
Descartes. Bien conduire sa raison
Guenancia Pierre
GALLIMARD
16,20 €
Épuisé
EAN :
9782070533701
L'esprit cartésien " n'a pas très bonne image aujourd'hui. Il est souvent synonyme d'un rationalisme autoritaire et réducteur. Or, le cartésiansisme, philosphie de la clarté et de la distinction, est inséparable de la recherche, par la métode du doute, de l'idée qui convient à chaque réalité. Philosophie de la liberté, rien n'y a plus de prix que le bon usage par chacun de sa faculté de penser, le fameux cogito dont Descartes a montré, pour la première fois avec une telle évidence, qu'il constitue l'essence même de l'homme. Pierre Guenancia explique ici comment Descartes, à mi-chemin de Montaigne et de Pascal, a ouvert la voie de la philosophie moderne.
Plus d'informations
| EAN | 9782070533701 |
|---|---|
| Titre | Descartes. Bien conduire sa raison |
| Auteur | Guenancia Pierre |
| Editeur | GALLIMARD |
| Largeur | 126 |
| Poids | 210 |
| Date de parution | 19960913 |
| Nombre de pages | 128,00 € |
Découvrez également
Les grands noms de l'Histoire
Mythologie
Arts et musique
Histoire de Belgique
dans
Cap sur le passé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapidité Commandé avant 16h livré demain
Économique et pratique Livraison dès 3,90 €
Facile et sans frais Retrait gratuit en magasin
Du même auteur
-

Descartes et l'ordre politique. Critique cartésienne des fondements de la politique
Guenancia PierreRésumé : À l'effondrement des régimes communistes a succédé le pullulement des nationalismes ethniques et religieux. Des uns aux autres les discours et les symboles ont changé, mais pas l'idée que les hommes, c'est-à-dire des individus, sont d'abord les membres d'un tout (État, parti, nation, ethnie, peuple, communauté religieuse). À ce défi idéologique, il n'est qu'une seule réponse à opposer : un individu n'appartient à personne. Les déterminations qu'il reçoit de l'extérieur (sa race, sa nation, sa religion), pour importantes qu'elles soient, ne tracent pas un cadre dans lequel il doit nécessairement s'inscrire. À tous revient la liberté primordiale de s'inclure dans une communauté ou dans un tout, ou de s'en séparer. C'est le grand enseignement de la critique de l'ordre politique à laquelle se livra Descartes. Critique en apparence paradoxale : si Descartes n'a écrit aucun traité de politique, c'est dans les textes touchant à la morale que se trouvent les deux principaux points d'appui pour résister au politique. C'est d'abord la critique des faux dévots, bigots et superstitieux, qui " sous ombre qu'ils vont souvent à l?église, qu'ils récitent forces prières, qu'ils portent les cheveux courts, qu'ils jeûnent, qu'ils donnent l'aumône, pensent être entièrement parfaits, et s'imaginent qu'ils sont si grands amis de Dieu qu'ils ne sauraient rien faire qui lui déplaise, et que tout ce que leur dicte leur passion est un bon zèle, bien qu'elle leur dicte quelquefois les plus grands crimes qui puissent être commis par des hommes, comme de trahir des villes, de tuer des princes, d'exterminer des peuples entiers, pour cela seul qu'ils ne suivent pas leurs opinions ". De ces lignes, plus actuelles que jamais, qui font du mélange de la politique et de la religion l'essence de la terreur, il résulte que toute conception du monde qui repose sur, ou qui implique une division entre deux catégories d'hommes (fidèles/infidèles ; amis/ennemis ; citoyens/étrangers) est génératrice de violence et de guerre. Les crimes les plus odieux et les plus fréquents dans l'histoire sont inspirés, commandés, justifiés par la politique. C'est ensuite l'idée qu'un individu peut, quelquefois, valoir plus que le collectif et que c'est à lui de le déterminer : " Et il faut toujours préférer les intérêts du tout, dont on est partie, à ceux de sa personne en particulier ; toutefois avec mesure et discrétion, car on aurait tort de s'exposer à un grand mal, pour procurer seulement un petit bien à ses parents ou à son pays ; et si un homme vaut plus, lui seul, que tout le reste de sa ville, il n'aurait pas raison de se vouloir perdre pour la sauver ". Ces deux points sur lesquels on peut édifier une politique cartésienne ne sont pas séparables : la politique, trop liée à la contingence, aux individus, aux époques, ne peut être une science et aucune de ses propositions ne peut être appliquée invariablement ? la sagesse et la raison consistant à savoir juger selon les cas. C'est le jugement de chacun et non la règle, la consigne, le commandement, qui remplit l'office de la raison dans le domaine des choses humaines, des actions et des événements. Cette restitution de la pensée cartésienne, confrontée à celles de Pascal, de Hobbes, de Spinoza ou de Rousseau, ne vise pas à construire une théorie politique là où il n'y en a pas, mais à dégager la sortie de la logique qui fait de l'individu un simple élément du corps politique. Cela pourrait s'appeler l'actualité de Descartes.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER15,00 € -

