Jean de Salisbury et la renaissance médiévale du scepticisme
Grellard Christophe
BELLES LETTRES
37,00 €
Sur commande en 4-6 jours
EAN :9782251381220
Le Moyen Age est souvent perçu comme une époque dogmatique, soumise à l'autorité, étranger par nature à toute forme de doute, et par là de scepticisme. Le présent ouvrage cherche à repenser la question de la tradition sceptique, bien documentée à la fois pour l'antiquité et l'âge classique, mais beaucoup moins pour le Moyen Age. Il y a eu, pourtant, tout au long du Moyen Age une réflexion sur le problème sceptique entendu comme défi lancé à la capacité qu'a l'homme de connaître avec certitude la réalité. En s'attachant plus spécifiquement à la figure de Jean de Salisbury (1120-1180) acteur important de ce qui fut parfois qualifié de Renaissance du XIIe siècle, et qui s'est explicitement présenté comme un partisan des Académiciens, le présent ouvrage, à travers une étude de cas, cherche à comprendre ce que signifie être sceptique au Moyen Age. Il s'agit de faire ressortir comment l'héritage patristique (Lactance, S Augustin) couplé à un ensemble de traditions philosophiques antiques permet de mettre en place une philosophie originale, fondée sur la nécessaire modestie de toute démarche scientifique. Cette démarche cherche à identifier précisément la place qui revient à la foi et à la raison dans la recherche de la vérité, et s'accompagne d'une certaine pratique stylistique qui met le lecteur en position de chercher par lui-même, sans a priori théorique. Enfin, elle est solidaire d'une éthique non normative et fondée sur la multiplication des points de vue. Jean de Salisbury apparaît ainsi comme le chaînon manquant qui permet de mieux appréhender une tradition humaniste et sceptique qui va de Cicéron à Pétrarque et Montaigne.
Nombre de pages
335
Date de parution
11/10/2013
Poids
450g
Largeur
150mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782251381220
Titre
Jean de Salisbury et la renaissance médiévale du scepticisme
Auteur
Grellard Christophe
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
150
Poids
450
Date de parution
20131011
Nombre de pages
335,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
A l'aune de l'histoire des sciences, le statut de la philosophie naturelle du moyen âge ne laisse pas de dérouter. Entre les sciences gréco-arabes et la révolution scientifique de l'âge moderne, l'impression d'une période stérile qui, engoncée dans des certitudes dogmatiques d'un autre âge, ne pouvait qu'échouer à produire un résultat scientifique, prédomine. Afin de contrebalancer ce portrait et, dans la lignée de travaux récents, ce collectif cherche, en examinant quelques travaux philosophiques et scientifiques de la fin du moyen âge, à mettre en évidence comment le contexte institutionnel et social du bas-moyen âge a permis que se mettent en place certaines des conditions d'émergence de la révolution scientifique du XVIIe siècle. L'idée principale était que les réflexions méthodologiques jouent un rôle fondamental dans l'évolution des différentes conceptions du statut des sciences au point que l'évolution des pratiques scientifiques semblent tributaires, dans une large mesure, de ces changements théoriques. Trois lignes principales de recherche apparaissent à travers ces études. La première concerne le gain d'autonomie progressif de chaque science particulière qui constitue peu à peu son propre champ d'enquête de façon autonome, tant au niveau des outils qu'au niveau des méthodes. La deuxième tient précisément à l'évolution, voire à la réforme, des outils de connaissance. Liée à l'autonomie des sciences, et à une forme de laïcisation du savoir, apparaît le besoin de chercher des outils méthodologiques qui soient conceptuellement neutres. Enfin, dans cette perspective, une place particulière a été faite au statut des mathématiques, à la fois comme science autonome, et comme outils pour la philosophie naturelle. Ce sont ces différentes lignes d'enquête qu'ont exemplifiées les études, réunies ici, en s'appuyant sur des analyses de cas précis.
Entre le xiie siècle et le xvie siècle, les théologiens médiévaux, en discutant de la possibilité d’excuser l’erreur en matière de foi, ont posé les conditions intellectuelles pour penser la tolérance religieuse. Leurs débats, largement méconnus, voire ignorés des philosophes, permettent de comprendre comment, dans le cadre d’une religion exclusiviste – le christianisme médiéval –, qui refuse tout salut en dehors de l’Église et sans adhésion à une vérité dont l’institution ecclésiale est la seule garante, il est tout de même envisageable de reconnaître, voire d’autoriser, la déviance religieuse. Or, c’est précisément quand le lien entre vérité et salut est suspendu que la tolérance religieuse et la liberté de conscience deviennent théoriquement pensables. Les débats autour de l’excuse du péché, en particulier du péché d’infidélité, étudiés dans cet ouvrage mettent au jour les concepts d’ignorance invincible et de conscience erronée, utilisés par les théologiens pour rendre compte du problème de l'hétérodoxie.
Guillaume d'Ockham (1285-1347) est l'un des principaux promoteurs du nominalisme, i. e. la doctrine qui soutient que seuls existent les individus et qui applique le "rasoir d'Ockham" afin de supprimer toutes les entités ontologiques superflues, comme les abstractions et les universaux. La présentation des termes clés de la logique, de la philosophie de la connaissance et de la nature, de Guillaume d'Ockham manifeste à quel point il a effectivement mis en oeuvre un programme nominaliste de réduction ontologique, appliqué à la théologie et à la philosophie naturelle. Philosophe et théologien marqué par sa formation en logique, Ockham fut aussi engagé dans les querelles politiques de son temps. Dans ses écrits polémiques, on retrouve la virtuosité argumentative qui le caractérise, mais au-delà on découvre une philosophie politique (ou écclésio-politique), dont on trouvera ici les principaux termes clés. Le présent ouvrage permet de saisir, dans la diversité des champs philosophiques que Guillaume d'Ockham aborde, l'unité du programme de réduction ontologique. Son objectif est de faciliter la lecture des textes et non de s'y substituer. Outre les nombreuses citations, les références précises invitent le lecteur à se reporter aux textes pour préciser le sens d'un terme technique. Les renvois à la fin de chacun des articles offrent un parcours dans une oeuvre qui reste l'un des sommets du nominalisme et de la philosophie.
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.
Comnène Anne ; Frankopan Peter ; Leib Bernard ; Ki
Non, je n'écris pas cela par complaisance pour mon père. Je l'affirme, toutes les fois que je vois mon père se tromper, et je m'attache à la vérité. XIV, 7, 3
Revue de presse Ouvrage remarquable par sa clarté et son esprit de synthèse. Amplement documenté, précis et son propos est élevé. --Le Figaro LittéraireCes six cents pages, denses mais vivantes, surprenantes parfois, qui poussent à la réflexion et où chacun aiguisera cette qualité dont les anciens se méfiaient souvent : la curiositas. --Le Figaro HistoireAu terme de quinze ans de travail, Michel de Jaeghere publie le fruit de sa réflexion dans un grand livre. --Le Figaro Magazine