L'oeil et l'intelligible. Essai sur le sens philosophique de la forme en peinture Tome 1
Gress Thibaut
KIME
22,00 €
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EAN :9782841747153
L'oeil et l'intelligible se propose de penser les conditions de possibilité d'une philosophie de l'art à partir d'un examen précis et rigoureux de la production artistique picturale de la Renaissance italienne. Cherchant d'abord à définir une méthode, nous étudions en détail les présupposés de l'iconologie afin d'établir ce qui nous en semble être les limites. Puis, forts de cette analyse, nous en déduisons la nécessité d'une philosophie de l'art qui, loin de se contenter d'une analyse érudite de l'icône, cherche à extraire la signification de l'oeuvre à partir de son apparence formelle. Si les pensées de Platon, Hume et Kant nous semblent échouer à proposer pareille démarche, les leçons de Hegel consacrées à l'Esthétique nous offrent un schéma analytique opérant, grâce auquel l'espace, le dessin et le coloris fournissent le lieu même à partir duquel peut surgir le sens. C'est ainsi que les oeuvres de Fra Angelico, Botticelli, Léonard de Vinci et Michel-Ange constituent le matériau artistique grâce auquel nous mettons à l'épreuve la pertinence du triptyque espace-dessin-coloris, tel qu'il fut élaboré par Hegel. En outre, ce sont les pensées philosophiques consacrées au lieu, à la lumière ou encore à la couleur que nous convoquons - tant chez Thomas d'Aquin que chez Marsile Ficin, chez Albert le Grand que chez Plotin, chez Aristote que chez Nicolas de Cues - afin de proposer un sens philosophique des oeuvres picturales que ne nous semblent paradoxalement pas pouvoir délivrer les théories de l'art que proposent ces derniers. En d'autres termes, nous cherchons moins la signification des peintures étudiées dans les éventuelles théories normatives de l'art que dans l'élaboration conceptuelle et philosophique de l'espace, de la lumière et des couleurs qui constituent les éléments formels d'une peinture figurative. Chercher le sens philosophique des oeuvres à même leur apparence formelle et non dans une théorie de l'image ni dans une théorie artistique, tel est donc le projet essentiel de cet ouvrage.
Nombre de pages
226
Date de parution
15/09/2015
Poids
295g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782841747153
Titre
L'oeil et l'intelligible. Essai sur le sens philosophique de la forme en peinture Tome 1
Auteur
Gress Thibaut
Editeur
KIME
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145
Poids
295
Date de parution
20150915
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226,00 €
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Thibaut Gress est ancien élève de l'École normale supérieure et docteur en philosophie. Professeur de philosophie au lycée, il dirige le site Actu-Philosophia qu'il a créé. Il est l'auteur de Apprendre à philosopher avec Descartes (Ellipses) et de Descartes et la précarité du monde (CNRS Éditions).
Errata Destiné aux étudiants du Supérieur, cet ouvrage a pour but de présenter l'essentiel des termes dans lesquels s'exprime Descartes. Lexique où chaque terme est abordé par ordre alphabétique.
Qu'est ce que l'"esprit cartésien"? Ni scepticisme universel, ni positivisme froid, mais bien inlassable recherche de la vérité qui ne saurait être menée à bien sans l'aide de Dieu qui conditionne jusqu'à la découverte de ma propre existence. Cette introduction a pour ambition de mener le lecteur à philosopher en suivant l'exemple cartésien: ainsi, apprendre à philosopher avec Descartes, ce n'est pas uniquement découvrir une doctrine philosophique complexe, mais aussi chercher à reproduire un geste philosophique subtil ou, plus précisément, chercher à découvrir une attitude et une garantie: l'attitude philosophique par excellence est celle du doute. Mais celui-ci, première étape de la recherche de la vérité, ne constitue en aucun cas son terme ultime; contre le scepticisme, Descartes cherchera inlassablement à garantir la possibilité de la vérité, et cette garantie lui sera donnée par Dieu.
