S'émanciper par les armes ? Sur la violence politique des femmes
Guibet Lafaye Caroline ; Frénod Alexandra
INALCO PRESSES
24,99 €
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EAN :9782858313273
Dans le sillage de la contestation sociopolitique de la fin des années 1960, les démocraties occidentales connaissent une vague de violence révolutionnaire dont des hommes et des femmes s'emparent comme d'un outil politique. Les groupes armés d'extrême gauche se caractérisent par une implication et un engagement remarquables des femmes. Le climat des années 1970, les situations de résistance et les luttes de libération sont propices à la renégociation des rôles masculins et féminins. Les femmes sont également au coeur du projet de libération nationale de certaines organisations de la gauche turque et kurde, aujourd'hui encore, comme elles l'ont été en Amérique latine ou en Asie du Sud. Interroger la violence politique des femmes revient à porter l'accent sur un phénomène quasi exclusivement décliné au masculin. Pourtant, le genre constitue un outil heuristique pour saisir ce que la féminisation fait à la violence politique et à son inscription dans l'espace sociopolitique. En croisant les dimensions sociale, politique et sexuée, le recueil S'émanciper par les armes ? propose des lectures interdisciplinaires de la lutte armée au féminin et revisite les systèmes de valeurs dans lesquels la violence politique et la violence des femmes sont prises.
Nombre de pages
238
Date de parution
01/11/2019
Poids
378g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782858313273
Titre
S'émanciper par les armes ? Sur la violence politique des femmes
Auteur
Guibet Lafaye Caroline ; Frénod Alexandra
Editeur
INALCO PRESSES
Largeur
160
Poids
378
Date de parution
20191101
Nombre de pages
238,00 €
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La théorie des formes artistiques, exposée par Hegel dans l'Introduction des Cours d'esthétique, médiatise l'universalité de la spéculation sur l'Idée du beau et l'appréhension du système des beaux-arts en sa singularité. A travers ces trois formes d'articulation du spirituel et du sensible — le symbolique, le classique et le romantique — toute l'histoire de l'art peut être saisie. Elle se présente comme le déploiement artistique du concept dont la plasticité et la concrétude se trouvent, en retour, vérifiées. Ainsi dans ce texte introductif, s'annonce l'ensemble des Cours d'esthétique.
Armes et bagages propose une perspective compréhensive sur les phénomènes dits terroristes. L'ouvrage apporte un éclairage nouveau sur les mouvements révolutionnaires et antisystème contemporains, en France, en Italie, en Allemagne et au Pays basque. Les organisations clandestines étudiées dans ces quatre pays déploient une critique du système en place, une interprétation de la violence de ce dernier et de la façon dont elle est vécue. Or cette critique porte des représentations convoquées dans l'action illégale voire violente d'autres groupes. L'étude des représentations et des répertoires de légitimation, émanant des acteurs rencontrés lors d'une enquête sociologique de terrain, autorise une lecture critique de la thèse faisant de la violence politique le fruit de la frustration relative. Elle renouvelle ainsi les conclusions des travaux journalistiques ou s'appuyant sur des sources judiciaires. L'élargissement des répertoires de l'action collective à la violence politique ne signifie ni la suspension du questionnement sur les normes ou les valeurs, contrairement à nombre de préjugés. A travers la prise en compte du temps long, l'ouvrage contribue à pluraliser les répertoires de légitimation de la violence politique et à montrer que les acteurs sont moins animés par une "éthique de la conviction" que par une "éthique de la responsabilité" (Weber), prenant à rebours bien des affirmations proposées à partir de sources extérieures aux mouvements illégaux.
