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Dominique, Frédéric Dufour de Pradt (1759-1837) a été député, Premier aumônier de l'empereur Napoléon 1er, archevêque, ambassadeur, Grand Chancelier de la Légion d'honneur. Mais c'est son uvre écrite, brillante et féconde, fine et moderne, qui doit retenir l'attention. Auteur de multiples essais publiés en France et à l'étranger, il a été un analyste remarquable de la vie politique, française et internationale, un sociologue et un politologue avant la lettre. Ses développements sont d'une grande pertinence et peuvent d'ailleurs servir à une dissection du monde actuel, en particulier dans ses aspects géopolitiques. La personnalité abrupte de cet ecclésiastique, sa vanité outrancière, ses fatuités risibles l'ont fait rejeter dans les limbes de l'Histoire. Cet ouvrage, à travers le procès pour délit de presse dont l'homme a fait l'objet en 1820, permet de retrouver sa pensée lumineuse et riche, véritable trésor de philosophie politique.
Dans les années 1872 et suivantes, un menuisier-ébéniste du faubourg Saint-Antoine, un journaliste lyonnais et un avocat, sont pris dans la tourmente de la Commune de Paris et déportés, avec des milliers d'autres, en Nouvelle-Calédonie, certains à l'île des Pins, les plus durs au bagne de l'île Nou et les plus chanceux sur la Grande Terre. Ils y connaîtront l'enfer. Quelles forces pourront les sauver...
Le département de Maine-et-Loire, comme beaucoup d'autres, a connu les tempêtes, les délires et les exactions révolutionnaires. Situés aux confins orientaux du territoire insurgé, Saumur et le Saumurois ont en outre été frappés de plein fouet par la guerre fratricide dite de Vendée, subissant d'abord une conquête humiliante en juin 1793, multipliant ensuite par vengeance les atrocités et les ignominies, le massacre de Bournan (26 décembre 1793) étant le point d'orgue. C'est en cette période cruelle que sont nés les passions et les rêves, les haines et les générosités des hommes et femmes auxquels le juge Pline et le commissaire Cuzet, trente ans plus tard, dans de nouvelles enquêtes difficiles et trépidantes, sont confrontés. "Et que de beaux semblants cachent des âmes basses ! " aurait pu dire Pierre Corneille. A propos de Gildard Guillaume : Gildard Guillaume est avocat honoraire, écrivain et administrateur de l'Institut Napoléon. Il est l'auteur de romans, essais et articles historiques concernant la période 1780-1880 et plus particulièrement la Révolution, le Consulat et le Premier Empire. Il est aussi l'auteur de La gourmette .
Au crépuscule de sa vie, le sergent de l'armée napoléonienne Ferdinand Mercier, devenu un riche industriel, rédige ses mémoires et les expédie par ballon monté : c'est l'hiver 1870, les Prussiens assiègent Paris. L'aérostat perd plusieurs sacs de courrier avant de s'écraser derrière les lignes ennemies. Le manuscrit, retrouvé dans des circonstances extraordinaires cent trente ans plus tard, est vendu aux enchères. Féru d'histoire, le collectionneur décide de partir sur les traces de son auteur. L'enquête commence. Mercier a été fait prisonnier à Bailén le 19 juillet 1808. Pour les soldats français a alors commencé une lente descente aux enfers sur les chemins sanglants d'Andalousie, puis sur les terribles pontons de Cadix. Bientôt débarqués par les Anglais sur l'îlot désertique de Cabrera, au large de Majorque, ces laissés-pour-compte ne survivent pas tous à l'horreur de la détention. Le calvaire du jeune homme dure six longues années. Il est des hommes que l'on suit au bout de l'Enfer. Napoléon, en s'engageant dans la campagne d'Espagne contre Wellington et un peuple insurgé, a condamné ses troupes à la géhenne. Mais Mercier n'accuse jamais son empereur, et l'histoire elle-même a relégué le premier fiasco de l'Aigle. Pas à pas, le narrateur interroge le rescapé de l'Empire. Leurs regards, croisés à deux siècles de distance, nous plongent avec un réalisme saisissant au c'ur d'une tragédie oubliée.
