Danse traditionnelle et anciens milieux ruraux français. Tradition, Histoire, Société
Guilcher Jean-Michel
L'HARMATTAN
34,50 €
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EAN :9782296082588
Au terme d'une recherche étendue sur un peu plus d'un demi-siècle, l'auteur communique à son lecteur l'image d'ensemble qu'il retire des danses populaires traditionnelles en domaine français. L'enquête de terrain associée au dépouillement d'archives a jeté un jour inattendu sur le visage de cultures paysannes près de s'éteindre. Tout au long de ce XIXe siècle où le monde rural n'a pas cessé de se transformer, la danse qui comptait parmi ses moyens privilégiés d'expression, a elle-même connu des renouvellements d'une ampleur sans précédent. La tradition à son terme possède avec un impressionnant pouvoir de conserver, un pouvoir non moins déconcertant d'élaborer des formes et des oeuvres inédites. Le répertoire des campagnes acquiert des traits nouveaux, conséquences d'emprunts assortis de refonte et de refaçonnements progressifs d'héritages inégalement lointains. Les danses que nous appelons "folkloriques" sont le produit final de cette évolution. Jean-Michel Guilcher présente dans cet ouvrage ce que nous savons aujourd'hui de la provenance et de l'histoire de ces danses. Il met en évidence les mécanismes impliqués dans leur genèse. et les tendances durables qui ont orienté leur cours. Ce faisant il apporte un éclairage nouveau sur la vie de relation, les mentalités et leur évolution tardive au sein de l'ancienne civilisation paysanne.
Nombre de pages
317
Date de parution
24/04/2009
Poids
550g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296082588
Titre
Danse traditionnelle et anciens milieux ruraux français. Tradition, Histoire, Société
Auteur
Guilcher Jean-Michel
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
550
Date de parution
20090424
Nombre de pages
317,00 €
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La contredanse a profondément renouvelé l'idée qu'on se faisait de la danse, du Moyen Âge aux Temps modernes. Jean-Michel Guilcher en retrace ici l'histoire. Il montre comment, en combinant des formes importées d'Angleterre au XVIIe siècle avec un héritage français (branles, belles Danses), la cour de Versailles élabore la contredanse française sur plan carré. Il en évoque la faveur croissante, puis le succès irrésistible dans les cours et les villes d'Europe. Il met en lumière les transformations qui affectent la danse à mesure qu'elle se propage, et montre en quoi elles sont révélatrices des attentes d'époques successives et de milieux distincts, jusqu'à infléchir à terme les pratiques paysannes au cours du XIXe siècle. L'auteur nous révèle ainsi combien l'étude de la danse récréative peut enrichir celle des mentalités sociales. Près de quarante ans après sa première publication en 1969, ce livre, relu et augmenté dans sa présente édition, paraît plus actuel que jamais. Son érudition, son argumentation étayée et convaincante, sa rédaction claire et toujours soucieuse du concret, la riche bibliographie qu'il propose en ont fait un ouvrage de référence. Épuisé, il était introuvable depuis de nombreuses années ; sa réédition devrait combler, au-delà des historiens de la danse, tout lecteur curieux de l'évolution de la société française.
Guilcher Jean-Michel ; Gasnault François ; Guilche
Cet ouvrage présente le dernier travail de Jean-Michel Guilcher (1914-2017). Soucieux d'achever la publication des observations faites durant ses enquêtes de terrain, l'auteur décrit les processus qui, dans les sociétés principalement régies par la tradition orale, assurent l'élaboration et la transmission des danses, souvent associées au chant. S'inscrivant dans la très longue durée, de la fin du Moyen Age jusqu'aux années 1970, il confronte les témoignages des contemporains et les théories de ses prédécesseurs à ses propres analyses. Mettant en évidence l'inventivité créatrice des danseurs populaires, il démontre que, si les migrations saisonnières et les emprunts de territoire à territoire y ont contribué, l'évolution de leur répertoire supposait l'adhésion des communautés d'habitants et se traduisait par un constant renouvellement. Mône Guilcher, sa fille, et François Gasnault, qui fut son élève, ont parachevé l'organisation du recueil et en ont complété l'apparat critique.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...