Lire Descartes
Guenancia PierrePourquoi lire Descartes ? Parce qu'il n'est pas sûr que les usages scolaires et isolés du Discours de la méthode n'aient pas contribué à une incompréhension de cette philosophie : trop souvent la limpidité de sa langue occulte la complexité de sa pensée. Comment lire Descartes ? En reprenant son mouvement - comme le fait Pierre Guenancia dans la première partie de cet ouvrage -, en réorganisant la lecture de l'oeuvre à partir de ce qui en est la causalité première, l'impulsion et le moteur : l'idée de liberté. D'elle, tout part ; à elle, tout aboutit : la méthode, la physique, le modèle des corps-machines, la métaphysique, dont les principaux "objets" sont l'âme et Dieu, la morale. Lire Descartes, d'autres générations de philosophes l'ont entrepris, posant à l'oeuvre des questions qui ont fini entre autres par constituer le cartésianisme - c'est l'objet de la deuxième partie de ce livre : sur les rapports entre le mécanisme et la finalité, le concept d'institution de la nature, le problème de la technique, la critique de l'histoire, l'absence d'une politique cartésienne, la vérité, la représentation des passions. En cela, l'oeuvre de Descartes, pratique méthodique du questionnement et non pas système clos sur lui-même, demeure ouverte aux interprétations qui toujours la relancent.ÉPUISÉVOIR PRODUIT14,50 € -

L'INTELLIGENCE DU SENSIBLE. Essai sur le dualisme cartésien
Guenancia PierreRésumé : Pour quelles raisons aimons-nous une personne plutôt qu'une autre ? Pourquoi l'esprit, sitôt uni au corps, éprouve-t-il d'abord de la joie, puis toutes les "passions de l'âme" ? Pourquoi cette joie sensible peut-elle être par la suite une joie intellectuelle ? Quelle est la part du sensible et de l'intellectuel dans les passions de l'âme, dans les perceptions de l'esprit ? Ou bien encore, pourquoi, lorsqu'un morceau de cire, approché du feu, change de forme, disons-nous que c'est bien la même cire qui a changé d'aspect ? Pourquoi, lorsque nous voyons un triangle dessiné sur du papier, c'est au "véritable triangle" que nous pensons et non à la figure que nous avons sous les yeux ? Ces questions, classiquement propres à la philosophie, sont aujourd'hui reformulées à leur manière par les biologistes ou les cognitivistes - les philosophes de l'esprit. Or, elles ne peuvent trouver de réponse que si, préalablement, la scène philosophique et scientifique n'est plus hantée par le spectre du dualisme cartésien. L'expression, devenue courante, désigne l'opposition du corps et de l'esprit. La philosophie véritable et si concrète de Descartes montre, au contraire, que l'homme fait distinctement et indissociablement l'expérience de la pensée et de son existence corporelle. Pierre Guenancia dégage, de la lecture de Descartes, une conception de l'esprit comme puissance de comprendre et aussi de vouloir, à contre-courant des théories qui voudraient réduire l'esprit au cerveau ou l'identifier à un ordinateur. A la différence, en effet, du corps, composé de parties elles-mêmes décomposables en de plus petites, l'esprit humain se manifeste tout entier et uniquement dans le fait de penser. Et nul autre que celui qui pense ne peut l'expérimenter : l'esprit est partout où il y a conscience d'agir, de voir, de sentir. Pour reprendre une formule de Descartes, c'est l'âme qui sent et non le corps.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER23,20 € -

