Armes et bagages. Ethique de l'engagement politique armé
Guibet Lafaye Caroline
CROQUANT
24,00 €
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EAN :9782365122238
Armes et bagages propose une perspective compréhensive sur les phénomènes dits terroristes. L'ouvrage apporte un éclairage nouveau sur les mouvements révolutionnaires et antisystème contemporains, en France, en Italie, en Allemagne et au Pays basque. Les organisations clandestines étudiées dans ces quatre pays déploient une critique du système en place, une interprétation de la violence de ce dernier et de la façon dont elle est vécue. Or cette critique porte des représentations convoquées dans l'action illégale voire violente d'autres groupes. L'étude des représentations et des répertoires de légitimation, émanant des acteurs rencontrés lors d'une enquête sociologique de terrain, autorise une lecture critique de la thèse faisant de la violence politique le fruit de la frustration relative. Elle renouvelle ainsi les conclusions des travaux journalistiques ou s'appuyant sur des sources judiciaires. L'élargissement des répertoires de l'action collective à la violence politique ne signifie ni la suspension du questionnement sur les normes ou les valeurs, contrairement à nombre de préjugés. A travers la prise en compte du temps long, l'ouvrage contribue à pluraliser les répertoires de légitimation de la violence politique et à montrer que les acteurs sont moins animés par une "éthique de la conviction" que par une "éthique de la responsabilité" (Weber), prenant à rebours bien des affirmations proposées à partir de sources extérieures aux mouvements illégaux.
Nombre de pages
408
Date de parution
08/10/2019
Poids
540g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782365122238
Titre
Armes et bagages. Ethique de l'engagement politique armé
Auteur
Guibet Lafaye Caroline
Editeur
CROQUANT
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140
Poids
540
Date de parution
20191008
Nombre de pages
408,00 €
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Esthétique kantienne et esthétique hégélienne se présentent comme l'origine duale de l'esthétique, en tant que théorie de la sensibilité et philosophie de l'art. Tout semble les opposer. Pourtant le fil conducteur d'une analyse logique permet de saisir entre elles, une filiation. Celle-ci se révèle à partir de l'actualisation esthétique de la table kantienne des concepts purs de l'entendement de la Première Critique . De la même façon, c'est à partir de l'actualisation des catégories (formes, essence, matière, contenu, effectivité, possibilité, nécessité) et des principe de la Grande Logique que l'esthétique hégelienne se déploie en son autonomie.
Depuis les années soixante, l'Occident a connu d'importantes vagues de protestations sociales, ouvrières ou raciales, symbolisées par Mai 68. Elles ont conduit parfois à la constitution de groupes qui ont embrassé la violence, voire la lutte armée, dans la décennie suivante. Ce dossier envisage cette radicalisation sous deux angles. D'abord, comment les auteurs de violences radicales légitiment-ils leurs pratiques grâce à leurs interprétations du juste et à leur sentiment d'injustice ? Trois études de cas, l'indigénisme en Bolivie, l'ETA en Espagne et l'anarchisme en Grèce, analysent leurs productions normatives et leurs discours de justification. Des commentaires de sources - presse, affiche, enregistrement audio, bande dessinée et vidéo - élargissent la perspective aux violences radicales en France, Italie et aux Etats-Unis. Ensuite, la présentation d'une vaste enquête sur les violences militantes commises en France depuis les années quatre-vingt, illustrée par l'exemple du néo-nazisme, donne des pistes sur les démarches innovantes mises en oeuvre pour saisir un phénomène qui, des mobilisations altermondialistes lors des G8 au carnage d'Utoya en Norvège, est toujours d'actualité.
Qu'est-ce qui, aujourd'hui, est jugé juste, injuste ou inacceptable ? La sociologie (avec la théorie de la justification du système) et la psychologie sociale classiques (avec la théorie de la dominance sociale) ont souligné le rôle des positions sociales dans l'appréciation substantielle du juste aussi bien que dans la formulation même des conceptions de la justice. Le propos de l'auteur est de montrer, à partir d'une enquête menée en 2010-2011 sur le thème Perception des inégalités et sentiments de justice, qu'il n'est plus aujourd'hui possible de considérer que les sentiments d'injustice sont exclusivement conditionnés par des situations singulières dans lesquelles des intérêts personnels sont lésés. L'incidence de l'expérience personnelle sur les conceptions individuelles du juste s'avère très relative, y compris dans le cas d'individus socialement et professionnellement désavantagés. Seuls deux types d'expérience (la mobilité sociale et la discrimination) interviennent de façon décisive dans l'élaboration normative du juste. L'analyse dévoile une dimension a priori des jugements de justice ainsi qu'une indéniable objectivité des sentiments de justice. La référence à des normes absolues de justice permet en outre de cerner, au coeur des sentiments d'injustice, les termes de ce que devrait être, aujourd'hui, le contrat social fondateur d'une société juste, en régime démocratique et libéral.
