Eckhart en France. La lecture des Institutions spirituelles attribuées à Tauler 1548-1699
Gueullette Jean-Marie
MILLON
30,00 €
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EAN :9782841372737
Ce livre présente pour la première fois la façon dont un texte majeur d'Eckhart a été accessible en français dès la fin du XVIe siècle et décrit la manière dont il a été lu par les auteurs spirituels du XVIIe. Il vient donc renouveler radicalement l'idée communément admise d'une suspension de la lecture et de l'influence d'Eckhart entre le XIVe et le milieu du XXe. Peu de temps après la mort d'Eckhart, ses Entretiens .spirituels sont utilisés par un disciple de Ruusbroeck qui le traduit en néerlandais et en intègre une grande partie dans son Traité des doute vertus. Il y mêle le texte eckhartien à des considérations de son cru, nettement marquées par le propos pénitentiel et ascétique de la devotio moderna. Ce traité connaîtra une certaine diffusion, en particulier parce qu'il est très vite considéré comme une oeuvre authentique de Ruusbroeck. Au début du XVIe siècle, il est lu dans un milieu spirituel qui associe des béguines du Brabant, et les chartreux de Cologne ; les uns et les autres l'intègrent à leur tour dans des ensembles plus vastes qui peu à peu vont former le texte des Institutions spirituelles. Celles-ci seront placées par Pierre Canisius dans son édition des oeuvres de Tauler en allemand, publiée en 1543, avant son entrée chez les jésuites. Cette première édition sera traduite en latin par son ami le chartreux Laurent Surius en 1548. A cette date, la mystique rhénane, dans des textes majeurs que sont les Entretiens d'Eckhart et les sermons de Tauler devient pour la première fois accessible à des lecteurs non germanophones. Très vite cette édition latine des Opera Tauleri sera connue dans toute l'Europe et donnera lieu à des traductions. C'est ainsi que les Institutions spirituelles sont lisibles en français dès 1587. Elles seront l'un des textes spirituels qui sera le plus souvent édité au XVIIe siècle, dans trois traductions différentes. C'est l'histoire mouvementée de ce texte, de ses lectures, de ses traductions et des interprétations diverses dont il a fait l'objet qui est racontée ici. La traduction française des Institutions par le P. Noël est reproduite en annexe, accompagné de notes qui permettent d'identifier l'origine de la plupart des textes qui constitue cette compilation de la mystique rhéno-flamande.
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Nombre de pages
368
Date de parution
23/02/2012
Poids
602g
Largeur
160mm
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EAN
9782841372737
Titre
Eckhart en France. La lecture des Institutions spirituelles attribuées à Tauler 1548-1699
Auteur
Gueullette Jean-Marie
Editeur
MILLON
Largeur
160
Poids
602
Date de parution
20120223
Nombre de pages
368,00 €
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Résumé : Le New Age a suivi le New Deal, et le pot-pourri spirituel, le libre-échange économique. Comment sommes-nous devenus Américains dans nos croyances et nos dévotions ? Qu'en penser et qu'en faire ? Une critique avisée, féconde et indispensable du supermarché du bien-être. Quatre millions de Français déclarent s'être consacrés à la méditation en 2019 : rien de plus commun, apparemment, que cette pratique. Rien de plus banal que d'être convaincu que la spiritualité est bien plus riche que la religion. Bien des idées reçues sur un tel engouement méritent cependant d'être questionnées. Ce mouvement n'est en rien nouveau. Ses racines ne résident pas dans les sagesses asiatiques. Ses maîtres ne viennent pas du fond des âges. Il fallait Jean-Marie Gueullette et son expertise dans ces domaines pour interroger nos approximations, analyser nos attractions et nous conduire à la source de ce phénomène. La spiritualité telle qu'on la conçoit aujourd'hui en Europe est une héritière directe de celle qui s'est développée depuis trois siècles aux Etats-Unis : au lieu de nous orientaliser, nous nous américanisons. Un tel enracinement pose bien des questions : la spiritualité est-elle plus profonde que la religion ? Comment et à quelles conditions la foi chrétienne peut-elle dialoguer avec ces spiritualités ? Sans jamais en médire, interrogeant avec beaucoup d'intelligence l'attrait de la méditation, des démarches psychospirituelles ou du lien entre nature et spiritualité, Jean-Marie Gueullette donne ici la synthèse de nombreuses études publiées en anglais sur ces questions.
Résumé : Le silence et l?intériorité ne sont pas l?apanage de l?Orient, il existe une manière chrétienne très simple de prier en silence, en tentant de se recentrer inlassablement sur la présence de Dieu par la répétition intérieure de son Nom. Cette façon de prier a une longue histoire, on en trouve des témoignages depuis les débuts du christianisme, on l?a parfois appelée prière monologiste (prière sur un mot) ou, plus récemment, prière du silence intérieur ou oraison de simple regard. A certaines époques, comme dans le courant de la mystique rhénane ou au XVIIe siècle en France, elle a été très répandue. Aujourd?hui, une grande part de cette tradition, de ce patrimoine chrétien, est tout à fait ignorée. L?enseignement proposé ici l?a d?abord été depuis plusieurs années dans des sessions, où il a fait l?objet d?une mise au point progressive, qui l?a rendu accessible au plus grand nombre.
