Méthodes et statut des sciences à la fin du Moyen Age
Grellard Christophe
PU SEPTENTRION
20,00 €
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EAN :9782859398392
A l'aune de l'histoire des sciences, le statut de la philosophie naturelle du moyen âge ne laisse pas de dérouter. Entre les sciences gréco-arabes et la révolution scientifique de l'âge moderne, l'impression d'une période stérile qui, engoncée dans des certitudes dogmatiques d'un autre âge, ne pouvait qu'échouer à produire un résultat scientifique, prédomine. Afin de contrebalancer ce portrait et, dans la lignée de travaux récents, ce collectif cherche, en examinant quelques travaux philosophiques et scientifiques de la fin du moyen âge, à mettre en évidence comment le contexte institutionnel et social du bas-moyen âge a permis que se mettent en place certaines des conditions d'émergence de la révolution scientifique du XVIIe siècle. L'idée principale était que les réflexions méthodologiques jouent un rôle fondamental dans l'évolution des différentes conceptions du statut des sciences au point que l'évolution des pratiques scientifiques semblent tributaires, dans une large mesure, de ces changements théoriques. Trois lignes principales de recherche apparaissent à travers ces études. La première concerne le gain d'autonomie progressif de chaque science particulière qui constitue peu à peu son propre champ d'enquête de façon autonome, tant au niveau des outils qu'au niveau des méthodes. La deuxième tient précisément à l'évolution, voire à la réforme, des outils de connaissance. Liée à l'autonomie des sciences, et à une forme de laïcisation du savoir, apparaît le besoin de chercher des outils méthodologiques qui soient conceptuellement neutres. Enfin, dans cette perspective, une place particulière a été faite au statut des mathématiques, à la fois comme science autonome, et comme outils pour la philosophie naturelle. Ce sont ces différentes lignes d'enquête qu'ont exemplifiées les études, réunies ici, en s'appuyant sur des analyses de cas précis.
Nombre de pages
236
Date de parution
18/11/2004
Poids
435g
Largeur
161mm
Plus d'informations
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EAN
9782859398392
Titre
Méthodes et statut des sciences à la fin du Moyen Age
Auteur
Grellard Christophe
Editeur
PU SEPTENTRION
Largeur
161
Poids
435
Date de parution
20041118
Nombre de pages
236,00 €
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Entre le xiie siècle et le xvie siècle, les théologiens médiévaux, en discutant de la possibilité d'excuser l'erreur en matière de foi, ont posé les conditions intellectuelles pour penser la tolérance religieuse. Leurs débats, largement méconnus, voire ignorés des philosophes, permettent de comprendre comment, dans le cadre d'une religion exclusiviste - le christianisme médiéval -, qui refuse tout salut en dehors de l'Eglise et sans adhésion à une vérité dont l'institution ecclésiale est la seule garante, il est tout de même envisageable de reconnaître, voire d'autoriser, la déviance religieuse. Or, c'est précisément quand le lien entre vérité et salut est suspendu que la tolérance religieuse et la liberté de conscience deviennent théoriquement pensables. Les débats autour de l'excuse du péché, en particulier du péché d'infidélité, étudiés dans cet ouvrage mettent au jour les concepts d'ignorance invincible et de conscience erronée, utilisés par les théologiens pour rendre compte du problème de l'hétérodoxie.
Qu'appelle-t-on croyance ? Tout le monde croit-il ? Ce qu'on identifie ici ou là comme des "croyances" relève-t-il d'un genre commun ou au contraire de types différents de pratiques et d'idées ? Au moins deux options sont en présence, qui motivent la composition de ce numéro de Socio-anthropologie. Soit on estime qu'il y a partout de la croyance et qu'il y en a toujours eu ; alors la croyance apparaît comme un invariant transhistorique. Soit, au contraire, la variabilité s'impose, et va jusqu'à l'incommensurabilité. Défendre une telle hypothèse, ce n'est pas seulement dire que tous les individus et tous les collectifs ne croient pas aux mêmes "choses" (les dieux ne sont pas partout les mêmes), mais que la façon de se rapporter auxdites choses peut varier du tout au tout, selon des modes d'une telle diversité qu'on peine à identifier un seul et même "fait social" et qu'on hésite finalement à parler de "la" croyance. La question demeure cependant ouverte de savoir si, donnés comme incommensurables, les genres d'existence et les manières de penser peuvent devenir l'objet d'un "comparatisme expérimental" qui ne renonce pas à construire les termes rendant le rapprochement sensé.
