Algérie, 1954. Alors qu'elle joue avec sa toupie, la petite Sheherazed surprend une conversation entre ses parents : la guerre se prépare. Ce jour-là, plusieurs traîtres ont été égorgés. Imprégnée par la peur, la fillette ne sait pas encore qu'elle s'apprête à vivre un des conflits les plus sanglants de sa génération. Elle n'avait que quatre ans. En déroulant le fil de ses souvenirs, Sheherazed Grine nous livre un témoignage historique, témoin des atrocités commises à Jijel, au nord de l'Algérie. Des prémices de la Guerre d'Algérie à son indépendance en 1962, elle relate son vécu, fait du pire comme du meilleur : la joie indicible de la libération, l'horreur du conflit, les oranges juteuses de la si belle région jijélienne et ses grandes forêts de chênes-lièges. Par le prisme de l'écriture, elle exhume ses traumatismes et exorcise ses mauvais souvenirs, à la façon d'une véritable thérapie mais surtout d'un devoir de mémoire. Car elle n'est pas la seule enfant à avoir connu la laideur de la guerre, et que la transmission est indispensable pour les générations futures.
Date de parution
10/02/2017
Poids
158g
Largeur
133mm
Plus d'informations
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EAN
9782754735506
Titre
Mémoire en éveil
Auteur
Grine Sheherazed
Editeur
DU PANTHEON
Largeur
133
Poids
158
Date de parution
20170210
Disponibilité
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Alexandre Grine (1880-1932) fut un écrivain russe au profil insolite. Il commence à écrire dans la mouvance du Gorki des Vagabonds et de son naturalisme noir. Par la suite, son ?uvre prend un tournant décisif en direction d'un exotisme maritime et lointain, enchâssé dans une onomastique baroque des lieux et des personnages totalement imaginaire qui, tout en lui assurant une notoriété croissante, incline à lui donner un statut consistant mais mineur d'écrivain "pour la jeunesse", dans la lignée d'un Stevenson de L'île mystérieuse ou d'un Edgar Poe de Gordon Pym. Aujourd'hui, c'est un écrivain d'une puissante modernité que l'on découvre en lui.
Ce recueil nous invite à découvrir le monde fantastique de la littérature russe. A travers cinq nouvelles glaçantes, nous serons témoins des événements surnaturels auxquels affrontent les personnages : sorcelleries, fantômes, anciennes légendes, univers parallèles... Auront-ils assez de courage pour surmonter leur effroi quand la frontière entre le réel et l'illusion s'effacera ...
Petrograd 1924. La population est exsangue, la ville livrée à la misère. Dans cette atmosphère apocalyptique, erre un personnage, le reflet de l'auteur. Dans le labyrinthe de la Banque centrale abandonnée où il a trouvé refuge, vestige d'une bureaucratie absurde envahie de livres de comptes et de factures diverses, une mystérieuse assemblée veut sa mort. Quelle est cette caste qui, au milieu de la misère, peut s'offrir du vin et des mets délicats ? Qui sont ces rats, dévorés par les passions les plus viles, qui vivent sur le dos du peuple agonisant ? Et le sage vieillard, l'Attrapeur de rats, saura-t-il préserver l'humanité de la peste, ou d'une affection plus pernicieuse encore ? Une allégorie cauchemardesque de l'utopie totalitaire.
A la lueur du clair de l'une, et parfois celle d'une autre, Raymond Augé déploie ses poèmes avec minutie et élégance, entretenant savamment l'ambiguïté de ses tranches de vie. En choisissant la forme délicate du sonnet, il appose la rigueur de l'exercice sur des blessures anciennes ou contemporaines, et travaille l'âme humaine par un usage méticuleux de la langue. En questionnant le monde, c'est lui-même qu'il interroge. Premier destinataire de ses interrogations, il sonde notre société et ses maux qu'il convoque en face-à-face. Divertissant, résolument singulier, voilà un recueil écrit avec le coeur, l'esprit et l'instinct.
« Ce n'est pas parce que l'on a un pied dans la tombe qu'on doit se laisser marcher sur l'autre ». Ainsi s'ouvre ce roman ; le ton est donné : pugnace. Un groupe d'amis ayant tous allégrement dépassé l'âge pivot réunissent leurs forces et leurs envies pour échapper au consumérisme et au tout-jetable, ce dernier incluant les personnes dites d'âge mûr. Leurs enfants puis le gouvernement en place ne faisant pas cas de leurs revendications, niant leur existence, ils créent un parti politique symbole de leur capacité à vivre ensemble, de façon autonome. La guerre des générations est une réalité, alors autant prendre le taureau par les cornes... Fiction ancrée dans une réalité ô combien actuelle, « La race des seniors » scande que la vie est belle à tout âge.
Entre anecdotes du quotidien et pensées douces-amères, la narratrice évoque sa vie de femme, handicapée, privée d'amour et de chaleur humaine, mais pas de sens critique ! Elle qui se range du côté des exclus, de ceux qui ne sont pas dans la norme, ose relever la tête et s'exprimer. Elle écrit en résistante, porteuse des valeurs de la justice humaine.