En Sorbonne, autour des "Provinciales". Éd. critique des "Mémoires de l'abbé de Beaubrun", 1655-1656
Grès-Gayer Jacques
KLINCKSIECK
139,00 €
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EAN :9782252029589
Les Mémoires de Beaubrun, c'est leur intérêt principal, représentent un assemblage exceptionnel de sources concernant l'Affaire Arnauld en Sorbonne et ses suites. La première partie (pp. 41-584), sur le déroulement en Sorbonne de la censure d'Arnauld, est certainement la plus neuve et la plus utile, dans la mesure où elle synthétise les avis de chacun des docteurs qui y ont participé. Beaubrun a su tirer partie d'une documentation riche et variée, qu'il expose de manière certes partisane, mais non point tendancieuse. Son travail s'efforce aussi de résumer les principaux ouvrages écrits sur ces matières difficiles, des deux Lettres d'Arnauld à la dernière Justification en sa faveur. Cette approche classique s'avère exacte et commode ; elle confère au dossier présenté un caractère de référence pratique et même indispensable. La seconde partie (pp. 585-968), qui dévelope les prolongements de la condamnation, aborde des domaines que la recherche contemporaine a bien approfondis : la publication des Lettres Provinciales, l'Assemblée du Clergé de France, l'affaire du Cardinal de Retz. Les Mémoires de Beaubrun ont déjà été mises à contribution sur ces sujets mais, par le choix d'informations et de détails qu'il offre, l'ensemble présente une perspective précieuse pour suivre et comprendre les développements d'une période particulièrement dense. En ce sens, elles constituent aussi une référence incontournable.
Nombre de pages
1120
Date de parution
01/03/1997
Poids
1 832g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782252029589
Titre
En Sorbonne, autour des "Provinciales". Éd. critique des "Mémoires de l'abbé de Beaubrun", 1655-1656
Auteur
Grès-Gayer Jacques
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
160
Poids
1832
Date de parution
19970301
Nombre de pages
1 120,00 €
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Au sens propre, le Jansnisme est une hrsie dlimite par cinq propositions concernant le salut directement associes un livre, Augustinus (1640), de Cornelius Jansenius. Dlimitation et association furent le rsultat d'un processus lent et complexe dont les motivations autant que le sens restent d'interprtation dlicate. C'est ce qu'a bien mis en vidence la recherche rcente en examinant les facteurs multiples qui ont contribu l'apparition du mouvement jansniste et suscit sa condamnation. Au centre de cette question, un point important n'a pas t vraiment clairci, celui de la naissance de ces Cinq Propositions. On crit gnralement qu'elles furent tires de l'Augustinus et prsentes par le Syndic, N. Cornet la Facult de thologie de Paris, le 1er juillet 1649 . Les choses ne furent pas aussi simples... Comme son titre l'indique, la prsente tude cherche examiner comment le Jansnisme naquit dans la Facult de thologie de Paris ou du moins y trouva son essence. Suivant la mthodologie labore dans Pouvoir et thologie en Sorbonne, elle s'attache reconstituer les activits de ce corps de thologiens durant une priode particulirement dense de son histoire. En observant le comportement des 350 docteurs qui s'y trouvrent concerns, en analysant leur discours, elle entreprend de distinguer les principaux courants au sein de la Facult. Sur les oppositions idologiques prsentes de longue date entre gallicans et romains se superposent des oppositions nouvelles, sur le plan de la mthode thologique comme sur celui de la doctrine. cet gard la Censure d'A. Arnauld, que les Mmoires de l'abb de Beaubrun permettent de reconstituer en dtail, est le moment fort de ce grand dbat, trs rvlateur de ses enjeux profonds. Enjeux thologiques, certes, qui menacent l'intgrit de la tradition de la Facult, compliqus par des pressions politiques, mais surtout questions d'autorit qui remettent en cause le magistre des docteurs.
Un événement historique surprenant, fruit d'une convergence rare de circonstances politiques, d'intérêts particuliers et de personnages hors du commun, préfiguration des dialogues oecuméniques à venir, sans doute... Mais surtout, dans la rencontre de deux Eglises séparées, la présence d'une grande nostalgie : l'Unité de tous les chrétiens. Les quelques 150 pièces de ce dossier témoignent du sérieux des participants. Elles révèlent la vigueur et la richesse du modèle gallican du catholicisme, elles en soulignent aussi les faiblesses. Malgré la minceur des résultats obtenus, le Projet d'Union manifeste bien les enjeux et les contraintes de toute entreprise de restauration de l'unité visible du christianisme.
