Esthétique kantienne et esthétique hégélienne se présentent comme l'origine duale de l'esthétique, en tant que théorie de la sensibilité et philosophie de l'art. Tout semble les opposer. Pourtant le fil conducteur d'une analyse logique permet de saisir entre elles, une filiation. Celle-ci se révèle à partir de l'actualisation esthétique de la table kantienne des concepts purs de l'entendement de la Première Critique . De la même façon, c'est à partir de l'actualisation des catégories (formes, essence, matière, contenu, effectivité, possibilité, nécessité) et des principe de la Grande Logique que l'esthétique hégelienne se déploie en son autonomie.
Nombre de pages
274
Date de parution
01/11/2003
Poids
504g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782747549790
Titre
L'esthétique de Hegel
ISBN
2747549798
Auteur
Guibet Lafaye Caroline
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
504
Date de parution
20031101
Nombre de pages
274,00 €
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Armes et bagages propose une perspective compréhensive sur les phénomènes dits terroristes. L'ouvrage apporte un éclairage nouveau sur les mouvements révolutionnaires et antisystème contemporains, en France, en Italie, en Allemagne et au Pays basque. Les organisations clandestines étudiées dans ces quatre pays déploient une critique du système en place, une interprétation de la violence de ce dernier et de la façon dont elle est vécue. Or cette critique porte des représentations convoquées dans l'action illégale voire violente d'autres groupes. L'étude des représentations et des répertoires de légitimation, émanant des acteurs rencontrés lors d'une enquête sociologique de terrain, autorise une lecture critique de la thèse faisant de la violence politique le fruit de la frustration relative. Elle renouvelle ainsi les conclusions des travaux journalistiques ou s'appuyant sur des sources judiciaires. L'élargissement des répertoires de l'action collective à la violence politique ne signifie ni la suspension du questionnement sur les normes ou les valeurs, contrairement à nombre de préjugés. A travers la prise en compte du temps long, l'ouvrage contribue à pluraliser les répertoires de légitimation de la violence politique et à montrer que les acteurs sont moins animés par une "éthique de la conviction" que par une "éthique de la responsabilité" (Weber), prenant à rebours bien des affirmations proposées à partir de sources extérieures aux mouvements illégaux.
Qu'est-ce qui, aujourd'hui, est jugé juste, injuste ou inacceptable ? La sociologie (avec la théorie de la justification du système) et la psychologie sociale classiques (avec la théorie de la dominance sociale) ont souligné le rôle des positions sociales dans l'appréciation substantielle du juste aussi bien que dans la formulation même des conceptions de la justice. Le propos de l'auteur est de montrer, à partir d'une enquête menée en 2010-2011 sur le thème Perception des inégalités et sentiments de justice, qu'il n'est plus aujourd'hui possible de considérer que les sentiments d'injustice sont exclusivement conditionnés par des situations singulières dans lesquelles des intérêts personnels sont lésés. L'incidence de l'expérience personnelle sur les conceptions individuelles du juste s'avère très relative, y compris dans le cas d'individus socialement et professionnellement désavantagés. Seuls deux types d'expérience (la mobilité sociale et la discrimination) interviennent de façon décisive dans l'élaboration normative du juste. L'analyse dévoile une dimension a priori des jugements de justice ainsi qu'une indéniable objectivité des sentiments de justice. La référence à des normes absolues de justice permet en outre de cerner, au coeur des sentiments d'injustice, les termes de ce que devrait être, aujourd'hui, le contrat social fondateur d'une société juste, en régime démocratique et libéral.