Guilcher Jean-Michel ; Gasnault François ; Guilche
CTHS EDITION
28,01 €
Prévente
Sortie prévue le 29 octobre 2026
EAN :9782735510030
Cet ouvrage présente le dernier travail de Jean-Michel Guilcher (1914-2017). Soucieux d'achever la publication des observations faites durant ses enquêtes de terrain, l'auteur décrit les processus qui, dans les sociétés principalement régies par la tradition orale, assurent l'élaboration et la transmission des danses, souvent associées au chant. S'inscrivant dans la très longue durée, de la fin du Moyen Age jusqu'aux années 1970, il confronte les témoignages des contemporains et les théories de ses prédécesseurs à ses propres analyses. Mettant en évidence l'inventivité créatrice des danseurs populaires, il démontre que, si les migrations saisonnières et les emprunts de territoire à territoire y ont contribué, l'évolution de leur répertoire supposait l'adhésion des communautés d'habitants et se traduisait par un constant renouvellement. Mône Guilcher, sa fille, et François Gasnault, qui fut son élève, ont parachevé l'organisation du recueil et en ont complété l'apparat critique.
Nombre de pages
550
Date de parution
29/10/2026
Poids
300g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782735510030
Auteur
Guilcher Jean-Michel ; Gasnault François ; Guilche
Editeur
CTHS EDITION
Largeur
160
Date de parution
20261029
Nombre de pages
550,00 €
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Au terme d'une recherche étendue sur un peu plus d'un demi-siècle, l'auteur communique à son lecteur l'image d'ensemble qu'il retire des danses populaires traditionnelles en domaine français. L'enquête de terrain associée au dépouillement d'archives a jeté un jour inattendu sur le visage de cultures paysannes près de s'éteindre. Tout au long de ce XIXe siècle où le monde rural n'a pas cessé de se transformer, la danse qui comptait parmi ses moyens privilégiés d'expression, a elle-même connu des renouvellements d'une ampleur sans précédent. La tradition à son terme possède avec un impressionnant pouvoir de conserver, un pouvoir non moins déconcertant d'élaborer des formes et des oeuvres inédites. Le répertoire des campagnes acquiert des traits nouveaux, conséquences d'emprunts assortis de refonte et de refaçonnements progressifs d'héritages inégalement lointains. Les danses que nous appelons "folkloriques" sont le produit final de cette évolution. Jean-Michel Guilcher présente dans cet ouvrage ce que nous savons aujourd'hui de la provenance et de l'histoire de ces danses. Il met en évidence les mécanismes impliqués dans leur genèse. et les tendances durables qui ont orienté leur cours. Ce faisant il apporte un éclairage nouveau sur la vie de relation, les mentalités et leur évolution tardive au sein de l'ancienne civilisation paysanne.
La contredanse a profondément renouvelé l'idée qu'on se faisait de la danse, du Moyen Âge aux Temps modernes. Jean-Michel Guilcher en retrace ici l'histoire. Il montre comment, en combinant des formes importées d'Angleterre au XVIIe siècle avec un héritage français (branles, belles Danses), la cour de Versailles élabore la contredanse française sur plan carré. Il en évoque la faveur croissante, puis le succès irrésistible dans les cours et les villes d'Europe. Il met en lumière les transformations qui affectent la danse à mesure qu'elle se propage, et montre en quoi elles sont révélatrices des attentes d'époques successives et de milieux distincts, jusqu'à infléchir à terme les pratiques paysannes au cours du XIXe siècle. L'auteur nous révèle ainsi combien l'étude de la danse récréative peut enrichir celle des mentalités sociales. Près de quarante ans après sa première publication en 1969, ce livre, relu et augmenté dans sa présente édition, paraît plus actuel que jamais. Son érudition, son argumentation étayée et convaincante, sa rédaction claire et toujours soucieuse du concret, la riche bibliographie qu'il propose en ont fait un ouvrage de référence. Épuisé, il était introuvable depuis de nombreuses années ; sa réédition devrait combler, au-delà des historiens de la danse, tout lecteur curieux de l'évolution de la société française.
Le Garde-Meuble de la Couronne était l'administration chargée de la gestion du mobilier et des objets d'art destinés à l'ornement des appartements royaux. Tout d'abord simple attribution du valet de chambre du roi depuis le Moyen Âge, la création d'une administration spécifique, dirigée par un intendant, s'avéra nécessaire pendant le règne de Henri IV devant le développement des maisons royales. La charge d'intendant général des meubles de la Couronne devint de plus en plus prestigieuse à partir du règne de Louis XIV grâce à l'attention croissante portée au mobilier royal par les souverains. Les intendants furent des personnalités intéressantes et l'étude de leur origine sociale et de leurs parcours permet de mieux comprendre leur action à la tête du Garde-Meuble. Tour à tour excellents administrateurs, amateur éclairé ou favori du roi, ils contribuèrent au rayonnement du mobilier royal et de leur administration. Pour la première fois, le statut juridique du mobilier royal est abordé avec particulièrement la question de son inaliénabilité et les limites de celle-ci, ainsi que. parallèlement, celui des garde-meubles personnels des souverains qui géraient leurs biens mobiliers privés. Cette étude de l'histoire administrative, juridique et sociale du Garde-Meuble apporte un regard nouveau et complémentaire sur cette importante institution de l'Ancien Régime et son fonctionnement, incontournable pour l'étude du mobilier des XVIIe et XVIIIe siècles, ainsi que sur la personnalité de ses directeurs.