Guillaume d'Ockham (1285-1347) est l'un des principaux promoteurs du nominalisme, i. e. la doctrine qui soutient que seuls existent les individus et qui applique le "rasoir d'Ockham" afin de supprimer toutes les entités ontologiques superflues, comme les abstractions et les universaux. La présentation des termes clés de la logique, de la philosophie de la connaissance et de la nature, de Guillaume d'Ockham manifeste à quel point il a effectivement mis en oeuvre un programme nominaliste de réduction ontologique, appliqué à la théologie et à la philosophie naturelle. Philosophe et théologien marqué par sa formation en logique, Ockham fut aussi engagé dans les querelles politiques de son temps. Dans ses écrits polémiques, on retrouve la virtuosité argumentative qui le caractérise, mais au-delà on découvre une philosophie politique (ou écclésio-politique), dont on trouvera ici les principaux termes clés. Le présent ouvrage permet de saisir, dans la diversité des champs philosophiques que Guillaume d'Ockham aborde, l'unité du programme de réduction ontologique. Son objectif est de faciliter la lecture des textes et non de s'y substituer. Outre les nombreuses citations, les références précises invitent le lecteur à se reporter aux textes pour préciser le sens d'un terme technique. Les renvois à la fin de chacun des articles offrent un parcours dans une oeuvre qui reste l'un des sommets du nominalisme et de la philosophie.
Sous l'Ancien Régime, les finances du roi de France étaient nimbées de secret jusqu'au jour où le célèbre Necker décida de publier le montant estimé des recettes et surtout des dépenses de la monarchie. Le public découvrit alors le montant faramineux des pensions que Louis XVI payait à une grande partie de la noblesse. À la Révolution, l'Assemblée nationale décida d'enquêter puis révéla la manière dont les fonds publics tirés de la contrainte fiscale avaient pu servir à subventionner des courtisans. C'est à la fois l'histoire de cette enquête mais aussi celle de l'objet enquêté que ce livre propose de faire découvrir au lecteur. En décrivant pour la première fois, grâce à des archives inédites, les usages de cette pratique sociale qui liait le roi à la noblesse, l'auteur jette un regard nouveau sur les ressorts de la crise finale de l'Ancien Régime et retrace la genèse du premier système de retraite de la fonction publique d?État.4e de couverture : Sous l'Ancien Régime, les finances du roi de France étaient nimbées de secret jusqu'au jour où le célèbre Necker décida de publier le montant estimé des recettes et surtout des dépenses de la monarchie. Le public découvrit alors le montant faramineux des pensions que Louis XVI payait à une grande partie de la noblesse. À la Révolution, l'Assemblée nationale décida d'enquêter puis révéla la manière dont les fonds publics tirés de la contrainte fiscale avaient pu servir à subventionner des courtisans. C'est à la fois l'histoire de cette enquête mais aussi celle de l'objet enquêté que ce livre propose de faire découvrir au lecteur. En décrivant pour la première fois, grâce à des archives inédites, les usages de cette pratique sociale qui liait le roi à la noblesse, l'auteur jette un regard nouveau sur les ressorts de la crise finale de l'Ancien Régime et retrace la genèse du premier système de retraite de la fonction publique d?État.Notes Biographiques : Benoît Carré est chercheur en histoire moderne, spécialiste de l'Ancien Régime et de la Révolution. Il est docteur de l'Université de Lille depuis 2018. Distribuer l'argent du roi au XVIIIe siècle est son premier livre.