L'ouvrage sur lequel nous allons passer un certain temps n'est pas banal : il s'agit des Méditations de philosophie première de Descartes, initialement parues en latin en 1641, et traduites en français par le duc de Luynes en 1647. Cet ouvrage n'est pas banal d'abord par l'ambition qui est la sienne : ne se référant à personne, ne présupposant aucune connaissance, il se présente comme l'odyssée d'un esprit singulier à la portée néanmoins universelle. Là où la Critique de la raison pure de Kant, la Phénoménologie de l'esprit de Hegel ou même l'Ethique de Spinoza supposeront à la fois des connaissances précises, des références philosophiques réelles ou des connaissances géométriques spécifiques, les Méditations ne réclament du lecteur qu'une attention soutenue. Il ne s'agit donc pas pour Descartes de proposer de nouvelles connaissances pour remplacer les anciennes, ni même de résoudre des problèmes philosophiques classiques, mais il lui suffit de présenter ce qui, à ses yeux, constitue des certitudes, non pas au sens où l'on posséderait un savoir positif, mais bien plutôt au sens où, en dépit de cet incroyable effondrement permanent du sens que constitue le monde où nous évoluons, demeurent des vérités dont l'esprit peut se saisir. Un cours complet, parfaite alliance de la clarté directe de l'oral et de la rigueur de l'écrit, pour découvrir et mieux comprendre les Méditations Métaphysiques de Descartes, une des oeuvres majeures de l'histoire de la philosophie.
Il y a exactement deux siècles, en 1821, Charles Nodier inventait l'appellation "genre frénétique" pour désigner la face sombre du romantisme, sa part d'horreur et d'excès, et il fustigeait l'immoralité du genre tout en reconnaissant les séductions sulfureuses que celui-ci exerce sur le lecteur. Alors que la critique du XXe siècle, des surréalistes à Annie Le Brun et Jean-Luc Steinmetz, a retourné la condamnation moralisatrice du XIXe siècle en faisant l'éloge de la portée subversive de ces oeuvres qui structurent leurs intrigues autour du conflit entre le bien et le mal, il est temps d'adopter une approche dépassionnée des morales du romantisme noir. Si les oeuvres noires, comme on le leur a parfois reproché, se caractérisent par leur manichéisme, celui-ci peut prendre des formes variées. Les romans valorisant la vertu et l'innocence de l'héroïne s'opposent ainsi aux récits sadiens faisant goûter au lecteur les délices vertigineuses de la cruauté. Dès l'époque romantique se multiplient les oeuvres ambivalentes, qui, infusant l'ironie dans le modèle du roman noir, rendent plus incertaine la frontière entre bien et mal. Quelles sont les valeurs défendues dans ces fictions ? Les variations morales dessinent-elles une évolution historique ? Sont-elles corrélées à des tendances esthétiques particulières ? Les études réunies ici proposent quelques réponses à ces questions, à travers l'analyse de l'axiologie du romantisme noir de Ducray-Duminil à Gaston Leroux, en passant par Nodier, George Sand, Balzac ou Pétrus Borel.
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Si la plus importante figure philosophique du vingtième siècle était une femme, ce serait Simone Weil (1909-1943), comme on commence à le discerner aujourd'hui. En parcourant les lieux par où elle est passée, ce livre tente de reconstituer le chemin intellectuel et spirituel de Simone Weil. A chaque lieu, qui constitue un moment mental, est attaché un questionnement majeur de son oeuvre, si bien qu'à la fin la pensée de la philosophe apparaît dans sa globalité : c'est d'abord une philosophie de l'esprit où le miracle de la pensée tient dans le mystère des inspirations qui nous traversent. Mais Simone Weil ne peut suivre le fil de ses pensées que si elle se confronte à l'actualité de son époque, de 1929 à 1943, et qu'à travers les milieux sociaux très différents où elle sème le trouble (du syndicalisme à la France libre de Londres, en passant par le monde des usines, la guerre d'Espagne, l'exode de Juifs français) et les rencontres qu'elle fait. C'est une pensée à la fois très intérieure (mystique même) et complètement ouverte aux problèmes économiques, sociaux et politiques d'une tranche d'Histoire que ces pages essaient de reconstruire à partir de la géographie concrète que sa vie dessine. Cependant, l'ouvrage refuse d'enfermer Simone Weil en son temps et prend le risque d'actualiser sa pensée en interrogeant ce que sont devenus les campagnes, les villes et les pays qu'elle a traversés, jusqu'à faire un état des lieux de la France d'aujourd'hui. Une lecture des lieux à partir de sa pensée ; une lecture de sa pensée à travers les lieux.