LE GALLICANISME DE SORBONNE. CHRONIQUES DE LA FACULTE DE THEOLOGIE DE PARIS (1657-1688).
GRES-GAYER JACQUES M
CHAMPION
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EAN :9782745307170
Le Gallicanisme de Sorbonne, c'est la conception de l'Eglise qu'a la Faculté de Théologie de Paris. En réalité, depuis le début du XVIIe siècle deux perspectives y cohabitent, l'ancien conciliarisme réactivé par le Syndic E. Richer et le romanisme défendu par son opposant le Dr Duval. Loin de stériliser la réflexion, ce débat interne a fait de la Faculté un microcosme du catholicisme post-tridentin à la recherche d'une stabilisation ecclésiologique que le concile n'a pu réaliser. La condamnation du jansénisme oblige à de sérieuses interrogations : Qui est le juge des controverses, pape ou concile ? Quelle est l'autorité de la décision pontificale, est-elle infaillible ? Quel est alors le rôle des évêques, celui de l'Eglise en général ? Dans la faculté, docteurs et étudiants, s'efforcent de répondre, chacun propose son interprétation. Certaines sont rejetées, d'autres sont acceptées, formant ainsi une position propre au corps des théologiens. Conception abstraite, mais aussi très fortement liée au renouveau qui marque la France, mettant en évidence le ministère des évêques et des prêtres, mais aussi la formation et l'information des laïcs, sans oublier, naturellement, la magistère des théologiens.
Date de parution
01/01/2002
Poids
845g
Largeur
150mm
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EAN
9782745307170
Titre
LE GALLICANISME DE SORBONNE. CHRONIQUES DE LA FACULTE DE THEOLOGIE DE PARIS (1657-1688).
ISBN
2745307177
Auteur
GRES-GAYER JACQUES M
Editeur
CHAMPION
Largeur
150
Poids
845
Date de parution
20020101
Disponibilité
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Les Mémoires de Beaubrun, c'est leur intérêt principal, représentent un assemblage exceptionnel de sources concernant l'Affaire Arnauld en Sorbonne et ses suites. La première partie (pp. 41-584), sur le déroulement en Sorbonne de la censure d'Arnauld, est certainement la plus neuve et la plus utile, dans la mesure où elle synthétise les avis de chacun des docteurs qui y ont participé. Beaubrun a su tirer partie d'une documentation riche et variée, qu'il expose de manière certes partisane, mais non point tendancieuse. Son travail s'efforce aussi de résumer les principaux ouvrages écrits sur ces matières difficiles, des deux Lettres d'Arnauld à la dernière Justification en sa faveur. Cette approche classique s'avère exacte et commode ; elle confère au dossier présenté un caractère de référence pratique et même indispensable. La seconde partie (pp. 585-968), qui dévelope les prolongements de la condamnation, aborde des domaines que la recherche contemporaine a bien approfondis : la publication des Lettres Provinciales, l'Assemblée du Clergé de France, l'affaire du Cardinal de Retz. Les Mémoires de Beaubrun ont déjà été mises à contribution sur ces sujets mais, par le choix d'informations et de détails qu'il offre, l'ensemble présente une perspective précieuse pour suivre et comprendre les développements d'une période particulièrement dense. En ce sens, elles constituent aussi une référence incontournable.
Au sens propre, le Jansnisme est une hrsie dlimite par cinq propositions concernant le salut directement associes un livre, Augustinus (1640), de Cornelius Jansenius. Dlimitation et association furent le rsultat d'un processus lent et complexe dont les motivations autant que le sens restent d'interprtation dlicate. C'est ce qu'a bien mis en vidence la recherche rcente en examinant les facteurs multiples qui ont contribu l'apparition du mouvement jansniste et suscit sa condamnation. Au centre de cette question, un point important n'a pas t vraiment clairci, celui de la naissance de ces Cinq Propositions. On crit gnralement qu'elles furent tires de l'Augustinus et prsentes par le Syndic, N. Cornet la Facult de thologie de Paris, le 1er juillet 1649 . Les choses ne furent pas aussi simples... Comme son titre l'indique, la prsente tude cherche examiner comment le Jansnisme naquit dans la Facult de thologie de Paris ou du moins y trouva son essence. Suivant la mthodologie labore dans Pouvoir et thologie en Sorbonne, elle s'attache reconstituer les activits de ce corps de thologiens durant une priode particulirement dense de son histoire. En observant le comportement des 350 docteurs qui s'y trouvrent concerns, en analysant leur discours, elle entreprend de distinguer les principaux courants au sein de la Facult. Sur les oppositions idologiques prsentes de longue date entre gallicans et romains se superposent des oppositions nouvelles, sur le plan de la mthode thologique comme sur celui de la doctrine. cet gard la Censure d'A. Arnauld, que les Mmoires de l'abb de Beaubrun permettent de reconstituer en dtail, est le moment fort de ce grand dbat, trs rvlateur de ses enjeux profonds. Enjeux thologiques, certes, qui menacent l'intgrit de la tradition de la Facult, compliqus par des pressions politiques, mais surtout questions d'autorit qui remettent en cause le magistre des docteurs.
Un événement historique surprenant, fruit d'une convergence rare de circonstances politiques, d'intérêts particuliers et de personnages hors du commun, préfiguration des dialogues oecuméniques à venir, sans doute... Mais surtout, dans la rencontre de deux Eglises séparées, la présence d'une grande nostalgie : l'Unité de tous les chrétiens. Les quelques 150 pièces de ce dossier témoignent du sérieux des participants. Elles révèlent la vigueur et la richesse du modèle gallican du catholicisme, elles en soulignent aussi les faiblesses. Malgré la minceur des résultats obtenus, le Projet d'Union manifeste bien les enjeux et les contraintes de toute entreprise de restauration de l'unité visible du christianisme.
La démocratie contemporaine, aux yeux des peuples et des cultures d'aujourd'hui, souffre d'une crise de crédibilité. Pour qui croit encore aux principes et idéaux de la démocratie, la compréhension de cette crise est une urgence intellectuelle et pratique de notre temps. L'essai présenté ici est un effort soutenu dans ce sens. Or comprendre cette crise, c'est d'abord comprendre les fondements des principes et des valeurs qui font de la "thèse démocratique" une thèse défendable, sur le registre de la raison critique, mais aussi, et surtout, de l'expérience. Et l'expérience, précisément, nous fournit-elle une image cohérente du fonctionnement démocratique réel de nos sociétés ? Dans la sphère économique, les rapports de pouvoir sont-ils aussi démocratiques que dans la sphère politique ? D'où la question centrale : la démocratie peut-elle être fondée universellement, à tous les niveaux de l'organisation sociale ...