Le Gallicanisme de Sorbonne, c'est la conception de l'Eglise qu'a la Faculté de Théologie de Paris. En réalité, depuis le début du XVIIe siècle deux perspectives y cohabitent, l'ancien conciliarisme réactivé par le Syndic E. Richer et le romanisme défendu par son opposant le Dr Duval. Loin de stériliser la réflexion, ce débat interne a fait de la Faculté un microcosme du catholicisme post-tridentin à la recherche d'une stabilisation ecclésiologique que le concile n'a pu réaliser. La condamnation du jansénisme oblige à de sérieuses interrogations : Qui est le juge des controverses, pape ou concile ? Quelle est l'autorité de la décision pontificale, est-elle infaillible ? Quel est alors le rôle des évêques, celui de l'Eglise en général ? Dans la faculté, docteurs et étudiants, s'efforcent de répondre, chacun propose son interprétation. Certaines sont rejetées, d'autres sont acceptées, formant ainsi une position propre au corps des théologiens. Conception abstraite, mais aussi très fortement liée au renouveau qui marque la France, mettant en évidence le ministère des évêques et des prêtres, mais aussi la formation et l'information des laïcs, sans oublier, naturellement, la magistère des théologiens.
La démocratie contemporaine, aux yeux des peuples et des cultures d'aujourd'hui, souffre d'une crise de crédibilité. Pour qui croit encore aux principes et idéaux de la démocratie, la compréhension de cette crise est une urgence intellectuelle et pratique de notre temps. L'essai présenté ici est un effort soutenu dans ce sens. Or comprendre cette crise, c'est d'abord comprendre les fondements des principes et des valeurs qui font de la "thèse démocratique" une thèse défendable, sur le registre de la raison critique, mais aussi, et surtout, de l'expérience. Et l'expérience, précisément, nous fournit-elle une image cohérente du fonctionnement démocratique réel de nos sociétés ? Dans la sphère économique, les rapports de pouvoir sont-ils aussi démocratiques que dans la sphère politique ? D'où la question centrale : la démocratie peut-elle être fondée universellement, à tous les niveaux de l'organisation sociale ...
Cet agenda est une invitation à observer, apprendre, et contempler, qui vous accompagnera lors d'une promenade en forêt, d'une flânerie en ville, d'une halte au jardin ou d'une veillée sous les étoiles. Il se déploie comme un carnet de notes aussi précis que poétique, où détailler : ? Le fil des jours, les tâches et les instants à ne pas oublier. ? Les rythmes naturels, le passage des saisons, le chant des oiseaux au matin, l'éclosion d'une fleur, le retour des migrateurs. ? Les instants de contemplation, une lumière sur l'eau, le vol d'un insecte, le silence après la pluie.
Caché derrière ses peupliers d'où émergent son haut toit et ses deux tours carrées, le " château vosgien " est, en 1789, à peu près ce qu'il était en 1600 ou à la fin du Moyen Age : un corps de logis solide et discret, se démarquant à peine du reste des maisons rurales et un peu plus du clocher de l'église ou du prieuré, vrai centre du village. Le châtelain de 1789 y vit-il différemment de celui du XVIIe siècle, voire du Moyen Age ? Ce livre pénètre dans l'univers et le décor familiers des futurs émigrés dont les aïeuls vécurent sur place les drames de la Guerre de Trente Ans. A travers lettres, mémoires et inventaires, une page d'histoire peu connue est retracée ici. Son auteur, professeur agrégé d'Histoire, responsable de l'Association Saône lorraine et délégué des Vieilles Maisons Françaises pour les Vosges, la fixe souvent comme un instantané, un " pris sur le vif ", une incursion dans l'intimité des vieilles familles et des récents anoblis. Beaucoup de ces demeures et de ces familles ont aujourd'hui disparu, et l'on démolit encore des châteaux, comme à Gironcourt-sur-Vraine, au nom du " progrès " et du " réalisme ". Ces pages de vie quotidienne et d'attitude face à l'adversité sont aussi pour l'auteur l'occasion de montrer au grand public et aux divers responsables qu'autant qu'un château fort, ces " Grandes Maisons " sont dignes de conservation et de respect.