Camus et la politique. Actes du colloque de Nanterre, 5-7 juin 1985
GUERIN JEAN-YVES
L'HARMATTAN
29,50 €
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EAN :9782858026777
De son adhésion au Parti communiste à son projet de trêve civile en Algérie en passant par la Résistance, Combat et le soutien à Mendès-France, Camus n'a cessé d'affronter les grands problèmes du siècle, le totalitarisme, le colonialisme, la décolonisation, le terrorisme et le racisme. Il a fait porter sa réflexion vigilante sur le fascisme et le stalinisme, les droits de l'homme, le socialisme, l'action syndicale, la guerre. Mais il ne propose ni système ni programme ; artiste, journaliste, intellectuel, il énonce des valeurs, des exigences qui sont celles de la démocratie et interpelle les forces politiques, et tout d'abord la gauche, sa "famille". Ses interventions et ses écrits politiques, jadis à contre-courant, prennent une actualité saisissante en ce temps de crise où l'esprit d'orthodoxie cède devant le pragmatisme et où les dissidents réhabilitent l'éthique. Loin de tout souci hagiographique, les historiens, politologues, philosophes, littéraires, journalistes et témoins réunis à Nanterre vingt-cinq ans après la mort de Camus ont rendu justice à un juste dont la lucidité, la modestie et le courage nous font défaut aujourd'hui.
Nombre de pages
295
Date de parution
03/05/2000
Poids
544g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782858026777
Titre
Camus et la politique. Actes du colloque de Nanterre, 5-7 juin 1985
ISBN
2858026777
Auteur
GUERIN JEAN-YVES
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
544
Date de parution
20000503
Nombre de pages
295,00 €
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Les militants, qu'ils soient de droite ou, plus volontiers, de gauche, syndicalistes ou, plus souvent, membres d'un parti, ont trouvé leur place dans le roman et au théâtre dès le début du 20e siècle, sans pour autant susciter de types. Les belles années de la littérature engagée, avant et après la Seconde Guerre mondiale, donnent l'occasion à Malraux, à Aragon et à Sartre de les exalter comme des héros de l'histoire. Au même moment, ces auteurs, parmi d'autres, décapent l'illusion lyrique et voient en eux des instruments au service de machines bureaucratiques. Après le temps des doutes et celui de la nostalgie est maintenant venue l'heure d'un premier bilan.
Cet ensemble se propose de revenir sur le théâtre des années noires, aujourd'hui mal connu, à partir de cas précis : créations et réceptions de pièces alors jugées importantes, débats dans l'institution. La scène française s'est située dans la zone grise, elle n'a ni résisté ni collaboré, mais, paradoxe, commence alors l'âge d or qui va se prolonger jusqu aux années 1960.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
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