GENS PAUVRES, PAUVRES GENS. Dans la France du XIXème siècle
Gueslin André
AUBIER
23,20 €
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EAN :9782700722925
Penser la grande misère au XIXe siècle relève d'une gageure : pourtant tel est bien l'objet de ce livre ! La catégorie des plus pauvres, en effet, ne présente aucune unité, pas plus que celle des enfants ou des vieillards... mais il est possible de faire référence à la situation d'exclus des plus pauvres, de populations sans statut, de populations n'ayant jamais connu de liens sociaux, vivant en contradiction avec les normes sociales dominantes et par conséquent, provoquant la peur chez les nantis. Ce sont, en quelque sorte, des «populations désaffiliées» qui n'ont jamais été parties prenantes du contrat social.Comment définir ces populations en grande pauvreté ? Il faut d'abord tenter de les distinguer du prolétariat au travail tel qu'il émerge dans la seconde moitié du XIXe siècle car le phénomène nouveau alors est l'intégration massive dans le travail et par le travail. Le premier stigmate de l'exclusion des miséreux est l'absence de travail. Ces populations en grand dénuement vont apparaître comme des parias. «Rejetées de la terre», non assimilées par le travail, elles sont en rupture sociale : voilà ce qui distingue principalement le pauvre du XIXe siècle du pauvre des siècles antérieurs.Les stigmates physiques de ce pauvre sont cependant les mêmes que ceux de l'Ancien Régime : guenilles, visage hâve, démarche incertaine. Quelles images saisissantes Hugo, Eugène Sue, Maupassant, le docteur Villermé et Marx lui-même ne nous ont-ils pas laissées de la vie des misérables ! André Gueslin s'y réfère souvent - mais il note aussi qu'un élément nouveau apparaît dans la conception qu'ont les hommes du XIXe siècle de l'extrême pauvreté : ce siècle fut la terre de la Grande Promesse. Les pauvres sont perçus comme des enfants qu'il faut aider. De là, cette prolifération d'oeuvres de bienfaisance, ces créations diverses, caisses d'épargne, monts de piété, pensions et ateliers en tous genres. Il faut éduquer les pauvres mais il faut aussi les faire travailler.
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Nombre de pages
314
Date de parution
01/11/1998
Poids
350g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782700722925
Titre
GENS PAUVRES, PAUVRES GENS. Dans la France du XIXème siècle
Auteur
Gueslin André
Editeur
AUBIER
Largeur
135
Poids
350
Date de parution
19981101
Nombre de pages
314,00 €
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Résumé : Depuis les années 1970, l'intervention croissante de l'Etat est au centre des débats sur la crise : certains dénoncent une entrave au libre fonctionnement du marché ; ils proposent de limiter le rôle de l'Etat à sa fonction primitive de gardien de la loi et de l'ordre que lui assignaient les libéraux des XVIIIème et XIXème siècles. L'étude attentive de l'histoire de l'Etat depuis l'Ancien Régime permet de resituer ce débat dans la longue durée et de mesurer l'écart entre le discours et la réalité. Car, et c'est la thèse de l'auteur, l'Etat en France a toujours été lourd et actif. Les milieux économiques influents, à la différence des penseurs, l'ont rarement refusé en bloc. Certes, il faut attendre véritablement la crise des années 1930 et l'après-Deuxième Guerre mondiale pour assiter à la naissance de ce que l'on appelle l'Etat-providence, un Etat qui cherche à protéger contre tous les risques. La crise actuelle et l'impuissance à l'enrayer ont certes remis en cause cet interventionnisme, mais est-ce bien l'Etat-providence qui fait question ou davantage les formes et les modalités de ses interventions ? Ce livre s'adresse aussi bien aux étudiants en Histoire et en Sciences économiques et sociales qu'aux élèves des Instituts d'études politiques et aux candidats aux concours administratifs ; d'une facon générale, à tous ceux qui souhaitent conduire une réflexion sur l'Etat.