Après une enfance parisienne, Adélaïde, orpheline à l'âge de neuf ans après la mort accidentelle de ses parents., sera recueillie par Lucie de Pontheuil, et demeurera dans l'écrin du château angevin de Plessis Chevran. Environnée des beautés de l'immense domaine et de la bonté compréhensive de sa récente marraine, elle réapprend le piano en attendant de jouer l'orgue situé dans la chapelle familiale tout en envisageant de conquérir la harpe. Mais viennent des jours de colère et son retour définitif inopiné à Paris en pleine période de restauration des vieux hôtels du quartier du Marais à Paris. Intrigues compliquées, passions exaltées, non dits impliquant les familiers du château jusqu'à l'apparition d'un conseiller éclairé rythment les chapitres de ce roman au coeur musical : celle du piano, du violon et du violoncelle, de l'orgue et essentiellement de la Harpe.
Le 9 avril 1780, le capitaine Louis de Lauberdière, un jeune officier angevin du régiment de Saintonge, âgé de vingt ans, embarque à Brest sur le Père de famille, et part pour l'Amérique le 2 mai suivant. Comme plusieurs milliers d'autres militaires, il fait partie du corps expéditionnaire français constitué sur ordre du Roi pour porter secours aux insurgés des colonies britanniques de l'Amérique du Nord. Ces derniers ont proclamé leur indépendance en 1776, et luttent contre la puissante Grande-Bretagne. Louis XVI confie le commandement de l'armée française au général de Rochambeau, oncle à la mode de Bretagne de Lauberdière. La nomination royale profite au jeune officier, le général le choisissant comme aide de camp. Cette fonction lui permet de participer à des événements militaires et diplomatiques faisant date dans l'histoire, et culminant avec la victoire franco-américaine de Yorktown (1781). Témoin privilégié, Louis de Lauberdière observe attentivement les personnes, anonymes ou célèbres, il garde en mémoire les actions de chaque jour, grandes ou modestes, et s'informe de faits de toute sorte touchant les Américains. Il prend quotidiennement de nombreuses notes qui lui serviront peu de temps après pour écrire un substantiel Journal de l'Armée aux ordres de Monsieur le Comte de Rochambeau pendant les campagnes de 1780, 1781, 1782, 1783, dans l'Amérique septentrionale. C'est ce manuscrit de grand intérêt, resté longtemps inédit, qui est proposé aux lecteurs, pour la première fois, dans son texte original et intégral.
Le 12 janvier 1820, au cimetière de Trèves, on retrouve sur une tombe le cadavre d'un homme fusillé à bout portant. Il n'en faut pas plus pour que le juge Pline s'intéresse immédiatement à l'enquête menée par le commissaire Sébastien Cuzet. Le 8 février suivant, c'est un homme battu à mort que l'on retrouve au cimetière de SaintHilaire SaintFlorent. Comme pour le premier crime, le ou les assassins ont pris le risque insensé de transporter son cadavre jusqu'à une pierre tombale. Le 24 mars, le corps martyrisé d'une femme est identifié sur une tombe du cimetière de Souzay. Quels rapports yatil entre ces victimes ? Entre ces victimes et les tombes ou les cimetières ? Le juge Pline ne doute plus que ces assassinats sont l'oeuvre d'une même main criminelle. Il est convaincu aussi que, derrière ces mises en scène macabres, il y a une logique implacable. Une véritable course contre le crime s'engage alors entre le juge Pline et l'assassin. Celui-ci parviendra-t-il à aller jusqu'au bout de sa folie, si tant est qu'elle ait un terme ? Une ville est d'abord l'aboutissement d'une histoire. Derrière la blancheur du tuffeau dont Saumur est bâtie, de quelles putréfactions anciennes ces crimes odieux révèlentils l'existence ...