Résumé : Après nous avoir initiés à un aspect méconnu de la tradition chrétienne dans son Petit traité de la prière silencieuse, Jean-Marie Gueullette nous fait découvrir plus avant ce patrimoine à travers les écrits et témoignages de ceux qui ont pratiqué celle-ci. A travers plus d'un millénaire et demi d'histoire, l'auteur nous invite à rencontrer Macaire l'Egyptien, Evagre le Pontique, Anselme de Canterbury, Jeanne de Chantal, Maître Eckhart, François de Sales, Ignace de Loyola, Thérèse d'Avila, Jean de la Croix, Henri Le Saux... Ce parcours thématique nous ouvre au "combat de la prière", à l'"oraison du simple regard", à la "contemplation de l'invisible" ou encore à "la connaissance de soi au service de la relation". Nourri des paroles des plus grands mystiques, il constitue une véritable initiation à la vie intérieure et à la disponibilité pour l'Infini.
Résumé : On peut être saisi, dans la banalité de l'existence quotidienne, par la beauté d'un geste qui surprend par sa justesse, par ce qu'il exprime de la personne qui le pose. Ce livre propose, en quatre étapes, une méditation sur cette expérience. "Méditation sur un instant de vérité" : approche philosophique qui cherche à décrire ce qui constitue le geste et sa beauté. "L'exultation dans l'opacité" : approche qui tente de voir l'articulation entre le surgissement de la beauté dans le geste et l'existence du mal, de la souffrance et du manque, afin d'ouvrir la perspective d'une théologie du salut qui intègre le corps. "Le corps à la limite" : analyse éthique de la beauté, et donc de la beauté du geste, dans son rapport à l'expérience humaine fondamentale qui est celle de la limite. "Spiritualité de l'expérience corporelle" : méditation sur le mystère de la beauté du geste, qui fait signe vers le mystère de la grandeur de l'homme manifestée dans la beauté des gestes du Christ. Une lecture de l'évangile du lavement des pieds vient illustrer, pour terminer l'ouvrage, cette superbe médiation.
Centré sur la relation de la philosophie avec la poésie, cet ouvrage examine le conflit qui les oppose, selon les termes mêmes de Platon qui pourrait bien avoir inventé l'opposition pour mettre en évidence une vraie fausse résolution. Celle-ci prend la forme d'une appropriation ou d'une subjugation qui nécessitent une réinvention de la poésie, c'est-à-dire une redéfinition de sa nature et de ses fins. Réinvention qui conduit au refus d'une frontière entre philosophie et poésie. Or la nécessité de ce refus repose sur une exigence de réception, celle d'une pratique qui se déploie dans le dialogue et que le lecteur est invité à émuler. Cette pratique est fondée sur une question : comment faut-il vivre ou qu'est-ce que la vie bonne ? La réponse à cette question exige de répondre à cette autre : qu'est-ce que philosopher ? Ces deux questions, quelles que soient les réponses qui en sont données dans les Dialogues, sont inextricablement mêlées puisque vivre c'est philosopher.
Colomb Christophe ; Estorach Soledad ; Lequenne Mi
En l?an 1500, Colomb est arrêté avec ses frères à San Domingo et ramené en Espagne enchaîné. Les Rois catholiques lui interdisent de retourner dans "ses" Indes. Condamné à l?inactivité, il relit la Bible et accumule les citations bibliques : c?est LE livre où tout est vrai, où l?invraisemblable et l?incompréhensible ne font qu?appeler à un sens symbolique. C?est le livre dicté par Dieu même où passé, présent et futur sont écrits. « Sans lecture attentive de ce Livre des prophéties, il est impossible de comprendre la pensée de Colomb, son système du monde, sa ?philosophie de l?histoire?, et donc son ?uvre de découvreur? »Michel Lequenne a bouleversé les études colombiennes, bousculé les mythes noirs et roses, dissipé les pseudo-mystères, montré la cohérence du projet de Colomb et la logique de son utopie.?Biographe du découvreur, il est, avec Soledad Estorach (1915-1993), le traducteur de son ?uvre, désormais complète avec ce volume.4e de couverture : En l?an 1500, Colomb est arrêté avec ses frères à San Domingo et ramené en Espagne enchaîné. Les Rois catholiques lui interdisent de retourner dans "ses" Indes. Condamné à l?inactivité, il relit la Bible et accumule les citations bibliques : c?est LE livre où tout est vrai, où l?invraisemblable et l?incompréhensible ne font qu?appeler à un sens symbolique. C?est le livre dicté par Dieu même où passé, présent et futur sont écrits. « Sans lecture attentive de ce Livre des prophéties, il est impossible de comprendre la pensée de Colomb, son système du monde, sa ?philosophie de l?histoire?, et donc son ?uvre de découvreur? »Michel Lequenne a bouleversé les études colombiennes, bousculé les mythes noirs et roses, dissipé les pseudo-mystères, montré la cohérence du projet de Colomb et la logique de son utopie.?Biographe du découvreur, il est, avec Soledad Estorach (1915-1993), le traducteur de son ?uvre, désormais complète avec ce volume.
La santé du prince était une importante source de préoccupation pour les sujets de l'Empire romain, qui formulaient chaque année le 3 janvier des uota (voeux) relatifs au salut de l'empereur, intrinsèquement liés à celui de l'Empire. Si jusqu'à présent ce thème a été traité par le biais des "maladies" réelles ou supposées des princes, surtout des maladies nerveuses et psychologiques des "Césars fous", des études plus récentes ont souligné le lien entre la "folie", mais aussi la bonne santé du prince, et le discours idéologique. Les auteurs se proposent, à l'occasion de ce colloque qui s'est tenu les 4-5 juin 2018 à l'Université de Lausanne, de replacer au centre de l'enquête la santé du prince sous le Haut-Empire, ainsi que son corollaire, l'hygiène de vie du prince.