PERSONA L ELABORATION D UNE NOTION RHETORIQUE AU IER SIECLE AV J-C THEORISATION CICRONIENNE
GUERIN
VRIN
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EAN :9782711623518
Prenant la suite d'un premier volume consacré aux théories grecques de l'ethos et aux premières formalisations latines de la dimension éthique du discours, cet ouvrage aborde la doctrine cicéroniemne de la persona non seulement. comme une voie d'accès privilégiée aux modes de pensée rhétoriques du Ier siècle av. J.-C., mais aussi comme une véritable grammaire des comportements et des valeurs de la société tardo-républicaine. De 55 à 46 av. J.-C., Cicéron développe une pensée rhétorique qui se veut moins une théorie abstraite de la persuasion qu'une réflexion globale sur la pratique du discours, dans sa dimension technique, certes, mais aussi sociale, politique et. culturelle. En faisant se rencontrer la réalité des pratiques oratoires romaines, les héritages de la rhétorique latine développée au début du Ier siècle av. J.-C., mais aussi les diverses conceptions rhétoriques et philosophiques de l'ethos, les analyses que les ouvrages cicéroniens de la maturité consacrent à la persona oratoire parviennent. à théoriser un orateur qui n'est, plus une figure abstraite, mais un praticien véritablement romain et inscrit dans son contexte. On voit ainsi apparaître une réflexion unique dans l'histoire de la rhétorique ancienne, qui ouvre la théorie du discours sur des réalités intellectuelles et pratiques qui, auparavant, lui avaient toujours échappé. Ainsi, loin de se contenter d'une transposition de la rhétorique grecque dans l'univers romain, Cicéron parvient à formaliser, dans un système rhétorique original, les règles implicites qui régissaient le comportement. des acteurs politiques de son temps. C'est l'élaboration de cette théorisation novatrice que cet ouvrage entend retracer.
Date de parution
26/04/2011
Poids
795g
Largeur
240mm
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EAN
9782711623518
Titre
PERSONA L ELABORATION D UNE NOTION RHETORIQUE AU IER SIECLE AV J-C THEORISATION CICRONIENNE
ISBN
2711623513
Auteur
GUERIN
Editeur
VRIN
Largeur
240
Poids
795
Date de parution
20110426
Nombre de pages
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Dans une République aristocratique où l'accès à la parole se trouve réservé aux individus reconnus comme légitimes par le biais des magistratures, l'image que l'orateur projette de lui-même à travers son discours constitue un facteur essentiel de persuasion. Héritiers d'une rhétorique grecque largement inadaptée aux conditions de l'éloquence romaine, les théoriciens latins ne réussiront que progressivement à penser cet aspect de la pratique oratoire en élaborant une catégorie propre à leur environnement politique, social et intellectuel : celle de persona, qui recouvre l'ensemble des qualités attendues de l'orateur. Tout en rapprochant la doctrine rhétorique et les conditions historiques de sa formulation, cette étude adopte un point de vue comparatiste qui permet de préciser ce qui unit et sépare les doctrines grecques de l'èthos (caractère) et l'analyse de la persona dans la rhétorique latine des années 80 av. J. -C. On peut ainsi rendre compte du processus par lequel une formalisation des exigences éthiques et comportementales qui s'imposaient à l'orateur romain a été peu à peu élaborée, ouvrant la voie à une théorisation complète de la persona oratoire dans les traités cicéroniens de la maturité. En analysant cette construction progressive de la notion de persona oratoire, cet ouvrage aborde la rhétorique comme le révélateur des représentations politiques, sociales et philosophiques qui prévalaient dans la Rome du I er siècle av. J. -C.
Après quelques minutes de passion, ils se séparèrent, sans s'arrêter de se contempler, comme s'ils venaient de se découvrir. Pour eux, rien d'autre ne comptait que cet amour. - Je vous aime ! Je vous aime ! murmura-t-elle avec une certaine insistance. Vous n'auriez pas dû vous lever, avec les nombreuses blessures que vous avez sur le corps. Rod ne répondit pas et Suzanne l'entraîna en l'obligeant à se coucher sur les couvertures. Il ne cessa pas de la considérer alors qu'elle se tenait assise en tailleur auprès de lui. - Selon ma belle infirmière, indiqua Rod en lui faisant un large sourire, quand aurai-je la possibilité de me lever ? Suzanne sourit à son tour, en le regardant, sans vouloir répondre. Elle semblait loin de ces paroles et se trouvait plus plongée dans ses souvenirs.
Depuis sa parution en 1946, cette interprétation nouvelle de la Révolution française n'a pas cessé d 'être commentée avec passion. Certains critiques ont prétendu, à tort, qu'elle travestissait une révolution bourgeoise - la révolution bourgeoise par excellence - en révolution prolétarienne alors que l'auteur avait seulement prétendu éclairer les embryons de révolution antibourgeoise que la révolution bourgeoise recélait dans ses flancs. D'autres ont injustement restreint le terrain couvert par l'étude en laissant croire qu'elle ne touchait qu'un seul aspect de la révolution, - les luttes sociales qui l'agitèrent - alors qu'elle aborde tous les problèmes économiques, militaires, diplomatiques, administratifs et philosophiques, posés par cette remise en question radicale de l'ancien ordre établi. C'est pourquoi, à cette nouvelle édition entièrement refondue, Daniel Guérin a ajouté, à titre de complément, les divers écrits qu'il a publiés sur la question depuis la première édition de cet ouvrage devenu classique.
Norman McLaren oeuvre dans le domaine onirique de l'animation. David Cronenberg est maître du genre de l'horreur intérieure. Que peuvent donc partager ces deux cinéastes canadiens aux univers si distincts ? Chacun a construit une relation à long terme avec un compositeur - respectivement Maurice Blackburn et Howard Shore. D'un duo à l'autre, le musicien occupe une place centrale au sein de la création collective ; sa musique se révèle comme une composante fondamentale. Quels processus créatifs lui permettent de se déployer ? Le livre fait la lumière sur les mécanismes collaboratifs et la pensée de ces duos. Plus généralement, il établit une poïétique de la création musico-filmique, décrit et comprend les processus créateurs filmique et musical qui déterminent la composition d'une musique de film et, plus encore, une musicalité de tout le complexe audiovisuel. Du cinéma d'animation expérimental (A Phantasy) au long-métrage de fiction (Crash, A Dangerous Method) en passant par le documentaire engagé (Jour après jour), l'auteure offre un portait inédit de pratiques musico-filmiques novatrices tout en proposant de nouvelles approches analytiques pour la musique de film.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.