Les études qui composent ce recueil s'inscrivent dans les perspectives de recherche ouvertes par Marc Dambre, lecteur entre autres de Michel Foucault et de Michel de Certeau. Elles se situent à la fois dans l'approche diachronique et dans les perspectives génériques qui lui sont chères. Nous avons choisi de les rassembler sous le cadre global d'une réflexion sur "la portée de l'Histoire", particulièrement cruciale au XXe siècle. Quelle est la "portée", c'est-à-dire l'influence, de l'Histoire sur la fiction narrative ? Peut-elle la stimuler, la renouveler ou, au contraire, la mettre en crise voire la faire disparaître ? Réciproquement, quelle portée l'histoire racontée peut-elle avoir dans le vaste cours des événements historiques, qu'il s'agisse ou non de littérature "engagée" ? L'Histoire engendre-t-elle une "portée" de romans, de romanciers chargés d'en rendre compte, ou de lecteurs qui prolongent dans la réalité l'expérience qu'ils ont vécue à la lecture ? Le romancier, tel un musicien, serait-il condamné à écrire sur les lignes qui composent "la portée de l'Histoire" ?
Nombre de pages
242
Date de parution
17/11/2011
Poids
395g
Largeur
160mm
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EAN
9782908481730
Titre
La portée de l'Histoire. Etudes sur le roman français moderne et contemporain. Mélanges offerts à Ma
De son adhésion au Parti communiste à son projet de trêve civile en Algérie en passant par la Résistance, Combat et le soutien à Mendès-France, Camus n'a cessé d'affronter les grands problèmes du siècle, le totalitarisme, le colonialisme, la décolonisation, le terrorisme et le racisme. Il a fait porter sa réflexion vigilante sur le fascisme et le stalinisme, les droits de l'homme, le socialisme, l'action syndicale, la guerre. Mais il ne propose ni système ni programme ; artiste, journaliste, intellectuel, il énonce des valeurs, des exigences qui sont celles de la démocratie et interpelle les forces politiques, et tout d'abord la gauche, sa "famille". Ses interventions et ses écrits politiques, jadis à contre-courant, prennent une actualité saisissante en ce temps de crise où l'esprit d'orthodoxie cède devant le pragmatisme et où les dissidents réhabilitent l'éthique. Loin de tout souci hagiographique, les historiens, politologues, philosophes, littéraires, journalistes et témoins réunis à Nanterre vingt-cinq ans après la mort de Camus ont rendu justice à un juste dont la lucidité, la modestie et le courage nous font défaut aujourd'hui.
Les militants, qu'ils soient de droite ou, plus volontiers, de gauche, syndicalistes ou, plus souvent, membres d'un parti, ont trouvé leur place dans le roman et au théâtre dès le début du 20e siècle, sans pour autant susciter de types. Les belles années de la littérature engagée, avant et après la Seconde Guerre mondiale, donnent l'occasion à Malraux, à Aragon et à Sartre de les exalter comme des héros de l'histoire. Au même moment, ces auteurs, parmi d'autres, décapent l'illusion lyrique et voient en eux des instruments au service de machines bureaucratiques. Après le temps des doutes et celui de la nostalgie est maintenant venue l'heure d'un premier bilan.
Cet ensemble se propose de revenir sur le théâtre des années noires, aujourd'hui mal connu, à partir de cas précis : créations et réceptions de pièces alors jugées importantes, débats dans l'institution. La scène française s'est située dans la zone grise, elle n'a ni résisté ni collaboré, mais, paradoxe, commence alors l'âge d or qui va se prolonger jusqu aux années 1960.
Sous l'Ancien Régime, les finances du roi de France étaient nimbées de secret jusqu'au jour où le célèbre Necker décida de publier le montant estimé des recettes et surtout des dépenses de la monarchie. Le public découvrit alors le montant faramineux des pensions que Louis XVI payait à une grande partie de la noblesse. À la Révolution, l'Assemblée nationale décida d'enquêter puis révéla la manière dont les fonds publics tirés de la contrainte fiscale avaient pu servir à subventionner des courtisans. C'est à la fois l'histoire de cette enquête mais aussi celle de l'objet enquêté que ce livre propose de faire découvrir au lecteur. En décrivant pour la première fois, grâce à des archives inédites, les usages de cette pratique sociale qui liait le roi à la noblesse, l'auteur jette un regard nouveau sur les ressorts de la crise finale de l'Ancien Régime et retrace la genèse du premier système de retraite de la fonction publique d?État.4e de couverture : Sous l'Ancien Régime, les finances du roi de France étaient nimbées de secret jusqu'au jour où le célèbre Necker décida de publier le montant estimé des recettes et surtout des dépenses de la monarchie. Le public découvrit alors le montant faramineux des pensions que Louis XVI payait à une grande partie de la noblesse. À la Révolution, l'Assemblée nationale décida d'enquêter puis révéla la manière dont les fonds publics tirés de la contrainte fiscale avaient pu servir à subventionner des courtisans. C'est à la fois l'histoire de cette enquête mais aussi celle de l'objet enquêté que ce livre propose de faire découvrir au lecteur. En décrivant pour la première fois, grâce à des archives inédites, les usages de cette pratique sociale qui liait le roi à la noblesse, l'auteur jette un regard nouveau sur les ressorts de la crise finale de l'Ancien Régime et retrace la genèse du premier système de retraite de la fonction publique d?État.Notes Biographiques : Benoît Carré est chercheur en histoire moderne, spécialiste de l'Ancien Régime et de la Révolution. Il est docteur de l'Université de Lille depuis 2018. Distribuer l'argent du roi au XVIIIe siècle est son premier livre.