La voie des idées, de Descartes à Hume
Guenancia PierreRésumé : Lorsque Descartes fait de la connaissance de l'esprit humain la principale tâche de la philosophie, il lui applique l'idée moderne de la science comme connaissance certaine et évidente. Durant les 150 ans qui suivront, aucun penseur ne reniera cette étincelle cartésienne. Dans son sillage mais aussi contre elle, dans le ciel de la philosophie apparaît une constellation de penseurs de premier ordre : Pascal, Hobbes, Spinoza, Malebranche, Leibniz, Locke, Berkeley, Hume. La recherche philosophique accompagnant la "révolution scientifique" commencée avec Galilée s'engage alors dans "la voie des idées". C'est donc sur cette voie que Pierre Guenancia nous entraîne, soulignant toujours dans les différences et les oppositions entre les philosophes la perspective épistémologique qui leur est commune : l'analyse de la connaissance doit précéder la connaissance des choses de l'univers, car ce n'est qu'à partir de nos idées que nous pouvons connaître les choses.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER16,00 €
Du même éditeur
-

Haute-Folie
Wauters AntoineJe crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.EN STOCKCOMMANDER19,00 €
De la même catégorie
-

Rome Antique pop-up
Hawcock David ; Levy-Gastaud BaptisteVoyage dans le temps et découvre comment vivaient les anciens Romains il y a des milliers d'années. 8 spectaculaires pop-up pour découvrir la magie de la Rome antique en 3D : tu pourras défier des bêtes féroces avec les gladiateurs au Colisée, assister aux courses de biges, combattre avec les centurions et te promener à l'intérieur du Forum. Tu te sentiras comme un véritable empereur !EN STOCKCOMMANDER14,90 € -

Le vrai/faux de l'Egypte antique
Marshall AmandineDécouvrez tout ce que vous ignoriez sur l'Egypte des Pharaons ! Mariages entre frères et soeurs, chat sacré, réincarnation, armoires à momie, extensions de cheveux, enfants-soldats, sexe égaré de Toutânkhamon, sacrifices humains, criminels momifiés vivants, mort de Cléopâtre, explosion de momies, esclavage, Fantasia et Les Dix Commandements inspirés de l'Egypte antique... Entre idées reçues, thématiques méconnues et anecdotes étonnantes, l'égyptologue Amandine Marshall démêle le vrai du faux à travers 50 thématiques illustrées avec humour par Domas d'après les idées de Christophe Cazenove.EN STOCKCOMMANDER14,95 € -

Les super mystères de l'histoire en BD
Le Petit-Corps Thomas ; Wennagel Bruno ; PierpaoliTu as toujours adoré les histoires mystérieuses et un peu effrayantes, où certains faits réels se transforment vite en légendes ? Mais as-tu déjà entendu parler du monstre du loch Ness, de la bête du Gévaudan, de l'homme au masque de fer, ou de la malédiction de Toutânkhamon ? Mène l'enquête pour résoudre ces énigmes !EN STOCKCOMMANDER12,90 € -

Jules César
Wennagel BrunoL'ambitieux général romain Jules César rêve de conquérir la Gaule tout entière ! Ce qu'il parvient à faire en soumettant le chef des Gaulois, Vercingétorix. Il marche ensuite sur Rome et renverse le pouvoir en place. Mais devenir puissant et populaire, c'est aussi faire des envieux ! Dans l'ombre, ses ennemis complotent...EN STOCKCOMMANDER5,00 €