L'intérêt porté ici conjointement à l'automobile et au supermarché a pour ambition de réfléchir à l'évolution de nos modes de consommation depuis cinquante ans. La particularité de l'objet automobile est d'entretenir tous les fantasmes, le premier d'entre eux étant de pouvoir circuler librement. Si l'automobile recouvre un certain nombre de fonctionnalités, il n'en demeure pas moins qu'elle implique aussi certaines contraintes. Associer l'automobile à la consommation est devenu un acte d'une évidence déconcertante, le consommateur moderne ne pense plus son rapport à l'achat de produits courants, dont l'alimentation, qu'au travers d'un déplacement en véhicule à quatre roues (automobile ou chariot libre-service en grande surface d'ailleurs)
Le présent ouvrage est l´??histoire de la fédération dudans les différentes étapes de son existence, traitant essentiellement de la part prise par ce parti dans les combats ayant jalonné sa vie intense contre la colonisation capitaliste, le sous-développement, la spéculation et la pression immobilière sur le littoral notamment par le tourisme, la stigmatisation de la culture et la langue basque, la répression des deux côtés de la frontière, la violence institutionnelle en politique, etc. Ce sont quelques dizaines de militants acharnés qui ont persévéré pour l´??autodétermination de ce territoire dans une voie étroite consistant à mettre en tension autonomie et autogestion, nationalisme et socialisme, sans concession démagogique ou électoraliste refusant à la fois un nationalisme apolitique et une lutte de classes sans racine nationale. L´??ouvrage est bâti à partir d´??entretiens et de documents personnels, d´??archives nationales et locales, ainsi que de celles des héritiers du PSU,
Les informations pléthoriques et dérégulées découragent toute controverse et dévalorisent les notions mêmes de vérité et de connaissance objective de notre monde commun. Cette connaissance reste d'autant plus indispensable que nous nous trouvons à l'échelle planétaire face à de multiples dangers politiques, sanitaires et environnementaux, notamment une évolution climatique aussi complexe qu'imprévisible. Or, du lobbying généralisé qui fabrique du mensonge à dessein pour semer le doute à la "foutaise" qui prétend n'importe quoi (Trump ne ment pas, il se fout de la vérité), l'ère de la post-vérité revêt de multiples facettes détaillées dans cet ouvrage. Né d'une table ronde organisée par l'association Sciences Citoyennes, ce livre dépasse un cadre disciplinaire strict et bénéficie d'une pluralité de points de vue. Il dépasse le stade des constats pour éclairer le phénomène de la prétendue "post-vérité" dans un domaine où l'idée de vérité partagée est essentielle : celui des sciences. explore plusieurs pistes pour démocratiser la connaissance scientifique et la pensée critique à l'heure où la précarisation de l'information redouble la précarité économique de bon nombre de citoyens qui exigent à juste titre de n'être plus des intermittents de la vie politique.
Les lois de 2008 sur la réforme de la représentativité syndicale et de 2015 sur le dialogue social ont instauré de nouvelles obligations de négociation en entreprise ponant sur la "conciliation" de l'activité syndicale et professionnelle. Comment expliquer cette soudaine attention des pouvoirs publics à la "discrimination syndicale"? Assiste-t-on à une rupture historique dans les relations professionnelles à la française ? Fondée sur six monographies de grandes entreprises aux pratiques sociales contrastées, cet ouvrage montre comment la négociation d'accords de droit syndical et de " gestion des parcours syndicaux " est aussi une réponse a la croissance des contentieux. menés notamment par la CGT depuis les années 1990, qui ont contribué à une prise de conscience de leurs droits par les syndicalistes. Si ces accords d'entreprise protègent désormais mieux les mandatés les plus investis dans le jeu du dialogue social, qui signent des accords, ils ne modifient pas radicalement les pratiques managériales de terrain qui continuent à stigmatiser les syndicalistes de proximité. surtout quand ils s'opposent aux restructurations ou dénoncent la dégradation des conditions de travail par des pratiques protestataires.