Esthétique kantienne et esthétique hégélienne se présentent comme l'origine duale de l'esthétique, en tant que théorie de la sensibilité et philosophie de l'art. Tout semble les opposer. Pourtant le fil conducteur d'une analyse logique permet de saisir, entre elles, une filiation. Celle-ci se révèle à partir de l'actualisation esthétique de la table kantienne des concepts purs de l'entendement de la Première Critique, à travers les notions de désintéressement et de liberté esthétiques, d'universalité, de finalité et de nécessité esthétiques. De la même façon, c'est à partir de l'actualisation des catégories (forme, essence, matière, contenu, effectivité, possibilité, nécessité) et des principes de la Grande Logique que l'esthétique hégélienne se déploie en son autonomie. Quelles qu'ont pu être les critiques formulées à l'encontre de l'esthétique de Hegel, cet enracinement logique de la compréhension du beau et de l'art ne réduit pas la valeur esthétique des Leçons d'esthétique.
Depuis les années soixante, l'Occident a connu d'importantes vagues de protestations sociales, ouvrières ou raciales, symbolisées par Mai 68. Elles ont conduit parfois à la constitution de groupes qui ont embrassé la violence, voire la lutte armée, dans la décennie suivante. Ce dossier envisage cette radicalisation sous deux angles. D'abord, comment les auteurs de violences radicales légitiment-ils leurs pratiques grâce à leurs interprétations du juste et à leur sentiment d'injustice ? Trois études de cas, l'indigénisme en Bolivie, l'ETA en Espagne et l'anarchisme en Grèce, analysent leurs productions normatives et leurs discours de justification. Des commentaires de sources - presse, affiche, enregistrement audio, bande dessinée et vidéo - élargissent la perspective aux violences radicales en France, Italie et aux Etats-Unis. Ensuite, la présentation d'une vaste enquête sur les violences militantes commises en France depuis les années quatre-vingt, illustrée par l'exemple du néo-nazisme, donne des pistes sur les démarches innovantes mises en oeuvre pour saisir un phénomène qui, des mobilisations altermondialistes lors des G8 au carnage d'Utoya en Norvège, est toujours d'actualité.
Un numéro qui illustre la manière dont culture, médias et recherche scientifique maintiennent vivantes les langues minoritaires. Ce numéro met en lumière la diversité finno-ougrienne et, tout particulièrement, les langues minoritaires. La revitalisation du meänkieli (Suède), la longue histoire de la presse en same d'Inari (Finlande) et l'évolution du journalisme ethnique oudmourte illustrent comment les locuteurs d'une langue la font vivre et la renouvelle. Le patrimoine culturel est exploré sous trois angles : la littérature (estonienne et oudmourte), les lieux de conservation (archives du cinéaste Erik Blomberg et Musée ethnographique hongrois) et le savoir-faire traditionnel (fabrication de pirogues). Enfin, ce volume présente des analyses linguistiques et sociolinguistiques approfondies, portant en majorité sur la langue hongroise. Comme à l'accoutumée, il se clôt sur une série fournie de comptes rendus, de chroniques de colloques et d'hommages aux figures récemment disparues du domaine.
Afin de comprendre ce qu'implique l'acte de traduire, il convient de déconstruire le processus dans tous ses états, car il s'avère essentiellement pluriel. Où traduit-on ? Les champs de l'édition, de la critique et de l'université se disputent une autorité qu'ils refusent aux traducteurs, priés de faire preuve de modestie et de rester transparents. Qui traduit quand on traduit ? Les acteurs de la traduction sont étrangement nombreux, qui interviennent non seulement sur le paratexte, mais dans le texte lui-même. Des conceptions obsolètes de la langue et de l'Ainsi Nommée Littérature imposent des choix qui concourent trop souvent à l'annexion de l'original. Que traduit-on quand on traduit ? Il est temps de dégager le traduire des déterminations linguistiques pour considérer l'objet à traduire dans tous ses états : texte, livre, marchandise. Une fois défini le "traduire" comme une opération fondamentalement littéraire, il convient de définir des méthodologies pour procéder à un transfert de socialité dans une opération unique. A chaque trace, indice et valeur doit correspondre dans le texte traduit une trace, un indice, une valeur. Y compris ce que révèlent les rythmes, la matérialité, l'histoire des Ainsi Nommées Littératures, trop souvent gommés.