Une exploration de la grande pauvreté du XXe siècle permet de rendre compte de constantes et d'évolutions. Le progrès économique et social comme les thérapeutiques de lutte ont fait régresser certaines pathologies. La vieillesse comme l'infirmité ne sont plus synonymes de chute automatique dans la trappe de la grande pauvreté. Le chômage est mieux indemnisé et la perte de l'emploi n'implique plus une pauvreté quasi automatique. Il faut cependant nuancer fortement le propos. Dans tous les pays où le chômage progresse, la France en premier lieu, la nécessité de secours augmente corrélativement. Le chômage fabrique bien de la misère et l'on n'est pas surpris que l'irruption de ce fléau ait provoqué l'apparition de la thématique de l'exclusion. Si les pauvres ne meurent plus de faim, ils continuent à mourir de froid dans les rues ou même, comme au cours de l'été 2003, de chaleur excessive. Le paysage de la pauvreté se renouvelle. La disparition des vieillards des routes du vagabondage a fait place à l'irruption de jeunes qui ne réussissent pas à s'intégrer. Le drame de familles monoparentales reste présent. L'immigration, notamment dans ses formes extrêmes avec la montée des sans-papiers, engendre toujours la pauvreté. On le voit, ce monde comporte une multitude de catégories qu'il est bien difficile d'agréger sur le plan social et le plan culturel. Dans une société où le travail reste une valeur centrale et le fondement d'un revenu, on est amené à en déduire qu'il y aura toujours des pauvres, dans la mesure où il existera toujours des personnes inaptes au travail du point de vue psychologique. A cet égard, les mentalités ne sont pas prêtes à tolérer cette masse de "gens de rien" perçus comme "inutiles au monde"
Une exploration de la grande pauvreté au XXe siècle et à l'aube du XXIe permet de rendre compte à la fois de constantes et d'évolutions. Le progrès économique et social comme les thérapeutiques de lutte ont fait régresser certaines pathologies. La vieillesse et l'infirmité ne sont plus synonymes de chute automatique dans la trappe de la grande pauvreté. Le chômage est mieux indemnisé, et la perte de l'emploi n'implique plus une pauvreté quasi automatique.Il faut cependant nuancer fortement le propos. Dans tous les pays où le chômage progresse, la France en premier lieu, la nécessité de secours augmente corrélativement. Le chômage fabrique bien de la misère et entraîne l'exclusion. La disparition des vieillards des routes du vagabondage a fait place à l'irruption de jeunes qui ne réussissent pas à s'intégrer. Le nombre de familles monoparentales économiquement fragiles augmente. Dans ses formes extrêmes, notamment avec la montée des sans-papiers, l'immigration suscite la pauvreté. On le voit, ce monde comporte une multitude de catégories qu'il est difficile d'agréger sur les plans social et culturel. Dans une société où le travail reste une valeur centrale et le fondement du revenu, les mentalités sont-elles prêtes à tolérer cette masse de « gens de rien » perçus comme « inutiles au monde » ?
En 1943, alors que la Hongrie n'est encore qu'au bord de la guerre, quatre jeunes gens - Hanna, Lili, Joseph et Gitta - décident d'installer leur atelier de décoration dans un petit village, pour y vivre une vie plus attentive à l'essentiel. Si une même faim spirituelle les rapproche, aucun d'entre eux, pourtant, n'a jamais pratiqué sa religion. Le jour où ils entreprennent de faire le point par écrit sur leurs problèmes personnels, Gitta se dérobe, se réfugie derrière des banalités. Hanna tout d'abord s'en irrite, puis a juste le temps de prévenir son amie - "Attention, ce n'est plus moi qui parle !" - avant de prononcer, en toute conscience, des paroles qui manifestement ne peuvent lui appartenir. Pendant dix-sept mois, des forces de Lumière - que les quatre amis appelleront "Anges" ou "Maîtres intérieurs" - s'exprimeront par la bouche de Hanna. Dix-sept mois qui deviendront de plus en plus dramatiques : juifs tous trois, Joseph, Lili et Hanna partiront pour les camps de la mort. Seize ans plus tard Gitta, la seule survivante, pourra enfin emporter en France les petits cahiers où avait été consigné mot par mot, lors de chaque rencontre, ce véritable "reportage sur une expérience spirituelle". L'intégralité des Dialogues est ici présentée pour la première fois, dans une traduction revue et augmentée de nombreux commentaires par Gitta Mallasz.
Petits dialogues familiers, naturels, presque à bâtons rompus - on les dirait parfois tenus au coin du feu : ces entretiens d'hier et d'aujourd'hui sont ceux de Gitta avec son Ange. Pour la première fois, celle qui fut le scribe des quatre Messagers avoue une intimité qu'elle n'avait jamais révélée jusqu'ici ; après avoir voulu, pendant des années, transmettre l'Enseignement d'une façon aussi rigoureuse et structurée que possible, elle nous raconte enfin à visage découvert comment elle vit, quotidiennement, la présence de son Maître intérieur. Ici se joue une pièce à deux personnages, où il n'est question que de l'essentiel ; tragique par moment, mais avec des pauses, des moments de repos souriant, des face à face tranquilles : " Je lis justement un article scientifique, et je te sens prêt à entamer une petite conversation à ce sujet... " Les grands thèmes des Entretiens s'y retrouvent, bien sûr : l'amour et la joie, la culpabilité et la peur, la naissance de l'homme de demain, la nécessité vitale du don de soi ; mais sous un éclairage différent, qui nous permet d'aller plus loin, d'y découvrir une autre nourriture. Gitta n'a jamais prétendu avoir tout saisi consciemment des paroles de vie qu'elle avait entendues : même si elle sait les Dialogues par c?ur, elle n'en comprend, comme tous les lecteurs, que ce qu'elle est capable d'intégrer, de faire sien. Avec ce nouveau livre, elle vient aujourd'hui nous faire partager ses dernières découvertes.